You are currently browsing the category archive for the ‘Primal living’ category.

kobe_670_121713

Si vous suivez, comme moi, la NBA, peut-être n’êtes-vous pas passés à côté d’une information peu habituelle : en octobre de cette année, les deux Big Men des Los Angeles Lakers, Robert Sacre et Chris Kaman, achetaient une vache ! Pas une Ferrari, pas une villa sur les auteurs de Los Angeles. Une vache. Et plus particulièrement une “grass-fed cow“, c’est-à-dire une vache élevée en pâturage ou, autrement dit, qui n’a pas été nourrie aux céréales (source : ESPN

Pas étonnant lorsqu’on sait que le “Strength & Conditioning Coach” des Lakers est surnommé “Grass-Fed Tim” ! Tim DiFrancesco est effectivement responsable, avec Gary Vitti, préparateur physique des Lakers, de cette transformation des habitudes alimentaires au sein de la franchise californienne.

La nutrition est un élément primordial de la performance, et la performance peut vraiment augmenter, grâce à l’alimentation seulement“, explique DiFrancesco (Source : Nba.com)

Dans le passé, Tim DiFrancesco avait compté sur les suppléments pour compenser la mauvaise qualité des aliments vendus en grande surface mais il n’était pas satisfait avec ça… “Ils disent tous qu’ils proposent la formule miracle mais ils sont souvent beaucoup trop chargés en sucre !

L’alimentation des Lakers se base donc sur de la “vraie” nourriture, des aliments naturels et bio, plutôt que sur des compléments.

130712grassfed_chart670

Mais comment DiFrancesco et Vitti ont-ils pu modifier l’alimentation de joueurs déjà expérimentés, comme Kobe Bryant ? Réponse : par une approche éducative ! Leur objectif était de rendre les joueurs conscients que la nutrition pouvait affecter leurs performances et que c’était prouvé scientifiquement…

Concrètement, il a été proposé aux joueurs une classification des aliments en trois couleurs : vert (pour les meilleurs aliments), jaune (pour ceux dont il faut se méfier), rouge (pour ceux à éviter).

ALIMENTS “VERTS” : légumes verts, boeuf grass-fed, oeufs et produits laitiers non pasteurisés de bêtes nourries en pâturages.

DiFrancesco explique que les Lakers veulent que leurs athlètes consomment du “bon gras”, que leur corps est prévu pour brûler comme énergie. Le petit-déjeuner de Kobe Bryant ? Du bacon !

Contrairement à ce que les gens peuvent penser, nous voulons en fait que nos joueurs mangent autant de beurre et de bacon issus de viandes élevées en pâturage. Est-ce que ça va faire monter en flèche leur cholestérol ? Non, regardez ce qu’en dit la science. Le type de gras dans le beurre, les produits laitiers et les viandes peut faire diminuer le mauvais cholestérol et augmenter le bon cholestérol” (Source : Nba.com)

ALIMENTS “JAUNES” : pâtes, pain, pommes de terre, bagels, céréales et des fruits plus gros que des pommes. L’idée est que le sucre des fruits peut être mauvais : cela crée un pic d’énergie, mas qui sera immédiatement suivi par une chute d’énergie. “Le sucre est l’aliment le moins efficace que nous pouvons manger“, affirme DiFrancesco ! On est loin des théories sur l’alimentation des sportifs qu’on nous sert encore ici en Europe ! Il va même plus loin : “les gens doivent commencer à penser au sucre comme à un poison mortel. C’est une substance “additctive” qui fait des ravages dans notre corps et qui, en plus, est une source d’énergie tout à fait inefficiente“. Gary Vitti confirme : “nous avons renversé la pyramide alimentaire !”  (Source : latimes.com)

“ALIMENTS ROUGES” : Chips, frites, soda, bonbons, boissons énergisantes, céréales sucrées…

DiFrancesco est convaincu que le gras est la meilleure source d’énergie pour notre corps, tant que l’on reste sur de bonnes sources de gras. Et l’avantage du gras est que notre corps est très bien conçu pour savoir quand il en a assez consommé, contrairement aux glucides… Mais la nourriture est bien plus qu’une source d’énergie, c’est une véritable médecine, selon DiFrancesco !

1005992_178160205695302_1582561789_nOn parle d’une soupe, servie aux joueurs, qui nourrit vraiment bien les ligaments, articulations et tendons, à base de bouillon de poule. Du vrai bouillon, avec des os et des cartilages bouillis, libérant tout un ensemble de nutriments qui viennent nourrir les articulations, en particulier en période de revalidation comme l’a été Kobe Bryant. Ce dernier était d’ailleurs un des premiers joueurs convaincus de l’intérêt de cette alimentation, conscient qu’à son âge, il était important de bien se nourrir. Vu son rôle de leader dans l’équipe, l’adoption de cette alimentation par Kobe Bryant a fortement influencé le reste des joueurs…

Dans plusieurs interviews, Kobe a d’ailleurs explicitement attribué ses performances à son alimentation pauvre en glucides et riche en bonnes graisses. Dwight Howard a quant à lui vu ses baisses d’énergie s’estomper.

L’équipe s’est en fait adjointe les services du Dr. Cate Shanahan (“Dr. Cate“) qui vient une fois par mois expliquer aux joueurs en quoi les légumes verts peuvent diminuer les inflammations aux articulations. Cette médecin est une grande défenseuse du low-carb diet, c’est-à-dire d’une alimentation pauvre en glucides, mais avec beaucoup de bonnes graisses en contrepartie. Un régime similaire à ce que mangeaient nos ancêtres du paléolithique (Source : examiner.com)

C’est maintenant Whole Foods (la célèbre chaîne de magasins bio aux Etats-Unis) qui fournit l’équipe des Lakers en nourriture aussi bien avant et après les matchs, que durant leurs vols en avion. Après les matchs, chaque joueur a une salade verte qui l’attend dans les vestiaires, avec soit du boeuf, soit du saumon et une source de graisses.

Cette alimentation est, en général, en vigueur parmi les CrossFitteurs. Alors à quand dans les autres sports européens ?

Si vous cherchez de la “grass-fed meat” en Belgique, adressez-vous à Grasgevoerdvlees.be, fournisseur de viande issue de bêtes élevées en pâturage dans les salles CrossFit ! 

1375015_209458169232172_866242799_n

Photo 28-09-13 16 33 44

Peut-être aimeriez-vous de temps à autres vous refaire un “gros plat de pâtes” ? Pour rappel, les pâtes, même complètes, constituent beaucoup de glucides (sucre) d’un coup pour notre corps, et contiennent des anti-nutriments inflammatoires comme le gluten… Plutôt à éviter donc… Mais tout le monde – ou presque – aime les spaghettis bolognaise. 

Photo 28-09-13 16 36 53Pas de panique ! Il existe une forme de courge, dont la chair, un fois chaude, se détache en filaments qui ressemblent tout à fait à des spaghettis… Mais beaucoup moins riches en glucides et en gluten !

