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Cet article est une réponse que j’ai publiée sur le groupe Facebook de Reebok CrossFit Brussels, à la suite du partage sur ce groupe de l’article “Pourquoi le régime paléo est-il une idiotie”, publié sur le site Crudivegan.fr. L’article me semblait avancer de nombreuses contre-vérités scientifiques.

Dernièrement, l’excellent site RepNoRep.net a publié son “Entretien avec une Vegan”, une discussion intéressante et ouverte entre un adepte de l’alimentation paléo et une Vegan, auteure du blog Cabane Végétale… Je me permets donc de re-copier ma réponse initiale ici, afin de rajouter quelques éléments à la discussion, par blogs interposés…  De nombreuses parties de ce texte sont extraites des articles que je publie chaque mois dans la revue “Néo Santé”.

1. Les traces d’usure sur des dents humaines datant de 2,5 millions d’années prouvent que nous mangions de la viande. Une hypothèse est qu’au fur et à mesure du développement de  nos outils et de nos techniques, de chasse et de découpage de la viande, ces dents, permettant de tuer une proie et de la déchiqueter par la suite, ont perdu de leur utilité… 

2. Il est montré qu’Homo Habilis, il y a plus ou moins 2,5 millions d’années, avait une alimentation basée à près de 40% sur des aliments d’origine animale. Les paléontologues se basent en fait sur des preuves chimiques : le ratio Strontium/Calcium dans des os fossilisés montre que l’alimentation des premiers hominidés était aussi faite de chair animale. Ces études chimiques sont corroborées par des études de l’usure de dents retrouvées, montrant également la consommation de viande. 

Chez Homo Erectus (1,7 millions d’années), les activités de la chasse augmentent, et sa consommation d’aliments d’origine animale augmente quelque peu (>40%). L’étude des dents d’Homo Erectus a montré des traces d’usure typiques d’animaux carnivores, comme les hyènes, même si le végétal reste majoritaire dans son alimentation. Entre 2 millions et 10.000 ansd’ici, site_45_rand_624677277_paleoon trouve des os d’animaux présentant des marques de coupures, montrant que la chair a été enlevée de l’os, avec des outils également retrouvés à proximité. D’autres recherches montrent des restes d’os broyés avec des outils primitifs pour en extraire la moelle. 

On pense en fait que, pour Homo Erectus, la chasse a permis de se nourrir dans les nouvelles contrées, européennes et asiatiques, où les hivers, plus rudes, plus froids, ne laissent que peu de végétation pour se nourrir. Homo Erectus apprend également à se nourrir de noix, bulbes et autres tubercules dès l’automne. L’évolution est une question d’adaptation à son environnement.

En Chine, des traces d’Homo Erectus, datant d’il y a 400.000 ans, montrent un régime omnivore, composé de viande, de fruits sauvages et de baies, de pousses, de tubercules, et d’autres aliments d’origine animale, comme des œufs, des insectes, des reptiles, des rats, etc.

Durant la dernière période du Paléolithique (40.000 ans av. J.C. – 10.000 ans av. J.C.), on commence à trouver des traces claires de traitement appliqués à la nourriture, comme le pilage, des formes de cuisson, des formes de grillades, etc. C’est aussi à cette période, en Europe, en Asie du Nord, et plus tard en Amérique du Nord, que l’Homme s’adapte en augmentant la chasse de grands mammifères comme les mammouths, les chevaux, les bisons et les caribous, qui se multiplient dans les prairies ouvertes, la tundra et les steppes, qui s’étendent à cette période. 

En Europe, les Homo Sapiens (hommes modernes) arrivés sur le continent durant cette dernière période du Paléolithique, longtemps appelés “Cro-Magnons”, avaient un régime alimentaire composé à part égale d’aliments d’origine animale et végétale. 

Une étude récente (2000), publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, analyse, parmi les 1267 sociétés recensées dans le célèbre Atlas ethnographique de Murdock, l’alimentation des 229 tribus de chasseurs-cueilleurs qui ont perduré. Cette étude montre que partout où c’est écologiquement possible, la part de calories d’origine animale varie entre 45 et 65% des hunter-gatherercalories consommées par les chasseurs-cueilleurs. 73% des tribus de chasseurs-cueilleurs dans le monde basent, à plus de 50%, leur subsistance sur des aliments d’origine animale, alors que seulement 14 % de ces tribus basent majoritairement leur alimentation sur la cueillette des plantes. Aucune de ces sociétés n’est dépendante, pour sa subsistance, de la cueillette des plantes à plus de 86%. A fortiori, aucune ne se nourrit que de plantes. 
La consommation de viande ne semble pas varier selon les latitudes. Inversement, la consommation de plante diminue au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur, au profit d’aliments issus de la pêche. 

