De nombreuses études scientifiques ont prouvé qu’une bonne condition physique et l’activité physique ont une influence bénéfique contre les maladies cardio-vasculaires, notamment par une meilleure régulation du poids corporel, de la pression artérielle et du métabolisme des graisses et des sucres et apportent une amélioration de l’appareil locomoteur ainsi que du capital osseux.

condphys

Et cette condition physique se détériore de manière préoccupante. Selon le “Baromètre de la condition physique”, “les performances organique et motrices se sont dégradées et (…) cette dégradation est particulièrement marquée dans les capacités physiques liées à la santé, comme l’endurance musculaire et cardio respiratoire ou la souplesse. Les moyennes sont jusqu’à 15 % moins bonnes en 2004 qu’en 1994 chez les filles et jusqu’à 9% chez les garçons. Les moyennes ont baissé particulièrement dans les tests qui évaluent des qualités modifiables par l’exercice physique : la souplesse (flexion du tronc), l’endurance musculaire (redressements station assise) et l’endurance cardio-respiratoire (course d’endurance)  présentent des diminutions importantes (de – 4 % à – 20 %) par rapport à 1994 et on y constate fréquemment un glissement de la distribution vers des valeurs plus basses. Les résultats ne sont que sporadiquement stationnaires ou améliorées  dans les épreuves évaluant la vitesse (le test de frappe des plaques), et la course de vitesse, soit des qualités plutôt neuromusculaires, moins influençables par la pratique et l’entraînement physique.

Résultat, “des tendances apparaissent dans les moyennes morphologiques : une augmentation de la taille chez les garçons, probablement due à la tendance séculaire à la croissance; un poids supérieur chez les filles comme chez les garçons ; et surtout, une augmentation conséquente de la masse graisseuse. Par rapport à 1994, la moyenne de l’épaisseur des plis graisseux augmente de plus ou moins 8% chez les filles et de 9% chez les garçons, mais très inégalement selon les âges“.

Un point particulièrement important pour Sport is everywhere :  « L’étude montre à souhait que si la pratique hebdomadaire d’un sport en club est excellente pour la condition physique, elle ne saurait être considérée comme une panacée. Il est plus que nécessaire d’intégrer aux actions de prévention un volet de lutte  contre la sédentarisation et de revalorisation de l’activité physique fonctionnelle au quotidien – que ce soit le vélo, la marche, l’évitement des ascenseurs et escaliers mécaniques et moins d’heures passées devant les écrans vidéo, de télévision ou d’ordinateurs. »

Pour un résumé du rapport : http://mangerbouger.be/IMG/pdf/faits___gestes_16.pdf