Et c’est très facile à faire. Au moins aussi facile que des pâtes, sauf que ça prend un peu plus de temps. Et c’est plutôt économique : une courge de taille moyenne (1,2 kg) contient assez de “spaghettis” pour 2 à 3 personnes !

Préparation : 

  • Coupez la courge en deux dans le sens de la longueur.
  • Posez les deux parties sur un plat en inox allant au four, la face coupée vers le bas, et mettez un peu d’eau tout autour…
  • Laissez cuire au four, 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que la courge soit un peu molle (ou que vous puissez enfoncer votre fourchette dedans).
  • Sortez-les du four et retournez-les pour les laisser refroidir un peu.
  • Puis, enlevez la chair avec une fourchette. Attention, ce n’est pas tant les filaments que l’on voit, au milieu, que l’on veut avoir. Ils sont plein de pépins. Mais plutôt la chair tout autour. Elle semble tout à fait compacte, mais dès que vous pointez votre fourchette dedans, vous verrez qu’elle se défait sous forme de spaghettis…

Photo 28-09-13 15 42 21

On voit sur la photo, tous les spaghettis que j’ai récoltés dans une courge de 1,2 kg !

Préparez à côté ce avec quoi vous voulez accompagner ces spaghettis. Personnellement, j’ai simplement fait cuire du haché et de la sauce tomates, que j’ai rajoutés. Et j’ai fait griller les pépins à la poêle. Ils sont riches en Magnésium, en Fer, en Zinc, en Vitamine A, en thiamine (B1) et en riboflavine (B2). On leur prête des vertus pour les infections urinaires et les troubles de la prostate…

Et tant qu’à faire, j’ai utilisé la peau de la courge évidée comme assiette ! 😉

C’est tout à fait délicieux, sain, paléo, de saison, bio, local, et non-inflammatoire !!

Bon appétit ! 😉

Photo 28-09-13 16 00 08

Photo 28-09-13 14 43 45

AfficheConfPaléoCF1815

Après avoir parlé de l’alimentation paléolithique à Reebok CrossFit Louvre, CrossFit Original Addicts et CrossFit Liège, je donnerai une conférence sur le même sujet à CrossFit 1815 (Waterloo, Belgique), le samedi 1er juin, à 19h00 !

Comme à l’habitude maintenant, ça sera suivi par un repas “paléo” (barbecue + plats paléo), afin que ça ne reste pas “que” théorique, et que chacun puisse se rendre compte que l’alimentation paléo, c’est aussi savoureux, facile et nourrissant !

De mon côté, j’essaierai de vous montrer les fondements scientifiques d’une alimentation basée sur notre évolution en tant qu’être humain. J’expliquerai les preuves que nous avons quant à l’alimentation de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs et en quoi cette alimentation était meilleure que la notre alimentation moderne.

Je présenterai les liens entre l’alimentation et quelques-unes des maladies de civilisation : diabète, maladies cardio-vasculaires, hypertension, etc., ainsi qu’avec des troubles comme les allergies par exemple…

Et je terminerai sur quelques conseils pratiques de mise en oeuvre…

Pour un avant-goût de la conférence, voici un enregistrement audio de la version que j’ai donnée à CrossFit Liège. Merci à Julien, coach CrossFit et blogueur CrossFit/Paléo (Allez voir son blog : http://www.laaari.com/) : Télécharger ici

INFOS 

Date : Samedi 1er juin 2013. 19h : Conférence. 20h30 : Repas

Lieu : CrossFit 1815. Av. des Pâquerettes, 55. 1410 Waterloo (Zoning artisanal)

Prix

  • Adhérents CrossFit 1815 : Conférence : gratuit // Conférence + Repas : 15€
  • Non-adhérents CrossFit 1815 : Conférence : 7 € // Conférence + Repas : 22 €

Inscrivez-vous sur l’événement Facebook ! 

LaMeuse1

l’article complet :

ROCOURT : CONFERENCE SUR LE REGIME “PALEO-ZONE”, INSPIRE DE L’HOMME DE CRO-MAGNON.

C.V.

La nouvelle salle de fitness « CrossFit », qui a ouvert depuis quelques semaines dans l’ancien entrepôt de E5 Mode à Rocourt, organise ce vendredi une conférence avec un coach en nutrition. Yves Patte parlera du régime « paléo-zone », mix du régime paléolithique et de la diète The Zone qui fait fureur à Hollywood ces dernières années.

« Beaucoup de gens nous demandent des conseils nutritionnels pour accompagner leur entraînement », explique Émilie Boufflette, fondatrice, avec Tanguy Hardy, de « Urban Fitness », la sociétéde qui vient d’importer le CrossFit en région liégeoise pour la première fois. « Nous avons donc invité un coach de Bruxelles pour parler du régime « paléo-zone », qui est préconisé dans le CrossFit ». L’idée est simple : comme le CrossFit prône des mouvements fonctionnels séculaires (sauter, lever, pousser), le corps doit lui aussi être nourri avec les nutriments dont il a génétiquement besoin et qui n’ont quasi pas changé depuis que l’homme est passé de quatre à deux pattes puis qu’il a inventé l’avion. Le régime paléo est donc basé sur une alimentation type ‘homme des cavernes’, soit ce qui peut être chassé, cueilli, ramassé (viande, poisson, fruits et légumes, noix). Pas de produits laitiers car Cro-Magnon n’élevait pas (encore) de vaches, ni de céréales puisqu’il ne cultivait pas de champ. Et aucun sucre blanc.

Cette méthode est associée au régime « Zone » qui, lui, définit la quantité de nutriments à ingérer : soit 40 % de glucides, 30 % de protéines et 30 % de lipides. Le but est d’atteindre le « juste milieu », un équilibre qui doit alléger notre taux de sucre dans le sang et nous préserver des maladies dites « de civilisation », comme le diabète, l’excès de cholestérol et certains cancers. Info : 0479/91.01.50.

Plus d’informations à ce sujet dans La Meuse édition Liège de ce matin, ainsi que dans nos éditions numériques, sur http://num.sudinfo.be

DU SPORT EN SOULEVANT DES PNEUS DE TRACTEURS. Un nouveau mode de fitness débarque à Liège : le CrossFit

543863_10151534010222375_686770766_n

 

Le site de CrossFit Liège : http://www.crossfitliege.com/

movnat021

“We believe that our true nature is to be strong, healthy, happy, and free. We have designed a complete natural movement physical education and fitness system that empowers zoo humans to become strong and healthy again – to experience their true nature.”

Le samedi 9 mars, CrossFit Leuven accueille sa première formation “MovNat“, la méthode de fitness la plus proche de nos mouvements naturels, créée par Erwan Le Corre. “MovNat” s’inspire de la méthode naturelle de Georges Hébert…

Je ne peux que vous conseiller cette formation, que j’ai moi-même suivie comme participant l’année passée à Londres (récit ici et photos ici), et comme invité en juin 2012, à Bruxelles.

