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Si vous suivez, comme moi, la NBA, peut-être n’êtes-vous pas passés à côté d’une information peu habituelle : en octobre de cette année, les deux Big Men des Los Angeles Lakers, Robert Sacre et Chris Kaman, achetaient une vache ! Pas une Ferrari, pas une villa sur les auteurs de Los Angeles. Une vache. Et plus particulièrement une “grass-fed cow“, c’est-à-dire une vache élevée en pâturage ou, autrement dit, qui n’a pas été nourrie aux céréales (source : ESPN

Pas étonnant lorsqu’on sait que le “Strength & Conditioning Coach” des Lakers est surnommé “Grass-Fed Tim” ! Tim DiFrancesco est effectivement responsable, avec Gary Vitti, préparateur physique des Lakers, de cette transformation des habitudes alimentaires au sein de la franchise californienne.

La nutrition est un élément primordial de la performance, et la performance peut vraiment augmenter, grâce à l’alimentation seulement“, explique DiFrancesco (Source : Nba.com)

Dans le passé, Tim DiFrancesco avait compté sur les suppléments pour compenser la mauvaise qualité des aliments vendus en grande surface mais il n’était pas satisfait avec ça… “Ils disent tous qu’ils proposent la formule miracle mais ils sont souvent beaucoup trop chargés en sucre !

L’alimentation des Lakers se base donc sur de la “vraie” nourriture, des aliments naturels et bio, plutôt que sur des compléments.

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Mais comment DiFrancesco et Vitti ont-ils pu modifier l’alimentation de joueurs déjà expérimentés, comme Kobe Bryant ? Réponse : par une approche éducative ! Leur objectif était de rendre les joueurs conscients que la nutrition pouvait affecter leurs performances et que c’était prouvé scientifiquement…

Concrètement, il a été proposé aux joueurs une classification des aliments en trois couleurs : vert (pour les meilleurs aliments), jaune (pour ceux dont il faut se méfier), rouge (pour ceux à éviter).

ALIMENTS “VERTS” : légumes verts, boeuf grass-fed, oeufs et produits laitiers non pasteurisés de bêtes nourries en pâturages.

DiFrancesco explique que les Lakers veulent que leurs athlètes consomment du “bon gras”, que leur corps est prévu pour brûler comme énergie. Le petit-déjeuner de Kobe Bryant ? Du bacon !

Contrairement à ce que les gens peuvent penser, nous voulons en fait que nos joueurs mangent autant de beurre et de bacon issus de viandes élevées en pâturage. Est-ce que ça va faire monter en flèche leur cholestérol ? Non, regardez ce qu’en dit la science. Le type de gras dans le beurre, les produits laitiers et les viandes peut faire diminuer le mauvais cholestérol et augmenter le bon cholestérol” (Source : Nba.com)

ALIMENTS “JAUNES” : pâtes, pain, pommes de terre, bagels, céréales et des fruits plus gros que des pommes. L’idée est que le sucre des fruits peut être mauvais : cela crée un pic d’énergie, mas qui sera immédiatement suivi par une chute d’énergie. “Le sucre est l’aliment le moins efficace que nous pouvons manger“, affirme DiFrancesco ! On est loin des théories sur l’alimentation des sportifs qu’on nous sert encore ici en Europe ! Il va même plus loin : “les gens doivent commencer à penser au sucre comme à un poison mortel. C’est une substance “additctive” qui fait des ravages dans notre corps et qui, en plus, est une source d’énergie tout à fait inefficiente“. Gary Vitti confirme : “nous avons renversé la pyramide alimentaire !”  (Source : latimes.com)

“ALIMENTS ROUGES” : Chips, frites, soda, bonbons, boissons énergisantes, céréales sucrées…

DiFrancesco est convaincu que le gras est la meilleure source d’énergie pour notre corps, tant que l’on reste sur de bonnes sources de gras. Et l’avantage du gras est que notre corps est très bien conçu pour savoir quand il en a assez consommé, contrairement aux glucides… Mais la nourriture est bien plus qu’une source d’énergie, c’est une véritable médecine, selon DiFrancesco !

