Quelques extraits de l’ouvrage d’Eric LAMBIN, “Une écologie du bonheur”, qu’il avait présenté à Genappe, en septembre 2009.

  • A elle seule, la filière mondiale de production de viande contribue pour 18% aux émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. (p.72)
  • Au total, ce secteur contribue plus au réchauffement du climat que l’ensemble du secteur du transport, qui représente 13% des émissions de gaz à effet de serre. (p.73)
  • La production de 1 kg de viande de boeuf émet sept fois plus de gaz à effet de serre que la production de 1 kg de poulet, et cinquante fois plus que celle de 1 kg de légumes. La production de 1 kg de viande de boeuf a le même impact qu’un voyage de Paris à Bruxelles en voiture à essence. (p.73)

    Légumes de saison et galettes de tofu (soja)

    Légumes de saison et galettes de tofu (soja)

  • Pour obtenir 1 calorie de viande de boeuf en élevage intensif, il faut 8 à 15 calories d’aliments végétaux, qui auraient pu être consommés directement par l’homme. En poids plutôt qu’en calories, il faut 7 kg de céréales pour produire 1 kg de viande de boeuf. (p.70)
  • Produire 1 kg de viande de boeuf dans un élevage intensif peut nécessiter de 10 000 à 25 000 litres d’eau par an, selon les conditions climatiques. Par ailleurs, la pollution de l’eau à proximité des exploitations agricoles d’élevage intensif peut être considérable à cause des rejets d’azote, de phosphates, d’antibiotiques, d’hormones, d’arsenic et de pesticides dans les nappes phréatiques. (p.72)
  • L’élevage animal est grand consommateur d’espace. Les pâturages occupent pas moins du quart des terres émergées non couvertes par les glaces. Par comparaison, les terres cultivées n’occupent que 12% de cette surface terrestre. L’expansion des pâturages en réponse à la demande croissante en viande se fait souvent aux dépens des forêts tropicales riches en biodiversité et qui stockent une énorme quantité de carbone dans la végétation et le sol. (p.69)
  • Un tiers des champs cultivés dans le monde sont consacrés à des cultures fourragères qui servent à nourrir les animaux en élevage intensif. (p.70)
  • Un élevage intensif de 5 000 cochons produit (…) autant de matières fécales qu’une petite ville de 20 000 habitants. (p.72)
  • La production mondiale de viande a été multipliée par 5 entre 1950 et 2006, soit un taux de croissance deux fois supérieur à celui de la population mondiale. (p.67)
  • Un Américain ou un Européen mangent en moyenne 224 g de viande par jour – soit le double de la moyenne mondiale et bien plus que ses besoins nutritionnels minimums. (p.68)

Lambin, E. 2009. Une écologie du bonheur, Paris: Editions Le Pommier.