Au programme de cette formation : 

  • Introduction aux mouvements naturels humains.
  • Les principes d’efficience des mouvements.
  • Pratique des mouvements et de leurs variations : marche, course, saut, quadrupédie, équilibre, escalade, soulevé, lancé, rattrapage, etc.
  • Construction d’entraînements MovNat en pleine nature, en ville ou en salle.
  • Combinaisons de mouvements et course d’obstacles
  • Introduction au mode de vie et à l’alimentation naturelle
  • Etc.

Le coach sera Joseph Bartz, ancien coach de Parkour, en Allemagne, que j’avais rencontré à Bruxelles…

Cette formation peut être un excellent complément à d’autres méthodes fonctionnelles comme le CrossFit, et peut s’appliquer autant pour du coaching en groupes, qu’en individuel…

Dates : 9-10 mars 2013, 9h00-17h00

Lieu : CrossFit Leuven, Aarschotsesteenweg 37. 3012 Wilsele.

Pour s’inscrire, c’est ici : http://www.eventbee.com/v/movnat/event?eid=933176373

La page facebook de l’événement : http://www.facebook.com/events/355954924512511/?ref=3

En vidéo : 

Photo 6-01-13 17 11 09

Si vous suivez de près l’évolution de CrossFit 1815, vous avez déjà probablement vu les premières photos de la salle en construction, avec ses plateformes olympiques, ses anneaux, etc. Mais ce que vous ne savez peut-être pas encore, c’est qu’à CrossFit 1815, on bénéficie également d’un parcours “Vita” ou “Santé” (comme on dit en
Belgique), à 200 m de la salle ! Voilà qui devrait également intéresser tous les Hébertistes et les adeptes de Mov-Nat

Evidemment, tout ça correspond tout à fait à l’optique défendue sur SportisEverywhere.com depuis le début. Je vous avoue qu’en tant que Head Coach à CrossFit 1815, je suis plus que 
satisfait de cet espace naturel à proximité de la salle !!! Soyez sûr qu’on en profitera à fond dans les WODs et Crossfit 1815_LOGOque si vous voulez un entraînement personnalisé en pleine nature (en Personal Training) : CrossFit 1815 est la bonne adresse !

Alors, petite visite des lieux : 

A 200 m de la salle, le parcours se situe autour d’un lac de plus ou moins 800 m de circonférence… Et il est balisé tous les 25 m, ce qui est juste PARFAIT pour faire de l’Interval Training ! Le sol est naturel et parfaitement adapté à une course en chaussures minimalistes, type Vibram Five Fingers

Photo 6-01-13 16 22 26

Et tout le long des 800 m de sentiers autour du lac : des modules en bois permettant de travailler tout un ensemble de compétences : équilibre, force, coordination, avec des mouvements de traction, de saut, de quadrupédie, etc. Et plusieurs hauts talus sur les côtés permettent de faire des sprints en montée… ce qui est juste nickel pour l’explosivité et la résistance au niveau des cuisses !

Photo 6-01-13 16 24 03

A ma connaissance, CrossFit 1815 doit être l’une des seules salles CrossFit bénéficiant d’un tel environnement naturel. Les entraînements n’en seront que plus “fonctionnels”, “naturels” et “variés” ! 


Photo 6-01-13 16 37 17

CrossFit 1815 : av. des Pâquerettes, 55. 1410 Waterloo. Belgique.

CrossFit 1815 (Waterloo) : Le groupe Facebook

Plus de photos dans cette galerie, sur Facebook… 

 

Reebok CrossFit Louvre et Cédric Annicette, du site Forme Attitude, ont participé à un des derniers reportages de France 24 (diffusé le 27 octobre 2012) sur le CrossFit et l’alimentation paléo.

Le reportage a au moins l’intérêt de montrer le lien étroit entre CrossFit et alimentation paléo. A voir donc et à partager 😉

L’alimentation “paléo” est-elle adaptée à la pratique d’un sport ? Que Robb Wolf conseille-t-il de manger lors d’une compétition CrossFit ? Qu’est-ce que les BCAA et la glutamine ? En quoi l’acidité détruit-elle les muscles ? Les produits pour sportifs servent-ils à autre chose qu’à pallier une alimentation déséquilibrée ? Et pourquoi les Inuits boivent-ils du sang de Caribou ? 

Temps de lecture : 10 minutes

Une idée communément admise dans le milieu sportif est que l’énergie nous vient du “sucre” et que l’alimentation du sportif doit donc inclure de grandes quantités de pâtes, de pain, de riz, de céréales, etc. Cette idée qui fit la fortune de toute l’industrie agro-alimentaire, à coups de boissons et de compléments sportifs, oublie pourtant qu’en matière d’alimentation sportive, le “one size fits all” n’a aucune validité, et que l’alimentation du sportif devra dépendre :

  1. du sport en question
  2. du métabolisme du sportif pratiquant ce sport
  3. des buts du sportif dans ce sport

Cette nutrition basée sur les glucides relève par ailleurs d’une vision trop simpliste du corps, ne tenant pas compte de tous les mécanismes plus complexes au niveau des micronutriments, de l’acidité du corps, et des hormones.

Comment expliquer, également, que durant des millions d’années, nous avons évolué dans un univers extrêmement physique – y compris au niveau des condition de vie (grand froid, etc.) – sans céréales (donc sans pâtes, sans pain, sans riz, etc.) ? L’approche paléolithique nous invite donc à une analyse plus détaillée de ce qui se joue dans notre corps lorsque nous pratiquons une activité physique.

Parce que si l’ère moderne a inventé le sport, elle n’a pas inventé l’activité physique. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, tout comme les membres des tribus de chasseurs-cueilleurs qui ont perduré jusqu’au 19ème et au 20ème siècle, dans certains endroits de la planète, avaient des aptitudes physiques qui surclassaient largement les nôtres, et même celles des meilleurs athlètes actuels !

Une analyse d’empreintes de pieds, datant d’il y a 20.000 ans, en Australie, montre ainsi que l’homme qui a fait ses empreintes courait à une vitesse de 37 km/h… sur une surface boueuse et à pieds nus. La même analyse en conclut que si cet homme avait couru sur une piste d’athlétisme, avec des chaussures munies de spikes, il aurait atteint une vitesse de 45 km/h : 3 km/h plus rapides qu’Usain Bolt !

On pourrait ainsi multiplier les exemples de sociétés de chasseurs-cueilleurs faisant preuve de compétences physiques supérieures aux nôtres, et cela aux quatre coins du monde. Des Tutsis capables d’égaler certains records du monde en saut en hauteur jusqu’aux Inuits canadiens ayant une capacité respiratoire impressionnante. Tout cela avec une alimentation paléolithique…

De plus en plus de sportifs ne s’y sont pas trompés et ont fait le choix d’une alimentation plus proche de notre évolution, mettant de côté les produits céréaliers et industriels. De Djokovic qui le fit à l’occasion d’un diagnostic d’intolérance au gluten, jusqu’à la fondation de Lance Armstrong (LiveStrong) qui préconise l’alimentation paléo, c’est toute une nouvelle génération de sportifs qui fait le choix de ce type d’alimentation, dans des disciplines aussi différentes que la natation, l’aviron, le ski, le football américain ou le rugby.