1005992_178160205695302_1582561789_nOn parle d’une soupe, servie aux joueurs, qui nourrit vraiment bien les ligaments, articulations et tendons, à base de bouillon de poule. Du vrai bouillon, avec des os et des cartilages bouillis, libérant tout un ensemble de nutriments qui viennent nourrir les articulations, en particulier en période de revalidation comme l’a été Kobe Bryant. Ce dernier était d’ailleurs un des premiers joueurs convaincus de l’intérêt de cette alimentation, conscient qu’à son âge, il était important de bien se nourrir. Vu son rôle de leader dans l’équipe, l’adoption de cette alimentation par Kobe Bryant a fortement influencé le reste des joueurs…

Dans plusieurs interviews, Kobe a d’ailleurs explicitement attribué ses performances à son alimentation pauvre en glucides et riche en bonnes graisses. Dwight Howard a quant à lui vu ses baisses d’énergie s’estomper.

L’équipe s’est en fait adjointe les services du Dr. Cate Shanahan (“Dr. Cate“) qui vient une fois par mois expliquer aux joueurs en quoi les légumes verts peuvent diminuer les inflammations aux articulations. Cette médecin est une grande défenseuse du low-carb diet, c’est-à-dire d’une alimentation pauvre en glucides, mais avec beaucoup de bonnes graisses en contrepartie. Un régime similaire à ce que mangeaient nos ancêtres du paléolithique (Source : examiner.com)

C’est maintenant Whole Foods (la célèbre chaîne de magasins bio aux Etats-Unis) qui fournit l’équipe des Lakers en nourriture aussi bien avant et après les matchs, que durant leurs vols en avion. Après les matchs, chaque joueur a une salade verte qui l’attend dans les vestiaires, avec soit du boeuf, soit du saumon et une source de graisses.

Cette alimentation est, en général, en vigueur parmi les CrossFitteurs. Alors à quand dans les autres sports européens ?

Si vous cherchez de la “grass-fed meat” en Belgique, adressez-vous à Grasgevoerdvlees.be, fournisseur de viande issue de bêtes élevées en pâturage dans les salles CrossFit ! 

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Peut-être aimeriez-vous de temps à autres vous refaire un “gros plat de pâtes” ? Pour rappel, les pâtes, même complètes, constituent beaucoup de glucides (sucre) d’un coup pour notre corps, et contiennent des anti-nutriments inflammatoires comme le gluten… Plutôt à éviter donc… Mais tout le monde – ou presque – aime les spaghettis bolognaise. 

Photo 28-09-13 16 36 53Pas de panique ! Il existe une forme de courge, dont la chair, un fois chaude, se détache en filaments qui ressemblent tout à fait à des spaghettis… Mais beaucoup moins riches en glucides et en gluten !

Et c’est très facile à faire. Au moins aussi facile que des pâtes, sauf que ça prend un peu plus de temps. Et c’est plutôt économique : une courge de taille moyenne (1,2 kg) contient assez de “spaghettis” pour 2 à 3 personnes !

Préparation : 

  • Coupez la courge en deux dans le sens de la longueur.
  • Posez les deux parties sur un plat en inox allant au four, la face coupée vers le bas, et mettez un peu d’eau tout autour…
  • Laissez cuire au four, 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que la courge soit un peu molle (ou que vous puissez enfoncer votre fourchette dedans).
  • Sortez-les du four et retournez-les pour les laisser refroidir un peu.
  • Puis, enlevez la chair avec une fourchette. Attention, ce n’est pas tant les filaments que l’on voit, au milieu, que l’on veut avoir. Ils sont plein de pépins. Mais plutôt la chair tout autour. Elle semble tout à fait compacte, mais dès que vous pointez votre fourchette dedans, vous verrez qu’elle se défait sous forme de spaghettis…

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On voit sur la photo, tous les spaghettis que j’ai récoltés dans une courge de 1,2 kg !

