Photo by BoxRox.com

Ce dimanche 24 juin avait lieu le Brussels Throwdown, la compétition de Reebok CrossFit Brussels. S’y sont rencontrés le gratin du CrossFit belge, français et hollandais, avec quelques Allemands et Luxembourgeois en plus. 

Une ambiance de feu, des athlètes qui se dépassent sur des WODs plus durs les uns que les autres. Une semaine après la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship, à Paris, il devient évident que, en Europe aussi, “maintenant, le Fitness est un sport” : “The sport of Fitness has arrived” comme le dit le slogan Reebok CrossFit.

Ca signifie que le CrossFit n’est plus uniquement une méthode d’entraînement, de conditionnement physique et de renforcement musculaire. C’est toujours cela. Mais c’est aussi un SPORT maintenant. Avec tout ce que cela comporte : des règles et des standards pour les mouvements qui se sont élaborés, et qui sont maintenant partagés par tout le monde, des équipes de juges, des sponsors habituels (Reebok, Vita Coco, Progenex, Pure Pharma), des médias (BoxRox), etc.

Et puis surtout, en devenant un sport, le CrossFit crée des athlètes, qui se rencontrent de compétition en compétition. Ils se connaissent, et surtout, ils commencent à être connus. En 2012, les meilleurs CrossFitters masculins dans cette partie de l’Europe, sont Matthieu Montès et Yvan Gegout, de la French Invictus Team (le premier gagne le Reebok CrossFit Fitness Championship et est 2ème du Brussels Throwdown; l’autre est 3ème du Reebok CrossFit Fitness Championship, et remporte le Brussels Throwdown. Le Bruxellois va gagner à Paris, le Parisien vient gagner à Bruxelles…). Tout le monde les connaît. Chez les femmes, la French Invictus Team est très forte, tout comme Danielle Bodin, des CrossFit Addicts Paris, victorieuse à Bruxelles, et 7ème du Reebok CrossFit Fitness Championship, ou Naomi Rinsampessy, sur le podium au Lowlands Throwdown, 2ème à Bruxelles, et qualifiée pour les Regionals cette année.

Autrement dit, des athlètes commencent à émerger. Et les compétitions ne sont plus des vitrines pour le CrossFit, des événements qui ne viseraient qu’à faire connaître le concept. Les compétitions ont leur vie propre. Certains athlètes se préparent précisément pour cela. C’est le cas de la French Invictus Team qui parle de “saison” CrossFit, avec un certain nombre de compétitions, des objectifs en terme de résultats, etc.

Probablement que tout cela va se structurer davantage dans le futur, sous forme de circuits. Peut-être que les compétitions locales, les Reebok CrossFit Fitness Championships et les CrossFit Games s’emboîteront selon des modalités qui sont encore à penser…

Est-ce que cela risque de tuer le CrossFit sous sa forme la plus basique, c’est-à-dire une méthode de conditionnement physique, qui s’adresse à tout le monde, c’est-à-dire à toute personne qui veut reprendre en main sa condition physique et sa santé, sans aucune prétention à la compétition ?

Je ne crois pas. Au contraire, aurais-je même tendance à dire. Dans les années ’80 (autour de 1986 et des TransWorld Skateboard Championships), toutes les compétitions de Skateboard qui ont commencé à fleurir aux Etats-Unis ont contribué à la popularité du SkateBoard auprès des kids en rue. Des stars ont commencé à émerger : ils gagnaient toutes les compétitions, on commençait à les interviewer dans la presse spécialisée : c’était Christian Hosoi, Steve Caballero, Tony Hawk. Et en 1995, le second souffle de popularité pour le Skateboard correspond à la première édition des X-Games, et la diffusion sur ESPN.

En Europe, le CrossFit en tant que compétition a démarré. Maintenant, le Fitness est un Sport. C’est dans le CrossFit. Et les premières stars sont connues…

Hommes :

  1. Yvan Gegout
  2. Matthieu Montès
  3. Sébastien Ferket
Femmes :
  1. Danielle Bodin
  2. Naomi Rinsampessy
  3. Marien Valkenburg

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