Alors, qu’est-ce qui fait que cette alimentation est propice à la performance physique ?

LES MACRO-NUTRIMENTS

Précisons tout de suite que l’alimentation “paléo” n’est pas “hypoglucidique”. Elle préconise simplement d’opter pour des sources de glucides à index glycémique bas, comme les légumes et la plupart des fruits. Ces aliments à IG bas augmentent lentement le taux de sucre dans le sang, ne provoquant pas de pic d’insuline. L’insuline étant une hormone de stockage, elle favorise le stockage du glucose dans les tissus adipeux. Des aliments à IG bas vont plutôt favoriser la dégradation des graisses.

Les bonnes graisses sont par fondamentales dans la nutrition d’un sportif. Une étude a fait tester, à un groupe de coureurs, trois régimes : l’un dit “normal” (au sens occidental moderne), avec 61% de glucides et 24% de lipides ; un autre dit “glucidique” avec 73% de glucides et 15% de lipides ; le dernier dit “lipidique” avec 50% de glucides et 38% de lipides, c’est-à-dire une répartition très proche de l’alimentation “paléo”. Les résultats montrent que le régime “lipidique” a amélioré leur capacité respiratoire, qu’ils étaient capables de courir 32% plus longtemps, et que leur taux d’acides gras libres (produisant une grande quantité d’ATP, molécules énergétiques privilégiées des cellules) avait augmenté.

Le “gras”, autrefois banni par les sportifs au détriment du sucre, fait donc son retour : des études récentes ont montré que la capacité à oxyder des acides gras libres, durant des efforts longs, joue un rôle plus important que ce qui était perçu auparavant (lire l’article en pdf). Et on connaît évidemment le rôle des omega-3, dont l’alimentation “paléolithique” est très riche, dans la réduction des inflammations articulaires.

Quant aux protéines, le régime paléolithique fournit non seulement une quantité, mais également une qualité, plus grande de protéines que l’alimentation moderne. Les protéines animales, en particulier, fournissent davantage de glutamine et d’acides aminés ramifiés (les fameux BCAA) : leucine, isoleucine, etc. Bien connues des sportifs, ces BCAA réduisent la perception de fatigue durant l’effort, en inhibant la production de sérotonine, qui transmet au cerveau la sensation de fatigue, et favorisent la récupération et la croissance musculaires après l’effort. La leucine, en particulier, intervient dans la synthèse des protéines au niveau musculaire.

Une alimentation riche en protéines favorise non seulement la masse musculaire, mais permet également de maintenir un taux de masse grasse faible : des sociétés de chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes en Australie, les Pygmées du Congo, les Hadza de Tanzanie, les Inuits du Canada et les Boshimans du Kalahari ont tous un taux de masse grasse très inférieur aux Occidentaux industrialisés.

Vilhjalmer Stefansson

Les Inuits, en particulier, avaient une alimentation quasi-exclusivement basée sur les produits de la pêche et de la chasse. Rien à cueillir dans les régions arctiques. Cela en faisait une alimentation basée majoritairement sur le gras, puisque 80 à 85 % de leurs calories leur venaient du gras, les 15 à 20 % restants provenant des protéines. Un anthropologue, Vilhjalmer Stefansson, ayant vécu avec les Inuits durant un an, au début du 20ème siècle, reporte même que les Inuits veillaient à ne pas manger trop de protéines, donnant les excès de viande maigre à leurs chiens, et gardant pour eux les parties les plus grasses (lire l’article en pdf).

Mais comment survivre sans sources de glucides, uniquement avec des protéines et des lipides, alors que toute personne qui arrêterait les glucides durant deux ou trois jours se sentirait manquer d’énergie ? 

Sans apports en glucose, l’organisme va synthétiser les corps cétoniques, via le foie, et les utiliser comme source d’énergie à la place du glucose. C’est pourquoi on parle de “cétose“. Le niveau très bas d’insuline, dû à un régime pauvre en glucides, va provoquer une dégradation des triglycérides, stockés dans les cellules adipeuses. Après une semaine d’adaptation, où l’énergie peut manquer, les recherches montrent que les performances (endurance, VO2max, etc.) reviennent à leur état initial : le corps s’est adapté à une alimentation pauvre en glucides. C’est la “keto-adaptation” en anglais… (lire l’article en pdf)

LES MICRO-NUTRIMENTS

Mais c’est peut-être au niveau des micro-nutriments que les bienfaits d’une alimentation paléolithque pour la performance sportive se révèlent le plus.

En comparaison avec celle des Australiens modernes, l’alimentation paléolithique est 366% plus riche en magnésium ! Cet oligo-élément augmente la puissance musculaire, réduit les risques de crampes et l’impact inflammatoire de l’exercice, et favorise le nettoyage de l’acide lactique. Des études montrent qu’une supplémentation en magnésium permet de courir à intensité maximale plus longtemps.

Il est également fondamental de regarder ce qui se joue au niveau de l’acidité. Le pH est la mesure de la quantité d’ions d’hydrogènes libres dans notre corps (H+). Beaucoup d’H+ signifie un pH bas, et donc une forte acidité. Peu d’H+ signifie un pH élevé, et donc un milieu peu acide, qu’on appelle “alcalin”.

Le potassium est un élément qui permet de réguler le pH. L’alimentation paléolithique en était 316% plus riche que la nôtre, grâce aux quantités de plantes que nos ancêtres mangeaient. Ces fruits et légumes (alcalisants) compensaient les protéines animales plutôt acidifiantes. Les molécules de citrate libérées par le potassium dans le corps sont métabolisées en bicarbonate, qui est utilisé pour ré-équilibrer tout excès d’H+.

A l’inverse des plantes, les produits laitiers, les légumineuses et les grains contiennent des niveaux importants d’acides aminés soufrés, qui génèrent un excès d’H+, rendant le corps plus acide…

Un bon pH est aussi important pour la santé que pour les performances physiques. Pour réduire les H+, le corps les attache à une autre molécule, l’ammoniac, et élimine le composé via les reins. Mais ceux-ci ont besoin de glutamine pour produire l’ammoniac.

Source : realfooduniversity.com

La glutamine est produite par le foie, à partir de la dégradation de muscles squelettiques. Donc, si le corps est trop acide, les muscles vont se dégrader et relâcher des acides aminés pour produire la glutamine permettant d’équilibrer le pH. On comprend donc que de nombreux sportifs prennent des suppléments en glutamine, mais cela signifie aussi que ça ne sert à rien s’ils ont une alimentation trop acide…

L’alcalisation améliore d’ailleurs les performances sportives. En effet, trop d’H+ inhibe d’une part le fonctionnement de deux protéines dans les fibres musculaires, l’actine et la myosine, qui participent à la contraction du muscle ; et d’autre part, l’enzyme qui participe à l’oxydation du glucose dans les muscles (et donc à la production d’énergie).