Préparez à côté ce avec quoi vous voulez accompagner ces spaghettis. Personnellement, j’ai simplement fait cuire du haché et de la sauce tomates, que j’ai rajoutés. Et j’ai fait griller les pépins à la poêle. Ils sont riches en Magnésium, en Fer, en Zinc, en Vitamine A, en thiamine (B1) et en riboflavine (B2). On leur prête des vertus pour les infections urinaires et les troubles de la prostate…

Et tant qu’à faire, j’ai utilisé la peau de la courge évidée comme assiette ! ;-)

C’est tout à fait délicieux, sain, paléo, de saison, bio, local, et non-inflammatoire !!

Bon appétit ! ;-)

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Il y a quelques jours, Google publiait son Top des recherches sur le net, durant l’été 2013, en France. Entre les résultats du bac, “comment bien bronzer” et les noms de quelques starlettes, le “régime paléo” arrive en première place des recherches dans la catégorie “Régime” ! 

Et en deuxième position : “régime Seignalet”… Le Dr. Jean Seignalet est un médecin français, de l’Université de Montpellier 1, décédé en 2003. Même s’il est probablement tombé dans certains excès, Seignalet a été parmi les premiers, en France, à promouvoir une alimentation proche de ce que nous mangions durant la période paléolithique.

Selon Wikipedia :

Il préconise un retour à une nutrition de type ancestral. Son régime repose sur une approche essentiellement qualitative de la diététique, il écarte des aliments qu’il considère potentiellement nocifs pour l’organisme humain : les aliments cuits à haute température et aussi, entre autres, le blé et les produits laitiers, et privilégie les aliments biologiques. Cette méthode nutritionnelle est indifféremment appelée par l’auteur “régime ancestral”, “régime hypotoxique” ou “alimentation de type originel”.

seignaletEn Belgique, le restaurant “Tan” (Bruxelles) se revendique du dr. Seignalet…

Autrement dit, les deux types d’alimentation à propos desquels les Français se sont renseignés sur internet durant l’été 2013 renvoient l’alimentation de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs du Paléolithique…

Voilà qui est prometteur…

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L’été, les vacances… c’est l’occasion de comparer les photos de vacances, d’année en année. Les Beach WOD, c’est l’occasion de comparer ses photos de Beach WOD ;-)

En 2011, CrossFit Antwerpen avait organisé un WOD à Knokke. Cette année, c’est Céline, de CrossFit Da Vinci, qui a organisé un WOD à Ostende. Deux ans et plus ou moins la même photo…

2 ans à faire tout ce que l’industrie du Fitness dit qu’il ne faut pas faire pour prendre de la masse musculaire et perdre de la masse grasse : 

  • 2 ans à faire uniquement du CrossFit.
  • 2 ans à ne pas faire de longues heures de “cardio”, uniquement courir en interval training et une course (Semi-marathon de Bruxelles, 10 km de Lasne, Strongman run, etc.) quelques fois par an (pieds nus en plus, ou en chaussures minimalistes, sans renforts au niveau du talon !).
  • 2 ans sans biceps curls, sans pec deck, sans crunchs.
  • 2 ans à manger uniquement paléo : zéro fois des pâtes, je crois… quelques fois (très rarement !) du pain, parfois du riz et des patates douces.
  • 2 ans à puiser pratiquement tous mes glucides dans les légumes et les fruits.
  • 2 ans à manger du gras, plein de gras : du bacon et d’autres viandes grasses.
  • 2 ans à ne pas manger à heures fixes.
  • 2 ans à ne pas savoir combien de calories je mange par jour.
  • 2 ans sans Acides Aminés en suppléments, sans Gainers, sans CLA, sans ZMA, sans L-Carnitine, sans L-Arginine, etc. Juste de la Whey en post-workout, avec du miel, une banane ou des dattes.
  • 2 ans à ne prendre, comme complément, que des Omega-3 (et une cure de Vitamine D en hiver).
  • 2 ans à m’autoriser des écarts de temps à autres (une à deux fois par semaine), surtout festifs : bière, vin, Vodka ou Whisky (… ceux qui savent, savent lol)
  • Et quelques mois à m’entraîner à jeun, à manger quand j’ai faim, sans prévoir à l’avance…