Il est donc relativement clair que les aliments d’origine animale (et donc la viande) ont toujours fait partie de notre alimentation. Bien sûr, le ratio animal/végétal fut différent selon les périodes et les aires géographiques dans lesquelles nous avons évolué. 

Une question qui persiste est de savoir si les premiers hominidés étaient de vrais chasseurs ou plutôt s’ils récupéraient, de manière opportuniste, de la viande d’animaux tués par d’autres prédateurs, c’est-à-dire s’ils étaient, en anglais des “opportunistic scavengers“. Il semblerait en fait que cela dépendait du degré de développement de chaque culture, les plus avancées maîtrisant mieux les techniques de chasse. 

3. Bien sûr la viande actuelle n’est plus la même qu’à l’époque. Mais c’est exactement la même chose pour les fruits et les légumes : une étude montre que les fruits cultivés actuellement sont plus riches en saccharose et moins riches en glucose et fructose, que les fruits sauvages consommés par les primates en liberté. Le saccharose est un glucide composé d’une molécule de glucose et d’une molécule de fructose, et présente un goût très doux. En somme, ils ont pour nous davantage de goût, et c’est pour cela que ces fruits ont été sélectionnés, cultivés et commercialisés. Le problème est que le saccharose n’est pas Fruits-and-Vegetablesdirectement assimilable par l’organisme, contrairement au glucose. Pour exemple, les mangues “Haden” (parmi les plus cultivées) contiennent 74,1% de saccharose, alors que les fruits du prunier Mombin, sauvages, n’en contiennent que 0,27%. Comme l’être humain est le produit d’une évolution durant laquelle on s’alimentait de fruits majoritaires en glucose et fructose, plutôt qu’en saccharose, notre système digestif est davantage adapté à ce type de glucose.

Les fruits consommés par nos cousins primates contiennent également bien plus de “pectines” que ceux cultivés. La plupart des mammifères, dont les humains, possèdent des micro-organismes, dans l’appareil digestif, capables de fermenter les substances pectiques. Les acides gras volatiles produits par cette fermentation peuvent être une source d’énergie. Ces acides gras ont également des propriétés anti-cancer. La pectine est d’ailleurs utilisée en complément alimentaire chez les enfants vivants dans les zones exposées aux retombées de Tchernobyl.

Enfin, les fruits sauvages consommés par les singes sont plus riches en calcium, potassium, fer et phosphore. Ils contiennent souvent des insectes, fournissant une source de vitamine B12, et sont plus riches en vitamine C, que nous sommes incapables de synthétiser, ce qui nous oblige à la puiser dans notre alimentation. Les insectes sont une source alimentaire importante pour tous les singes existants : chimpanzé, orang-outang, gorille, gibbon et siamang. 100 gr de sauterelles fournissent autant de protéines que 100 gr de bœuf ! Il en est de même pour beaucoup de larves et vers. De plus, 100 gr d’insectes couvrent plus de 100 % des apports journaliers recommandés en minéraux et en vitamines. 

4. L’être humain est OMNIVORE : Au niveau de la digestion, l’humain partage plusieurs points communs avec les autres hominidés : un seul estomac, un intestin grêle (lieu de l’absorption des nutriments par l’organisme), un caecum qui se termine en appendice, et un colon formé d’une succession de bosselures (appelées “haustrations”) qui lui donnent son aspect segmenté. En comparaison avec les autres animaux, notre intestin est plus long que celui d’un pur carnivore, mais plus petit que celui d’un herbivore. 
La seule différence avec les autres primates est la proportion intestin grêle/colon. Contrairement à ceux-ci, plus de la moitié de notre intestin est composé de notre intestin grêle. Cela signifie que les êtres humains ont évolué vers une alimentation plus dense et hautement digestible.

