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Les compétitions CrossFit s’enchaînent les unes après les autres, pour le moment. Cela contribue certainement à l’élévation générale du niveau dans le CrossFit, mais cela donne surtout à chacun l’occasion de progresser individuellement. 

Je m’explique. Peut-être que vous vous dites que faire des compétitions CrossFit ne fait pas partie de vos objectifs, que vous faites du CrossFit pour le fun, pour améliorer votre condition physique, pour perdre un peu de poids, pour vous défouler après le boulot, etc.

En fait, les compétitions ne sont pas un objectif “en soi” dans le CrossFit, ou alors pour une infime minorité. Sur les milliers de CrossFitteurs qu’il y a en Europe, seuls 3 athlètes peuvent prétendre aller aux CrossFit Games aux Etats-Unis. Si l’on regarde les phases finales de compétitions (les “Throwdows”), on voit plus ou moins toujours 20 ou 30 athlètes qui constituent le top niveau, et peuvent prétendre avoir des objectifs en terme de compétition. 20 ou 30 sur des milliers en Europe. Et aucun n’est un athlète CrossFit pro. Ils sont coaches, owners de box ou tout autre chose.

Tout ça pour dire que dans l’immense majorité des cas, les compétitions ne sont pas des objectifs en soi, mais un MOYEN, qui fait partie de l’entraînement. Dans le CrossFit, les compétitions font partie de l’entraînement. 

Si l’on s’accorde sur la définition qui dit que dans le CrossFit, nous faisons “des mouvements fonctionnels, constamment variés, à relativement haute intensité“, et que nous faisons cela dans le but d’être plus “Fit”, c’est-à-dire en meilleure condition physique, et en meilleure santé, alors on peut concevoir que chaque compétition est un moyen, dans l’entraînement, pour améliorer ses mouvements fonctionnels, pour augmenter la variation des exercices, et pour maximiser son intensité.

Très concrètement, une compétition, c’est sortir de sa zone de confort, c’est l’occasion d’essayer de maîtriser les exercices qu’on maîtrise moins bien, et ces progrès se traduiront en gain de force, ou d’agilité, ou de puissance, etc. C’est aussi l’occasion de devoir faire des exercices que vous n’avez jamais faits, donc d’amener de la variation dans l’entraînement. Enfin, quoi qu’on en dise, qu’on soit un compétiteur-né ou pas, on met toujours un peu plus d’intensité lorsqu’il y a un enjeu, quel qu’il soit.

Le retour à l’entraînement après une compétition est toujours un moment de reprise en main, de re-motivation, où on se dit : “je vais davantage me consacrer sur ceci ou sur cela”. La compétition est vraiment juste un élément de l’entraînement et par-là, du chemin vers des objectifs plus larges, comme la reprise en main de son corps, de sa condition physique, de sa santé.

TBTD2014_introC’est pour cela que les compétitions CrossFit sont accessibles à tout le monde. Ce sont toujours des “Open”. Tout athlète peut s’inscrire via internet. Cela diffère fortement d’autres sports, où participer à une compétition nécessite souvent que vous fassiez partie d’une fédération (avec cotisation en règle, etc.), qu’un coach vous sélectionne pour représenter son club, etc. Dans ces sports “traditionnels”, la compétition est souvent le but en soi. Dans le CrossFit, c’est juste un moyen, et c’est pour cela qu’il n’y a pas de barrière à l’entrée des compétitions, pour que chacun et chacune puisse participer.

Par conséquent, les compétitions CrossFit sont aussi les témoins de l’évolution générale des CrossFitteurs. Celles et ceux qui ont participé aux premières compétitions en Europe (il y a bientôt 3 ans maintenant, avec les “Fittest Games” à Reebok CrossFit Brussels, les premiers “Lowlands Throwdown”, aux Pays-bas, le Reebok CrossFit Fitness Championship, en France, etc.) peuvent en témoigner. Je me rappelle qu’à cette époque, on se demandait par exemple, si mettre des double-unders dans une épreuve n’était pas trop dur, parce que beaucoup ne savaient pas les faire ! Au dernier French Throwdown, TOUS les athlètes Elite Hommes et Femmes ont fait leurs 100 double-unders unbroken !!

Je me rappelle aussi qu’on n’aurait pas osé mettre des muscle-ups dans une épreuve, surtout chez les femmes. Au dernier French Throwdown, toutes les femmes passaient leurs muscle-ups… Quant aux charges, rare étaient ceux qui passaient la barre des 100 kg sur un Ladder avec un mouvement en overhead (Jerk, Thruster, etc…). Une fois encore, le dernier French Throwdown était le témoin de cette évolution, puisque presque tous les athlètes passaient aisément la barre des 100 kg en 1RM Thruster.

Mais nul besoin d’être à ce niveau-là pour participer à une des nombreuses compétitions. Parce que ce qui est bien, c’est que toute compétition peut être intéressante : aussi bien les “grosses” compétitions mondiales (“CrossFit Games”), les “grosses” compétitions internationales (Belgian Throwdown, Brussels Throwdown, French Throwdown, Lowlands Throwdown, Phare West Contest, etc.), les compétitions locales inter-boxes (comme le “Strength in Unity Invitational 2014” à CrossFit 1815 ou “Kip My Cup” à CrossFit Montpellier), ou encore les compétitions “en interne” au sein d’une box.

Actuellement, les qualifications pour le Belgian Throwdown se terminent déjà, avec 3 épreuves, en 3 semaines, et la finale le 9 août, à CrossFit Da Vinci (Evere, Bruxelles). La semaine prochaine, c’est le Brussels Throwdown qui lancera ses qualifications : 3 épreuves également, réparties sur 3 semaines (à partir du 27 juillet). La finale aura lieu les 6 et 7 septembre à Reebok CrossFit Brussels. Et après cela, ce sera le tour du Lowlands Throwdown, avec sa qualification en un jour, le 20 septembre OU le 21 septembre selon les salles (à CrossFit Nivelles, ce sera le samedi 20 septembre).

Alors, prêt(e) à rajouter une compétition dans votre entraînement ? Pour s’inscrire au Brussels Throwdown, c’est ici !! N’hésitez pas !! https://regonline.activeeurope.com/Register/Checkin.aspx?EventID=1572370