Une vérité : tenter de reproduire l’alimentation que l’on a connue durant des millions d’années ne rapporte pratiquement rien à l’Industrie, au commerce mondial. Pourquoi ? Parce que précisément cette alimentation est celle que l’on a connue durant cette immense période AVANT l’apparition du commerce et de l’industrie. N’attendez pas que l’industrie vous conseille pour votre santé…

Un conseil : Concevez un mode de vie sain via negativa, comme on dirait en théologie, c’est-à-dire par la négative. Enlevez de votre alimentation tout ce qui est mauvais, plutôt que de rajouter tout ce qu’on essaie de vous vendre pour perdre du poids, prendre de la masse musculaire, sécher, etc.

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Cet article est une réponse que j’ai publiée sur le groupe Facebook de Reebok CrossFit Brussels, à la suite du partage sur ce groupe de l’article “Pourquoi le régime paléo est-il une idiotie”, publié sur le site Crudivegan.fr. L’article me semblait avancer de nombreuses contre-vérités scientifiques.

Dernièrement, l’excellent site RepNoRep.net a publié son “Entretien avec une Vegan”, une discussion intéressante et ouverte entre un adepte de l’alimentation paléo et une Vegan, auteure du blog Cabane Végétale… Je me permets donc de re-copier ma réponse initiale ici, afin de rajouter quelques éléments à la discussion, par blogs interposés…  De nombreuses parties de ce texte sont extraites des articles que je publie chaque mois dans la revue “Néo Santé”.

1. Les traces d’usure sur des dents humaines datant de 2,5 millions d’années prouvent que nous mangions de la viande. Une hypothèse est qu’au fur et à mesure du développement de  nos outils et de nos techniques, de chasse et de découpage de la viande, ces dents, permettant de tuer une proie et de la déchiqueter par la suite, ont perdu de leur utilité… 

2. Il est montré qu’Homo Habilis, il y a plus ou moins 2,5 millions d’années, avait une alimentation basée à près de 40% sur des aliments d’origine animale. Les paléontologues se basent en fait sur des preuves chimiques : le ratio Strontium/Calcium dans des os fossilisés montre que l’alimentation des premiers hominidés était aussi faite de chair animale. Ces études chimiques sont corroborées par des études de l’usure de dents retrouvées, montrant également la consommation de viande. 

Chez Homo Erectus (1,7 millions d’années), les activités de la chasse augmentent, et sa consommation d’aliments d’origine animale augmente quelque peu (>40%). L’étude des dents d’Homo Erectus a montré des traces d’usure typiques d’animaux carnivores, comme les hyènes, même si le végétal reste majoritaire dans son alimentation. Entre 2 millions et 10.000 ansd’ici, site_45_rand_624677277_paleoon trouve des os d’animaux présentant des marques de coupures, montrant que la chair a été enlevée de l’os, avec des outils également retrouvés à proximité. D’autres recherches montrent des restes d’os broyés avec des outils primitifs pour en extraire la moelle. 

On pense en fait que, pour Homo Erectus, la chasse a permis de se nourrir dans les nouvelles contrées, européennes et asiatiques, où les hivers, plus rudes, plus froids, ne laissent que peu de végétation pour se nourrir. Homo Erectus apprend également à se nourrir de noix, bulbes et autres tubercules dès l’automne. L’évolution est une question d’adaptation à son environnement.

En Chine, des traces d’Homo Erectus, datant d’il y a 400.000 ans, montrent un régime omnivore, composé de viande, de fruits sauvages et de baies, de pousses, de tubercules, et d’autres aliments d’origine animale, comme des œufs, des insectes, des reptiles, des rats, etc.