Post-scriptum : 

Autant je peux comprendre les raisons éthiques, religieuses, écologiques, philosophiques, idéologiques justifiant le fait de ne pas manger de viande, autant les arguments évolutionnistes et médicaux sont totalement infondés. La plupart des végétariens / végétaliens que je connais (et j’en connais beaucoup) le sont premièrement pour des raisons morales ou écologiques (que je respecte) et essaient dans un second temps de justifier cela par des raisons médicales ou scientifiques, quitte à balancer des erreurs… Les raisons morales se valent en soi (oui l’industrie de la viande est cruelle et les bêtes sont piquées aux antibiotiques, etc., oui l’industrie de la viande est énegivore et a un bilan énergétique catastrophique, etc.), mais la viande en soi (la bonne viande) fait partie de notre alimentation depuis plusieurs millions d’années…

Do you know that in this box, there is :

Do you know that I spent only 8 minutes to do it ?

Do you know that it’s not too expensive and that it’s a good way to use leftovers ?

Do you know that it’s delicious ?

Do you know that it’s very fun and healthy to eat it at work in place of sandwiches and things like that ?

… You know that a #Paleo Diet is what you need, right ? ;-)

La baba ghanoush (baba gannoush ou baba ghannouj) est une purée d’aubergines originaire du Moyen-Orient. Il constitue une très bonne alternative à l’houmous (voir ici).

Ingrédients :

  • 2 grosses aubergines
  • 2 gousses d’ail
  • 2 cuillères à soupe de jus de citron
  • 2 cuillères à soupe de Tahini
  • 2 cuillères à café d’huile d’olive extra vierge
  • 1 cuillère à café de Cumin
  • Sel, poivre
  • Persil frais (optionnel)

Instructions :

Percez les aubergines avec une fourchette et faites les chauffer sur un grill, 30 à 40 minutes. Le but est que les aubergines deviennent molles et que la peau soit grillée, comme sur la photo.

Lorsque les aubergines ont atteint l’état souhaité, retirez-les du feu, refroidissez-les sous l’eau et enlevez la peau.

Mixez ensuite la chair avec l’ensemble des autres ingrédients, jusqu’à la texture souhaitée.

Rajoutez un peu de persil frais que vous mixerez juste ce qu’il faut pour qu’on voit encore les morceaux de persil…

Deux sites dont je me suis inspirés :

Et je remercie tout particulièrement Diane Sanfilippo, du blog http://www.balancedbites.com, qui m’a conseillé la Baba ghanoush à la place de l’houmous !

Est-ce possible de cuisiner un plat simple, bon pour la santé, bon pour la condition physique et bon pour l’environnement  ? OUI ! Voici un exemple de repas PALEO / ZONE, avec des produits locaux, de saison et bio, donc avec un bilan carbone très réduit… La plupart des légumes proviennent de mon propre potager. Ils ont été cultivés sans engrais ou pesticides, et n’ont pas été arrosés (technique du “mulch”). Bilan carbone = 0

4 blocks de glucides :

  • 2 x 1 cup 1/3 de courgettes
  • 1/4 cup d’haricots rouges
  • 1 tomate + un petit oignon (< 1 block d’oignon)

4 blocks de protéines :

  • 120 gr de boeuf maigre (haché)

4 blocks de lipides :

  • 4/3 tsp d’huile d’olive

Recette : Dans un Wok, faites revenir les oignons, puis rajoutez l’ensemble des aliments, ainsi qu’un peu d’ail. Poivrez. Juste à la fin, ajoutez des feuilles de menthe. J’ai utilisé de la “menthe-basilic”, une variété très subtile  de menthe avec arrière-goût de basilic…

Remarque : si vous êtes végétarien / végétalien, il suffit de remplacer le haché de boeuf par du soja, comme je l’ai fait ici : http://sportiseverywhere.wordpress.com/2010/07/23/paleo-zone-meal-quorn-zucchini/

Voilà un repas qui allie à la fois les principes PALEO, ZONE & VEGAN, tout en étant conçu avec des légumes de saison et issus en partie de mon propre potager.

Wok de Quorn aux courgettes et aux trois Basilics

4 Blocks de protéines :

  • Haché de Quorn (200 gr) = 28 gr de protéines

4 Blocks de glucides :

  • 2 cup 1/2 de courgettes (Zucchini)
  • 1/2 cup de tomates + un peu de poivrons
  • 1 petit oignon
  • + les glucides du Quorn (9 gr = 1 block)
  • du Basilic, du persil plat et du Sambal Oelek

4 Blocks de lipides :

  • 4/3 tsp d’huile d’olive

Faites cuire les oignons et les poivrons dans un WOK, rajoutez ensuite le reste des ingrédients. Laissez mijoter jusqu’à ce que les morceaux de courgette foncent et deviennent un peu transparent. Rajoutez du persil plat et beaucoup de basilic (j’ai utilisé du basilic courant “à grandes feuilles”, du basilic à petites feuilles et du basilic pourpre). Rajoutez du Sambal Oelek selon votre goût.