C’est pourquoi beaucoup de boissons pour sportifs (surtout en endurance) sont riches en sodium (bicarbonate ou citrate). Ca permet entre autres d’augmenter le niveau de bicarbonate dans le sang, le rendant plus à même de drainer les H+ des muscles. Mais le sodium peut également causer nausée et ballonnement. Une alimentation plus riche en fruits et légumes serait plus appropriée. Une étude montre d’ailleurs qu’à court terme déjà, une alimentation alcalisante permet d’améliorer les performances anaérobiques.

L’alimentation des Inuits était riche en sodium. Se nourrissant majoritairement de produits marins, ils rajoutaient même du sang de caribou – riche en sodium – dans leur soupe lorsqu’ils s’écartaient des côtes, pour aller chasser !

Glutamine, BCAA, boissons ré-hydratantes sucrées, beaucoup de produits alimentaires pour sportifs viennent souvent compenser une alimentation trop pauvre ou mal équilibrée. Essayez donc de revenir à une alimentation la plus naturelle possible, avant de faire appel aux produits que propose l’industrie du sport.

CONCRETEMENT, QUE MANGER ?

Avant l’activité physique :

  • Favorisez les glucides, pour maximiser les stocks de glycogène. Optez pour des fruits ou des patates douces, à index glycémique bas.
  • Prévoyez une source naturelle de protéines pour les BCAA.
  • Pensez à bien vous hydrater.

Dans les 30 minutes qui suivent :

Vous avez le choix entre deux options : des glucides… ou pas. Et ça dépendra essentiellement de vos objectifs. Selon Robb Wolf, si votre objectif est de rendre votre corps plus sensible à l’insuline (et donc perdre de la masse grasse et améliorer votre santé), il est préférable d’opter pour un Post Workout Meal “Low Carb”, pas ou peu de glucides et de préférence à index glycémique bas. Robb Wolf conseille un mélange Whey (protéines) et lait de coco…

Mais si vous êtes déjà sec (taux de masse grasse inférieur à 10% pour les hommes et 15% pour les femmes), vous pouvez vous autoriser un Post Workout Meal “High Carb”, avec des glucides à index glycémique plus élevé, vous permettant de reconstituer les stocks de glycogène… Robb Wolf propose de se servir des blocks du régime “Zone” que beaucoup de CrossFitters connaissent :

  • après un “petit WOD”, prenez l’équivalent d’un quart de vos blocks journaliers de protéines et l’équivalent d’un quart de vos blocks de glucides.
  • après un “gros WOD“, prenez également l’équivalent d’un quart de vos blocks journaliers de protéines, mais avec l’équivalent de la moitié de vos blocks de glucides !

Donc, si vous êtes sur 16 blocks par jour, votre post workout meal peut être composé de 4 blocks de protéines et de 4 à 8 blocks de glucides, selon le WOD, à rajouter à vos 16 blocks !! Cela représente plus ou moins 30 gr de protéines et entre 40 et 70 gr de glucides. C’est une dose de Progenex avec 250 ml de lait, et une banane associée éventuellement à une ou deux cuillères de miel…

Dans les heures qui suivent :

  • Continuez à manger des glucides, mais cette fois-ci, à index glycémique bas, ainsi que des acides aminés pour la réparation musculaire. Pour les acides aminés : optez pour des poissons gras, du poulet ou de la dinde.
  • Prévoyez également une source de potassium pour réguler l’acidité des tissus musculaires. Parmi les aliments riches en glucides et en potassium : raisins, patates douces, banane, ananas, kiwi, pomme, etc.

Et si vous participez aux CrossFit Games… ou même au Brussels / Lowlands Throwdown ?

Les règles restent les mêmes lorsqu’on participe à une compétition avec plusieurs WODs sur la journée, toujours selon Robb Wolf :

  • Recharge glucidique après chaque WOD (éventuellement en utilisant le système “Zone” pré-cité).
  • Prévoir des aliments qu’on digère bien, comme un shake de protéines qu’on tolère bien.
  • Et des noix et des amandes à grignoter entre les WODs.

Envie de partager sur la question ? Rejoignez-moi sur Facebook ou Twitter ! 😉

1h47 sur le semi-marathon de Bruxelles aujourd’hui ! C’est 10 minutes de mieux par rapport au dernier semi que j’ai fait à Bruxelles. Le défi que je m’étais lancé était de le faire en Vibram Five Fingers, avec le modèle Seeya, probablement le plus minimaliste des modèles Vibram…

Et c’est en fait la seule différence par rapport à la fois précédente, où je courais en chaussures de running “classiques” on va dire. Bien sûr, ce n’est pas les Five Fingers en soi qui font qu’on court plus vite, mais ça amène à travailler sa technique de course à pied, à avoir une course plus naturelle, moins choquante pour les articulations et l’ensemble du corps. Du coup, la course est plus aisée, et sans entraînement spécifique supplémentaire en endurance, on peut clairement améliorer son temps.

Mais qu’est-ce qu’une chaussure “minimaliste” ?

Une chaussure est dite “minimaliste” si l’écart d’épaisseur entre l’avant et le talon de la chaussure est inférieur à 4mm, c’est-à-dire qu’on court donc “à plat”. Les chaussures minimalistes ont également une semelle très fine et très souple, qui maximise la sensation du sol.

Mais pourquoi ? On a cru pendant longtemps que plus on rajoutait de l’amorti dans les chaussures, plus on préservait les articulations. Il n’en était rien. En fait, en rajoutant toujours plus d’amorti (avec des bulles d’air, etc.), on amenait les coureurs à poser d’abord le talon au sol.

Le pied n’est pourtant pas conçu pour frapper le sol avec le talon. Au contraire, c’est l’avant du pied qui doit toucher, en premier lieu, le sol. La voûte plantaire fait son office et amorti le choc. En architecture comme dans notre pied, une voûte est une structure qui permet de supporter une charge importante. Leonard de Vinci disait d’ailleurs “The human foot is a work of art and a masterpiece of engineering” (le pied humain est un chef-d’œuvre d’ingénierie). Résultat : en posant l’avant du pied d’abord, le stress sur les articulations est fortement réduit.

Parce qu’il est évident qu’on n’a pas attendu les années 70 et l’émergence des marques de sport, pour se mettre à courir. Durant des millions d’années, on a couru, la plupart du temps, pieds nus. Et dans certaines parties du monde, on court d’ailleurs toujours pieds nus, ou avec un amorti très réduit.