Durant la dernière période du Paléolithique (40.000 ans av. J.C. – 10.000 ans av. J.C.), on commence à trouver des traces claires de traitement appliqués à la nourriture, comme le pilage, des formes de cuisson, des formes de grillades, etc. C’est aussi à cette période, en Europe, en Asie du Nord, et plus tard en Amérique du Nord, que l’Homme s’adapte en augmentant la chasse de grands mammifères comme les mammouths, les chevaux, les bisons et les caribous, qui se multiplient dans les prairies ouvertes, la tundra et les steppes, qui s’étendent à cette période. 

En Europe, les Homo Sapiens (hommes modernes) arrivés sur le continent durant cette dernière période du Paléolithique, longtemps appelés “Cro-Magnons”, avaient un régime alimentaire composé à part égale d’aliments d’origine animale et végétale. 

Une étude récente (2000), publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, analyse, parmi les 1267 sociétés recensées dans le célèbre Atlas ethnographique de Murdock, l’alimentation des 229 tribus de chasseurs-cueilleurs qui ont perduré. Cette étude montre que partout où c’est écologiquement possible, la part de calories d’origine animale varie entre 45 et 65% des hunter-gatherercalories consommées par les chasseurs-cueilleurs. 73% des tribus de chasseurs-cueilleurs dans le monde basent, à plus de 50%, leur subsistance sur des aliments d’origine animale, alors que seulement 14 % de ces tribus basent majoritairement leur alimentation sur la cueillette des plantes. Aucune de ces sociétés n’est dépendante, pour sa subsistance, de la cueillette des plantes à plus de 86%. A fortiori, aucune ne se nourrit que de plantes. 
La consommation de viande ne semble pas varier selon les latitudes. Inversement, la consommation de plante diminue au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur, au profit d’aliments issus de la pêche. 

Il est donc relativement clair que les aliments d’origine animale (et donc la viande) ont toujours fait partie de notre alimentation. Bien sûr, le ratio animal/végétal fut différent selon les périodes et les aires géographiques dans lesquelles nous avons évolué. 

Une question qui persiste est de savoir si les premiers hominidés étaient de vrais chasseurs ou plutôt s’ils récupéraient, de manière opportuniste, de la viande d’animaux tués par d’autres prédateurs, c’est-à-dire s’ils étaient, en anglais des “opportunistic scavengers“. Il semblerait en fait que cela dépendait du degré de développement de chaque culture, les plus avancées maîtrisant mieux les techniques de chasse. 

3. Bien sûr la viande actuelle n’est plus la même qu’à l’époque. Mais c’est exactement la même chose pour les fruits et les légumes : une étude montre que les fruits cultivés actuellement sont plus riches en saccharose et moins riches en glucose et fructose, que les fruits sauvages consommés par les primates en liberté. Le saccharose est un glucide composé d’une molécule de glucose et d’une molécule de fructose, et présente un goût très doux. En somme, ils ont pour nous davantage de goût, et c’est pour cela que ces fruits ont été sélectionnés, cultivés et commercialisés. Le problème est que le saccharose n’est pas Fruits-and-Vegetablesdirectement assimilable par l’organisme, contrairement au glucose. Pour exemple, les mangues “Haden” (parmi les plus cultivées) contiennent 74,1% de saccharose, alors que les fruits du prunier Mombin, sauvages, n’en contiennent que 0,27%. Comme l’être humain est le produit d’une évolution durant laquelle on s’alimentait de fruits majoritaires en glucose et fructose, plutôt qu’en saccharose, notre système digestif est davantage adapté à ce type de glucose.

