2012-open-begins

If fitness can be defined and measured, then it can be tested, and we can, in turn, find the fittest” (Si le fait d’être fit peut être défini et mesuré, alors cela peut être testé, et on peut, en retour, trouver la personne la plus fit), disait Greg Glassman, en 2013, à propos des CrossFit Games. Tester ses aptitudes physiques fait donc partie du CrossFit, et pourtant de nombreux athlètes préfèrent ne pas prendre part aux compétitions. Ou plutôt, ils s’inscriront toujours « la prochaine fois »…

Quelles sont les 3 erreurs principales de celles et ceux qui n’osent pas s’inscrire à des compétitions comme les Games, ou les qualifications du French Throwdown, Brussels Throwdown, Lowlands Throwdown, London Throwdown, etc.

ERREUR 1 : Vouloir être prêt

Cette année, je ne suis pas prêt. Je me donne un an et puis je m’inscris !“. Du coup, l’année prochaine, ils feront leur première compétition CrossFit… et ils feront toutes les erreurs d’une première participation à une compétition CrossFit. S’ils s’étaient inscrits cette année, ils n’auraient pas été moins prêts l’année prochaine. Au contraire, la compétition de l’année prochaine pourrait être leur deuxième, ou troisième, ou quatrième compétition. Mais pour cela, il faut participer à des compétitions.

FrenchThrowdownlogo-HL’expérience en compétition s’acquiert… en faisant des compétitions. Il faut se servir des compétitions pour se préparer aux compétitions (si on se qualifie pour une finale et qu’on a plusieurs wods sur la journée : quoi et quand manger, quelle stratégie lorsqu’il faut casser les séries, etc…). Est-ce que vous abordez vos wods de qualifications en 2014 comme vous le faisiez en 2011 ?

ERREUR 2 :  Vouloir se qualifier directement

Moi, si je m’inscris, c’est pour me qualifier !“. C’est le fantasme du “dark horse“, du type qui débarque de nul part et qui rempote la compétition. Comme si progresser d’année en année était moins bien. Comme si on n’avait qu’un seule occasion de montrer qu’on était bon, et qu’il ne fallait donc pas la gâcher en s’inscrivant trop vite.

Le problème est qu’il est pratiquement impossible d’avoir une idée de son niveau réel lorsqu’on s’entraîne juste dans sa box, avec les mêmes personnes, ou, pire, lorsqu’on s’entraîne tout seul. J’aurais même tendance à dire que lorsqu’on s’entraîne tout seul, on est toujours le meilleur…

ERREUR 3 : Ne pas se servir des compétitions pour progresser

Je veux être sûr de savoir tout faire avant de m’inscrire“. C’est la peur qu’un test révèle nos faiblesses, comme si le test allait définir si on EST bon ou mauvais.

Au contraire, il serait plus intéressant de se servir de ces tests, que constituent les compétitions, pour chercher à trouver ses faiblesses. Cela afin de pouvoir les travailler.

Ces trois erreurs sont typiques de ce qu’on appelle le “Fixed Mindset“, cette perception des capacités comme quelque chose de “fixé”, de définitif. Dans “Mindset. The New Psychology of Success“, Carol S. Dweck décrit ce “Fixed Mindset”, comme un état d’esprit selon lequel on naîtrait avec certains points forts et points faibles, qui resteraient identiques, quoi que l’on fasse. Si l’on est dans cet état d’esprit, on essaye d’éviter toute situation qui révélerait nos points faibles et de privilégier toute situation mettant en avant nos points forts. Du coup, l’échec fait peur, puisqu’il révèle un point faible, et risque donc de nous dévaloriser.

A l’inverse, le “Growth Mindset” est l’état d’esprit selon lequel les capacités et les talents peuvent être travaillés, cultivés et développés. L’échec ne fait donc pas peur. En aucun cas, il ne nous définit: il nous indique ce sur quoi nous devrons travailler, les points que nous devrons améliorer. Ici, nul besoin de se comparer constamment aux autres : on s’entraîne pour soi.  On progresse pour soi. Et c’est de cette manière que l’on atteint des sommets : Michaël Jordan, par exemple, ou John Wooden, ont évolué avec succès dans cet état d’esprit. Dans cet article, j’ai montré que des athlètes CrossFit comme Chris Spealler ou Mikko Salo sont également dans cet état d’esprit.

PhareWestContestUn test, comme une compétition, nous donne notre niveau actuel, il ne nous dit pas quel niveau on pourra atteindre. Il faut s’en servir pour progresser, pour faire mieux à chaque fois. Pas mieux que les autres ; mieux que ce qu’on a fait la dernière fois. C’est dans cet état d’esprit là que sont/étaient les plus grands leaders…

Alors, il vous reste une semaine pour vous inscrire au French Throwdown, la compétition française de CrossFit. Ne vous dites que vous devrez montrer à tout le monde que vous êtes bon, parce que vous risqueriez d’avoir peur que ça montre que vous êtes mauvais. Prenez cela comme 3 occasions (puisqu’il y aura 3 WODS) de voir ce que vous devriez travailler et donc 3 occasions de vous améliorer.

Sur plus de 1000 participants, il n’y aura que 60 qualifiés (par sexe). Pour tous les autres, ce sera une occasion de progresser. Croyez-moi !! Les compétitions font partie de l’entraînement.

Alors motivez vos potes dans votre box, et inscrivez-vous au French Throwdown !! Et après ça, il y aura le Phare West Contest, organisé par CrossFit Rennes. Puis après, en septembre le Brussels Throwdown et les qualifications pour le Lowlands et le London Throwdown… Autant d’occasions de progresser et d’acquérir des compétences !!