4 blocks de glucides :

  • 1 tomate
  • 1 carotte
  • 1/2 melon
  • Salade (+/- 6 cups)

4 blocks de protéines :

  • 90 gr de filets de maquereaux
  • 45 gr de feta

4 blocks de lipides :

  • 4/3 de cuillère à café d’huile végétale

Scott Jurek, probablement l’ultramarathonien le plus célèbre et le plus accompli, a cette particularité d’être VEGETALIEN, c’est-à-dire qu’il ne consomme aucun aliment d’origine animale.

Mark Bittman, du New-York Times l’a suivi durant une journée afin de comprendre son régime alimentaire et ce en quoi cela peut l’aider lorsqu’il s’agit de courir 24 heures d’affilée !

Lire l’article en anglais…

Repas de 4 “blocks”

4 “blocks” de glucides :

  • Beaucoup de salade (6 cups)
  • 1 tomate
  • Une quinzaine de rondelles de concombre
  • Le tout servi avec 1/2 pomme en entrée

4 “blocks” de protéines :

  • 45 gr de feta
  • 45 gr de saumon fumé
  • 45 gr de crevettes grises
  • 1/4 cup de cottage cheese

4 “blocks” de lipides :

  • 2 x 5 olives
  • 2/3 de cuillère à café d’huile végétale
Quelques extraits de l’ouvrage d’Eric LAMBIN, “Une écologie du bonheur”, qu’il avait présenté à Genappe, en septembre 2009.

  • A elle seule, la filière mondiale de production de viande contribue pour 18% aux émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. (p.72)
  • Au total, ce secteur contribue plus au réchauffement du climat que l’ensemble du secteur du transport, qui représente 13% des émissions de gaz à effet de serre. (p.73)
  • La production de 1 kg de viande de boeuf émet sept fois plus de gaz à effet de serre que la production de 1 kg de poulet, et cinquante fois plus que celle de 1 kg de légumes. La production de 1 kg de viande de boeuf a le même impact qu’un voyage de Paris à Bruxelles en voiture à essence. (p.73)

    Légumes de saison et galettes de tofu (soja)

    Légumes de saison et galettes de tofu (soja)

  • Pour obtenir 1 calorie de viande de boeuf en élevage intensif, il faut 8 à 15 calories d’aliments végétaux, qui auraient pu être consommés directement par l’homme. En poids plutôt qu’en calories, il faut 7 kg de céréales pour produire 1 kg de viande de boeuf. (p.70)
  • Produire 1 kg de viande de boeuf dans un élevage intensif peut nécessiter de 10 000 à 25 000 litres d’eau par an, selon les conditions climatiques. Par ailleurs, la pollution de l’eau à proximité des exploitations agricoles d’élevage intensif peut être considérable à cause des rejets d’azote, de phosphates, d’antibiotiques, d’hormones, d’arsenic et de pesticides dans les nappes phréatiques. (p.72)
  • L’élevage animal est grand consommateur d’espace. Les pâturages occupent pas moins du quart des terres émergées non couvertes par les glaces. Par comparaison, les terres cultivées n’occupent que 12% de cette surface terrestre. L’expansion des pâturages en réponse à la demande croissante en viande se fait souvent aux dépens des forêts tropicales riches en biodiversité et qui stockent une énorme quantité de carbone dans la végétation et le sol. (p.69)
  • Un tiers des champs cultivés dans le monde sont consacrés à des cultures fourragères qui servent à nourrir les animaux en élevage intensif. (p.70)
  • Un élevage intensif de 5 000 cochons produit (…) autant de matières fécales qu’une petite ville de 20 000 habitants. (p.72)
  • La production mondiale de viande a été multipliée par 5 entre 1950 et 2006, soit un taux de croissance deux fois supérieur à celui de la population mondiale. (p.67)
  • Un Américain ou un Européen mangent en moyenne 224 g de viande par jour – soit le double de la moyenne mondiale et bien plus que ses besoins nutritionnels minimums. (p.68)

Lambin, E. 2009. Une écologie du bonheur, Paris: Editions Le Pommier.

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