Les fruits consommés par nos cousins primates contiennent également bien plus de “pectines” que ceux cultivés. La plupart des mammifères, dont les humains, possèdent des micro-organismes, dans l’appareil digestif, capables de fermenter les substances pectiques. Les acides gras volatiles produits par cette fermentation peuvent être une source d’énergie. Ces acides gras ont également des propriétés anti-cancer. La pectine est d’ailleurs utilisée en complément alimentaire chez les enfants vivants dans les zones exposées aux retombées de Tchernobyl.

Enfin, les fruits sauvages consommés par les singes sont plus riches en calcium, potassium, fer et phosphore. Ils contiennent souvent des insectes, fournissant une source de vitamine B12, et sont plus riches en vitamine C, que nous sommes incapables de synthétiser, ce qui nous oblige à la puiser dans notre alimentation. Les insectes sont une source alimentaire importante pour tous les singes existants : chimpanzé, orang-outang, gorille, gibbon et siamang. 100 gr de sauterelles fournissent autant de protéines que 100 gr de bœuf ! Il en est de même pour beaucoup de larves et vers. De plus, 100 gr d’insectes couvrent plus de 100 % des apports journaliers recommandés en minéraux et en vitamines. 

4. L’être humain est OMNIVORE : Au niveau de la digestion, l’humain partage plusieurs points communs avec les autres hominidés : un seul estomac, un intestin grêle (lieu de l’absorption des nutriments par l’organisme), un caecum qui se termine en appendice, et un colon formé d’une succession de bosselures (appelées “haustrations”) qui lui donnent son aspect segmenté. En comparaison avec les autres animaux, notre intestin est plus long que celui d’un pur carnivore, mais plus petit que celui d’un herbivore. 
La seule différence avec les autres primates est la proportion intestin grêle/colon. Contrairement à ceux-ci, plus de la moitié de notre intestin est composé de notre intestin grêle. Cela signifie que les êtres humains ont évolué vers une alimentation plus dense et hautement digestible.

Post-scriptum : 

Autant je peux comprendre les raisons éthiques, religieuses, écologiques, philosophiques, idéologiques justifiant le fait de ne pas manger de viande, autant les arguments évolutionnistes et médicaux sont totalement infondés. La plupart des végétariens / végétaliens que je connais (et j’en connais beaucoup) le sont premièrement pour des raisons morales ou écologiques (que je respecte) et essaient dans un second temps de justifier cela par des raisons médicales ou scientifiques, quitte à balancer des erreurs… Les raisons morales se valent en soi (oui l’industrie de la viande est cruelle et les bêtes sont piquées aux antibiotiques, etc., oui l’industrie de la viande est énegivore et a un bilan énergétique catastrophique, etc.), mais la viande en soi (la bonne viande) fait partie de notre alimentation depuis plusieurs millions d’années…

Il m’a été demandé de communiquer les références des livres et sites que je présente lors de ma conférence sur l’alimentation paléolithique. Voici donc les deux dernières dias de mon powerpoint, avec les liens vers les sites et vers les livres sur Amazon.fr. Bonne lecture et bonne découverte de ces différentes sites !

Livres

LIVRES EN ANGLAIS

LIVRES EN FRANCAIS

Liens

SITES EN ANGLAIS : 

SITES EN FRANCAIS : 

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Après avoir parlé de l’alimentation paléolithique à Reebok CrossFit Louvre, CrossFit Original Addicts et CrossFit Liège, je donnerai une conférence sur le même sujet à CrossFit 1815 (Waterloo, Belgique), le samedi 1er juin, à 19h00 !

Comme à l’habitude maintenant, ça sera suivi par un repas “paléo” (barbecue + plats paléo), afin que ça ne reste pas “que” théorique, et que chacun puisse se rendre compte que l’alimentation paléo, c’est aussi savoureux, facile et nourrissant !

De mon côté, j’essaierai de vous montrer les fondements scientifiques d’une alimentation basée sur notre évolution en tant qu’être humain. J’expliquerai les preuves que nous avons quant à l’alimentation de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs et en quoi cette alimentation était meilleure que la notre alimentation moderne.