Parmi les plus connus : les Tarahumara ou “Indiens Raramuri” dans les Copper Canyons de l’état de Chihuahua, au Mexique. Ces indiens pourraient être les meilleurs coureurs du monde, vu les distances qu’ils parcourent (jusqu’à plus de 100 kilomètres !). C’est Christopher McDougall, un journaliste américain, qui fit connaître les indiens Tarahumara au monde entier, avec son best-seller “Born to Run“. Le fil conducteur du livre de McDougall raconte l’organisation d’un ultra-marathon dans la Sierra Madre, au Mexique, où vivent les Tarahumara. Ces indiens ont comme tradition de courir sur de très longues distances. Pourtant, ils courent en sandales, attachées à la cheville avec quelques lanières. C’est cette particularité qui amène McDougall à remettre en question toute l’industrie de la chaussure de course et de conclure que la course pieds nus, ou au moins avec des chaussures à l’amorti limité, produit une foulée plus naturelle, en posant la pointe du pied en premier.

Mc Dougall se base sur la célèbre étude de Daniel Lieberman, de Harvard (“Foot strike patterns and collision forces in habitually barefoot versus shod runners“, publié dans Nature), qui montrait que courir sur l’avant du pied diminuait grandement les chocs dans les articulations.

Mais à côté des indiens Tarahumara, on pourrait également citer Abede Bikila, le coureur éthiopien, qui remporta l’épreuve du marathon, aux Jeux olympiques de Rome, avec un record du monde (2 h 15 min 16 s)… et cela pieds nus !

Bikila, c’est aujourd’hui le nom d’un modèle de chaussures très minimalistes : les Vibram Five Fingers. Ce sont des espèces de gants pour les pieds, avec une place pour chaque orteil ! Ce n’est pas la seule marque “minimaliste”, mais c’est certainement celle qui se rapproche le plus de la course pieds nus.

Les “SEEYA” : une seconde peau

Et parmi les modèles de Vibram Five Fingers, le modèle “Seeya” est certainement le plus minimaliste. La semelle est majoritairement une fine membrane de caoutchouc souple, renforcée à quelques endroits par des parties plus épaisses. Mais la sensation est très proche de la course pieds nus.

J’ai toujours eu l’impression que les Seeya formaient comme une seconde peau, qu’on finit très vite par oublier. Un simple velcro les maintient bien aux pieds.

Par rapport aux autres modèles, elles sont nettement plus légères (136 gr par chaussure !) et très aérées… ce qui est très agréable et rajoute encore à l’impression de seconde peau. Ce sont vraiment d’excellentes chaussures minimalistes de route, même si j’ai déjà souvent couru avec en pleine nature.

Si vous voulez avoir l’impression de courir réellement pieds nus, mais tout en vous protégeant des petites aspérités et crasses du sol en ville, les Seeya sont le modèle qu’il vous faut !

Alors, comment courir en Vibram Five Fingers, ou autre chaussure « minimaliste » ?

  • Posez d’abord les “balls of the foot”, c’est-à-dire ces petits coussinets rembourrés juste à la base des orteils.
  • Gardez les pieds sous le corps. Pas besoin d’envoyer le pied loin devant ou d’étirer la jambe loin derrière. Cela implique de faire des pas légèrement plus petits qu’avec d’autres chaussures.
  • Gardez une course légère. Pour cela, fiez-vous au bruit, vous ne devez pas faire de bruit en courant.
  • Utilisez tous vos sens : regardez et sentez où vous posez le pied. Ce n’est pas qu’un conseil de bon sens pour ne pas se blesser. Il s’agit réellement de favoriser les relations entre la vue, le toucher et la position du corps dans l’espace. Rien que cela en soit permet déjà d’éviter de nombreuses blessures (avec des chaussures rembourrées, on court n’importe comme, sans regarder où on pose le pied… et parfois : Crac ! Ou Badaboum ! Une bordure, un égoût, etc.)
  • Ne commencez pas directement avec une course pieds nus sur 10 km. Allez-y progressivement, parce que les années à courir en chaussures avec de l’amorti ont atrophié certains de vos muscles. Vous allez également sentir la différence dans les mollets ! Commencez donc avec 1 seul kilomètre, en vous focalisant sur le technique de course. Puis 2,5 km, puis 5 km, 10 km, etc…

Un des importateurs de Vibram Five Fingers en Belgique est la société Five-On qui, en plus de vendre tous les modèles, organise des séance de découverte et d’initiation aux Vibram Five Fingers et à la course pieds nus, dans des salles de sport, lors d’événements, etc. N’hésitez surtout pas à les contacter !

Bonne course !

SportisEverywhere.com et Reebok CrossFit Brussels sont tous les deux partenaires de la marque Pure Pharma pour tout ce qui est Omega-3, Vitamine D3 et minéraux. Simplement parce que nous pensons que c’est actuellement la marque qui propose les suppléments de la meilleure qualité, tout en s’impliquant sincèrement dans le CrossFit et l’alimentation “paléo”. Ils sponsorisent effectivement des athlètes comme Annie Thorisdottir, Jason Khalipa, Mikko Salo, Carey Kepler, Julie Foucher, Ben Smith, etc.

  .

Dans le numéro 14 de la revue Néo Santé (juillet-août 2012), j’avais publié un article sur la Vitamine D3, expliquant son importance pour renforcer les dents, ainsi que pour l’assimilation de minéraux comme le Calcium, le Phosphore et le Magnésium.

Dans le numéro 15 de cette même revue (septembre 2012), je publie un article sur les poissons gras, et donc sur les Omega-3. On pourrait pratiquement résumer l’évolution de notre alimentation, depuis la période paléolithique jusqu’à notre alimentation industrielle à partir du rapport Omega-6 / Omega-3. Un bon rapport est plus ou moins de 3 Omega-6 pour 1 Omega-3… A l’heure actuelle, en France, on est dans un rapport 18 Omega-6 pour 1 Omega-3 !! Aux Etats-Unis, on est dans un rapport 40/1 !!! En cause ? Les céréales que l’on mange, les viandes et poissons nourris aux… céréales, et les graisses hydrogénées qui diminuent la quantité d’Omega-3 des huiles végétales… Les conséquences ? Résistance à l’insuline (et donc stockage de masse grasse), problèmes cardiaques, cholestérol, fatigue chronique, douleurs aux articulations, etc… (plus d’infos sur les Omega-3 dans cet article que j’ai publié en juillet 2012 sur SportisEverywhere.com)

Nouveau produit de la gamme Pure Pharma : les minéraux “M3“. Derrière ce nom, on retrouve un supplément davantage orienté “performances sportives“, composé de :

  • Deux formes de Magnésium (Magnesium Taurinate et Magnesium Gluconate), utiles pour la production d’énergie, la contraction musculaire et la minéralisation des os. Le magnésium intervient dans la métabolisation des macro-nutriments (protéines, lipides, glucides) en énergie.
  • Du Zinc : pour la synthèse des protéines au niveau musculaire, la croissance des cellules et le renforcement du système immunitaire.
  • De la Vitamine B6 : pour favoriser l’absorption du Magnésium.
  • De l’Acide malique : pour favoriser l’apport en énergie depuis l’alimentation, en particulier lorsque les cellules manquent d’oxygène, donc par exemple lors d’efforts physiques.

