Traduction du texte “We are Different”, par Jonathan Heuer (CrossFit Hollywood)

Nous sommes une race différente. Nous sommes excités par des choses que la plupart des gens évitent. L’idée d’être étalé par terre, sur le dos, après un entrainement nous attire. Nous mettons l’accent sur la performance, traitons avec la douleur, et prenons du plaisir dans des petites victoires. 5 pounds supplémentaires, 2 secondes plus vite, un inch plus haut : ce sont nos points de repère. Ce sont les raisons pour lesquelles nous venons [à la salle CrossFit, ndlr] jour après jour, et faisons ce que nous faisons. Nous aimons souffrir [« We love to suck »]

Nous sommes aussi un peu ridicules. Nous essayons d’expliquer à nos amis et notre famille pourquoi nos tibias sont toujours éraflés, pourquoi nos mains sont arrachées, pourquoi aujourd’hui nous avons des problèmes à descendre un escalier, et immédiatement nous essayons de les convaincre qu’ils devraient nous suivre et faire comme nous. Nous frisons la mentalité de culte (Essayez de mettre deux d’entre nous ensemble et de parler d’autre chose. Ca ne marchera pas). Nous sommes plus excités à propos de la nourriture que la normale, et nous prenons très au sérieux les écarts alimentaires. Nous avons des chaussures ridicules, ou parfois pas de chaussures du tout. Nous applaudissons lorsque quelqu’un a sa première cloche aux mains et en prenons une photo. Nous félicitons quelqu’un qui vomit durant un entrainement, et rien de tout cela ne nous paraît inhabituel.

Plus que tout, nous sommes une communauté. On souffre ensemble, et on y arrive ensemble. On s’encourage les uns les autres. On s’aide les uns les autres à dépasser cette douleur et à atteindre des choses que nous ne pensions même pas possibles. Autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la salle nous sommes une famille. Nous avons fait des chemins différents dans la vie pour trouver un terrain commun : CrossFit.

3…2…1… GO!

Texte original en Anglais : http://crossfithollywood.wordpress.com/2010/08/18/we-are-different/

Traduction par Yves Patte