Je présenterai les liens entre l’alimentation et quelques-unes des maladies de civilisation : diabète, maladies cardio-vasculaires, hypertension, etc., ainsi qu’avec des troubles comme les allergies par exemple…

Et je terminerai sur quelques conseils pratiques de mise en oeuvre…

Pour un avant-goût de la conférence, voici un enregistrement audio de la version que j’ai donnée à CrossFit Liège. Merci à Julien, coach CrossFit et blogueur CrossFit/Paléo (Allez voir son blog : http://www.laaari.com/) : Télécharger ici

INFOS 

Date : Samedi 1er juin 2013. 19h : Conférence. 20h30 : Repas

Lieu : CrossFit 1815. Av. des Pâquerettes, 55. 1410 Waterloo (Zoning artisanal)

Prix

  • Adhérents CrossFit 1815 : Conférence : gratuit // Conférence + Repas : 15€
  • Non-adhérents CrossFit 1815 : Conférence : 7 € // Conférence + Repas : 22 €

Inscrivez-vous sur l’événement Facebook ! 

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l’article complet :

ROCOURT : CONFERENCE SUR LE REGIME “PALEO-ZONE”, INSPIRE DE L’HOMME DE CRO-MAGNON.

C.V.

La nouvelle salle de fitness « CrossFit », qui a ouvert depuis quelques semaines dans l’ancien entrepôt de E5 Mode à Rocourt, organise ce vendredi une conférence avec un coach en nutrition. Yves Patte parlera du régime « paléo-zone », mix du régime paléolithique et de la diète The Zone qui fait fureur à Hollywood ces dernières années.

« Beaucoup de gens nous demandent des conseils nutritionnels pour accompagner leur entraînement », explique Émilie Boufflette, fondatrice, avec Tanguy Hardy, de « Urban Fitness », la sociétéde qui vient d’importer le CrossFit en région liégeoise pour la première fois. « Nous avons donc invité un coach de Bruxelles pour parler du régime « paléo-zone », qui est préconisé dans le CrossFit ». L’idée est simple : comme le CrossFit prône des mouvements fonctionnels séculaires (sauter, lever, pousser), le corps doit lui aussi être nourri avec les nutriments dont il a génétiquement besoin et qui n’ont quasi pas changé depuis que l’homme est passé de quatre à deux pattes puis qu’il a inventé l’avion. Le régime paléo est donc basé sur une alimentation type ‘homme des cavernes’, soit ce qui peut être chassé, cueilli, ramassé (viande, poisson, fruits et légumes, noix). Pas de produits laitiers car Cro-Magnon n’élevait pas (encore) de vaches, ni de céréales puisqu’il ne cultivait pas de champ. Et aucun sucre blanc.

Cette méthode est associée au régime « Zone » qui, lui, définit la quantité de nutriments à ingérer : soit 40 % de glucides, 30 % de protéines et 30 % de lipides. Le but est d’atteindre le « juste milieu », un équilibre qui doit alléger notre taux de sucre dans le sang et nous préserver des maladies dites « de civilisation », comme le diabète, l’excès de cholestérol et certains cancers. Info : 0479/91.01.50.

Plus d’informations à ce sujet dans La Meuse édition Liège de ce matin, ainsi que dans nos éditions numériques, sur http://num.sudinfo.be

DU SPORT EN SOULEVANT DES PNEUS DE TRACTEURS. Un nouveau mode de fitness débarque à Liège : le CrossFit

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Le site de CrossFit Liège : http://www.crossfitliege.com/

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Très heureux de vous annoncer que je donnerai une conférence sur l’alimentation paléo, à CrossFit Liège, le vendredi 5 avril 2013, à 19h.

Cette conférence s’inspirera des articles que je publie chaque mois dans la revue de santé “Néo Santé”, et du suivi alimentaire pratiqué à Reebok CrossFit Brussels et CrossFit 1815 depuis plus de 2 ans.