Si vous vous entraînez à Reebok CrossFit Brussels, vous trouverez les Omega-3, la Vitamine D3 et les Minéraux “M3” Pure Pharma, à la salle, au meilleur prix. Si vous n’avez pas la chance de vous entraînez dans cette salle, vous pouvez commander les produits Pure Pharma sur leur site internet (livraison très rapide en Belgique et en France !) en cliquant sur leur bannière, en haut à gauche sur ce site, ou en cliquant sur ce lien. Et de cette manière, vous soutenez un peu le partenariat entre SportisEverywhere.com et Pure Pharma 😉

Si vous vous êtes mis récemment à la course pieds nus ou en chaussures minimalistes, vous avez probablement remarqué à quel point ce n’était pas facile. Et vous vous êtes peut-être dit que, enfant, vous couriez pourtant souvent pieds nus dans votre jardin…

Il se fait que vous avez “perdu” cette capacité naturelle. Vous devez ré-apprendre. Il en va de même pour beaucoup de mouvements naturels : marcher à quatre pattes, sauter à la corde, faire le poirier, grimper aux arbres… Lorsqu’on ré-apprend ces mouvements à l’âge adulte, on galère un peu, alors que ça paraissait tellement facile – et naturel – lorsqu’on était enfant…

La solution : ne jamais perdre cette habitude des mouvements fonctionnels, naturels et ludiques. Laissez vos enfants pratiquer des mouvements naturels en grandissant. Ne leur dites pas, à un certain âge, qu’ils sont trop grands pour grimper aux arbres… Et ne les dés-habituez pas à courir pieds nus. Si le club de sport ou l’école ne leur permet pas de faire du sport pieds nus : achetez leur des Vibram Five Fingers ! 😉 Five-On a des pointures pour des enfants à partir de 5 ans plus ou moins… Ma fille adore !

Vibram Five Fingers cible désormais clairement le CrossFit, avec cette nouvelle publicité. 

Cette publicité est assez bien faite ! On y voit plusieurs fois quelque chose de très intéressant avec les Five Fingers : sur des mouvements où le pied reste sur le sol (Kettlebell swings / snatch, Battle rope, etc.), tout le pied travaille constamment. Si vous avez déjà fait des kettlebell swings pieds nus ou en Five Fingers, vous vous êtes déjà rendu compte que chaque orteil intervenait dans la stabilité. La sensation est unique, comparée à ce mouvement exécuté avec des chaussures traditionnelles.

On y voit aussi de la course en extérieur, dans la nature. Et sans conteste, les Five Fingers sont les meilleures chaussures actuelles pour courir en pleine nature.

SportisEverywhere.com est partenaire de Five-On, qui importe des Vibram Five Fingers en Belgique. Profitez de leurs soldes actuels. Et rejoignez-les sur Facebook !

Si vous êtes intéressé par la course à pied en chaussures minimalistes, SportisEverywhere.com organise des initiations, en partenariat avec Fve-On : infos ici

Merci à Cyril, CrossFitteur français, pour l’info concernant cette vidéo 😉

Celles et ceux qui me connaissent savent que je défends prioritairement une alimentation complète et équilibrée : notre alimentation est censée nous apporter tout ce dont nous avons besoin. Après tout, si on mange selon le modèle paléo, on mange comme nos ancêtres ont mangé durant près de 2,5 millions d’années…

Pourtant, la nourriture qu’ils consommaient n’étaient pas la même que la nôtre. Prenez le boeuf : celui que nous mangeons actuellement a probablement été nourri de céréales et de maïs, et contient donc bien plus d’Omega-6 que les bêtes sauvages que mangeaient nos ancêtres. Se nourrissant d’herbes, ces bêtes sauvages avaient une viande bien plus riche en Omega-3… Même chose pour les poissons gras, comme le saumon : ils tirent leurs Omega-3 des algues sauvages qu’ils mangent. Vous vous doutez donc bien que les poissons d’élevage en contiennent beaucoup moins.

D’où l’intérêt de supplémenter son alimentation, juste pour ré-ajuster ce que même une alimentation saine et équilibrée ne peut apporter.

C’est comme ça que j’ai testé, durant un mois, les Omega-3 et la Vitamine D3 de Pure Pharma.

LES OMEGA-3

Les Omega-3 sont au cœur de l’alimentation paléolithique, et constituent un point clé lorsqu’il s’agit d’opposer la manière de manger de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs à celle de nos sociétés occidentales, agricoles et industrielles. L’analyse de l’évolution de consommation d’Omega-3 plaide effectivement en faveur d’une alimentation sans produits céréaliers, et basée essentiellement sur des produits naturels.

Les Omega-3 sont des acides gras poly-insaturés. On ne peut pas les produire, mais on en a besoin. C’est pourquoi on parle d’acides gras “essentiels“. Parmi les principaux Omega-3, il y a l’acide alpha-linolénique (ALA), l’acide éicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA). Ces deux derniers sont généralement ceux qui composent les compléments alimentaires. Ils peuvent être synthétisés par l’organisme à partir de l’acide linolénique, mais en petite quantité seulement.

Dans notre alimentation, les Omega-3 se trouvent principalement dans les poissons gras, les graines de lin, certaines noix, les végétaux à feuilles vertes, etc. Les poissons vivant en eau froide en sont particulièrement riches : saumon, flétan, hareng, maquereau, anchois, sardines, etc.

Pour remettre tout ça dans une perspective évolutionniste, nous pourrions dire que les passages successifs du Paléolithique au Néolithique, puis à la société industrielle moderne, sont une longue diminution de notre consommation d’Omega-3, au profit des Omega-6. On considère que nos ancêtres du Paléolithique avaient une alimentation qui se situait dans un rapport Omega-6/Omega-3 entre 4/1 et 2/1. Aujourd’hui, en France, ce rapport est de 18/1 ! Aux Etats-Unis, on monte même jusqu’à 40/1 ! L’évolution fut très rapide ces dernières décennies. On estime que de 1960 à 2000, la consommation d’Omega-6 a augmenté de 250%, alors que celle d’Omega-3 a diminué de 40%…

Toutes les populations dont l’alimentation était basée sur les produits de la mer étaient également dans un bon rapport entre ces acides gras. C’est le cas des Inuits du Groenland, ou des populations vivant au Japon. Une étude sur des tribus africaines consommant beaucoup de poisson montre qu’ils ont un taux de leptines jusqu’à cinq fois moins élevé que des tribus qui n’en consomment pas (et le taux de leptine est directement proportionnel au taux de graisse du corps).

Le rapport Omega-6/Omega-3 joue un rôle dans tout un nombre de problèmes de santé. Les Omega-3 diminuent effectivement le taux de triglycérides dans le sang et la pression artérielle. Ils favorisent le “bon” cholestérol, et pourraient diminuer le “mauvais” cholestérol. Surtout, une déficience en EPA et DHA contribue à la résistance à l’insuline, et favorise les problèmes cardiaques, la dépression et la fatigue. Les Omega-3 jouent également un rôle important dans la vision, parce que le DHA est le principal acide gras des membranes photoréceptrices de la rétine. Enfin, le DHA intervient dans la mobilité des spermatozoïdes. L’EPA et le DHA sont des agents anti-inflammatoires naturels, qui jouent un rôle dans la santé du cerveau, du coeur, et dans la prévention de plusieurs cancers. Ces acides gras interviennent aussi au niveau de la peau (acné, psoriasis, etc.)

LA VITAMINE D3

Comme pour les Omega-3, il faut reconnaître aux Eskimos le fait d’avoir révélé l’importance de la Vitamine D au reste du monde.

En 1933, un couple de médecins, le Dr. Weston Price et sa femme, parcourent le Canada, pour rencontrer les peuples les plus coupés de l’industrialisation. Leur but : comparer leur dentition avec celle de peuples proches d’eux, mais qui ont opté pour un mode de vie industriel. Dr. Price ainsi comparé les détériorations des dents, comme les caries, les déformations du palais, etc.

Son intime conviction était que la santé de nos dents était un indicateur de notre santé globale. Les conclusions de son enquête sont claires : les populations Eskimos qui ont opté pour un mode de vie industriel, et sa nourriture, ont beaucoup plus de détériorations des dents que les populations qui ont gardé un mode de vie traditionnel nomade.

Mais que mangeaient-ils ? Leur alimentation se composait majoritairement des produits marins : saumon (cru et séché), œufs de saumon, phoque, morse, huile de phoque.

Mais les Eskimos chassaient également le caribou, l’orignal, des oiseaux et des gibiers. Et ils ramassaient, en été, les noix, baies et fleurs qu’ils pouvaient trouver. Cela donne une alimentation riche en Vitamine C (peau des baleines), en Vitamine D (huile de phoque, qui servait aussi pour conserver de nombreux aliments), et en Omega-3.

Ce qui est intéressant, c’est qu’ils endommageaient leurs dents avec du sable résiduel présent dans les poissons et leurs œufs, ainsi qu’en utilisant leur dent dans le tannage des cuirs. Et pourtant, aucun signe de dégradation de leurs dents. Leur alimentation permettait à celles-ci de se régénérer.

Pourquoi la vitamine D est-elle aussi utile ? En tant que vitamine liposoluble (soluble dans le gras), elle rend des minéraux comme le calcium, le phosphore et le magnésium disponibles pour notre organisme. Autrement dit, le plus important n’est pas tant de consommer de grandes quantités de calcium (avec des produits laitiers, par exemple, comme on le croit souvent), mais plutôt de faire en sorte que la calcium ingéré soit correctement absorbé par notre organisme. Et c’est le rôle des vitamines liposolubles. La vitamine D et la vitamine K2 favorisent donc la minéralisation des dents et des os.

Inversement, les phytates présents dans les céréales rendent les minéraux non absorbables par notre organisme. C’est pourquoi on parle d’ « anti-nutriment », à l’instar du gluten.

Vous pourrez bénéficier de la vitamine D par l’exposition au soleil et par la consommation de poissons gras. Mais si votre journée se passe majoritairement en intérieur, des compléments en vitamine D sont peut-être à envisager.

BILAN APRES 1 MOIS

Lorsqu’on parle d’Omega-3 ou de Vitamine D3, on parle de santé sur le long terme. Ce n’est pas en un mois que l’on voit d’énormes différences au niveau de sa dentition, de sa vue, des problèmes cardiaques, etc., surtout si, comme moi, on mange déjà du poisson gras plusieurs fois par semaine.

Néanmoins, alors que j’ai augmenté ma charge d’entraînement ces dernières semaines, je ne ressens que très peu de courbatures et ai l’impression de bien progresser. Pas d’inflammation ou de fatigue. Je reste prudent : je serais le premier à dire que ça peut être psychosomatique, mais ça vient en tout cas confirmer les études sur la question.

Et les Omega-3 de Pure Pharma présentent une bonne concentration de DHA (520 mg/3 capsules) et d’EPA (1300 mg/3 capsules), supérieure à beaucoup de ses concurrents. Un médecin, rencontré à une formation MovNat, me l’a confirmé…

Si je me permets de conseiller ici les Omega-3 et la Vitamine D3 de Pure Pharma, c’est donc d’une part que je suis tout à fait convaincu de l’intérêt de supplémenter son alimentation avec cet acide gras et cette vitamine, et d’autre part, que je suis convaincu de la qualité de cette marque 😉

POUR LE CROSSFIT ?

Quelques athlètes représentant Pure Pharma : Mikko Salo, Annie Thorisdottir, Josh Bridges, Carey Kepler, Ben Smith, Jason Khalipa, Mikko Aronpää, Blair Morrison, Tuomas Vainio, Samantha Briggs, Frederik Aegidius… Du beau monde, non ? 😉

POUR ALLER PLUS LOIN…

… sur les Omega-3 : 

… sur la Vitamine D : 

 

J’ai déjà souvent expliqué l’intérêt des chaussures minimalistes et en particulier des Vibram Five Fingers. Le site SportisEverywhere.com est d’ailleurs associé, en Belgique, avec Five-On, importateur de Five Fingers. Et j’organise avec eux des initiations à la course à pied en “minimaliste”.

Voici un vidéo qui, en 5 minutes et en français, explique tout ce qu’il faut savoir sur la course à pied en Vibram Five Fingers.

 

Voici une délicieuse recette de Pancakes paléo, à base de purée de potirons. Une recette de Caroline Cantamessa, athlète à CrossFit Brussels.

Ingrédients :

  • 4 oeufs entiers
  • 4 blancs d’oeufs
  • 1 cuillère à café de baking powder ou de bicarbonate de soude
  • 1 cup de purée de potiron (cuit à la vapeur puis réduit en purée au mixer ou à l’aide d’un presse-purée)
  • 75 gr de poudre d’amandes
  • 1/2 cup de lait de coco
  • sel marin et poivre. Ou pour une version “sucrée”: cannelle/muscade/vanille

Recette :

Mixer tous les ingrédients et cuire les pancakes dans une poêle bien chaude et un peu d’huile d’olive ou d’huile de coco.
On peut en faire beaucoup, les conserver au frigo plusieurs jours et les réchauffer dans une poêle.

Personnellement, j’ai mangé ces paleo pancakes avec des brocolis et de la viande (poulet et quelques boulettes de boeuf qui me restaient), en post workout-meal, après le WOD 12.1 des CrossFit Games Open 2012 !

Partenaires

 
 

 
 

Twitter Updates

Rejoignez-nous sur :