La conférence sera suivie par une dégustation de plats paléo, par Julien (@jLRVR), Coach CrossFit et auteur du blog LAAARI.com

Je donnerai également une conférence à CrossFit 1815, au mois de mai (info bientôt)

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Le couple CrossFit / Paléo est la clé pour perdre de la masse grasse et reprendre en main son apparence physique, sa santé et ses capacités. 

Rahil nous montre ici ses photos avant/après, en 6 mois de CrossFit à Reebok CrossFit Brussels et d’alimentation paléo ! 11 kg en moins !

Je tenais à remercier cette box de Reebok Crossfit Brussels pour toute cette souffrance qu’ils m’ont fait endurer ! Ben pour ses encouragement, Yves pour ses conseils paleo, Driss pour me pousser à toujours prendre plus lourd et ces wods hardcore ! Alexis pour ses étirements, et tout le reste des coaches qui sont derrière toi pendant les wods !! J’ai perdu 11 kilos en 6 mois en faisant du Crossfit et en mangeant paléo !

Quand j’ai commencé le crossfit, je ne savais pas faire de pull ups ni de DU. Là, je les enchaine !

Pourquoi est-ce que ça marche aussi bien ? Parce que les deux facteurs les plus importants pour rendre le corps plus sensible à l’insuline (et donc rendre le corps plus performant pour utiliser les sucres au lieu de les stocker sous forme de graisse) sont :

  1. manger des aliments à index glycémique bas (et donc pas ou peu de céréales, mais plutôt des légumes).
  2. l’entraînement à haute intensité (et donc des efforts plutôt courts et intenses)

… Et c’est exactement ce qu’offrent le CrossFit et l’alimentation paléo !

Prochaines conférences sur l’alimentation paléo que je donnerai dans des salles CrossFit : 

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Le samedi 9 mars 2013, j’aurai la chance de donner une conférence sur l’alimentation “paléo” à CrossFit Original Addicts, Paris. Venez nombreux, c’est ouvert à tout le monde. Infos éventuelles à cette adresse : contact@crossfitoriginaladdicts.com

J’essaierai de présenter l’ensemble de la démarche, ses fondements scientifiques et historiques, ainsi que la mise en application d’une telle alimentation aujourd’hui.

  • Quelle était l’alimentation de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ?
  • Qu’est-ce qui distingue notre alimentation de celle de nos ancêtres ? 
  • Quels sont les troubles de santé créés par l’alimentation industrielle moderne ? 
  • Quelle alimentation avoir lorsqu’on s’entraîne ?

Ce sera suivi d’une séance de questions-réponses. Le contenu sera basé sur les articles que je publie, chaque mois, dans la revue médicale “Néo Santé”, ainsi que sur les expériences de coaching paléo que j’effectue à Reebok CrossFit Brussels et à CrossFit 1815 depuis plus de 2 ans…

Date : Samedi 9 mars 2013

Heure : 17 h

Lieu : CrossFit Original Addicts. 72, Boulevard Charonne. 75020 Paris.

(Pour les Belges, je donnerai également une conférence sur l’alimentation paléo, le vendredi 5 avril, à CrossFit Liège !)

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Le samedi 16 février 2013, je serai à Reebok CrossFit Louvre pour parler de l’alimentation paléo. Et cette conférence sera suivie par une démonstration de cuisine paléo, par Romain Behar, cuisinier parisien, spécialisé en alimentation paléo…

J’essaierai de présenter l’alimentation paléo, à la fois pour celles et ceux qui souhaitent découvrir ce type d’alimentation que pour celles et ceux qui ont déjà opté pour le paléo et qui souhaitent affiner leur apport nutritif.

Plus précisément, je parlerai : 

  • des fondements scientifiques de l’alimentation paléo
  • des bienfaits d’une telle alimentation en matière de santé
  • de la mise en oeuvre du paléo au quotidien
  • de la mise en oeuvre du paléo dans le CrossFit

Le contenu sera basé sur les articles que je publie, chaque mois, dans la revue médicale “Néo Santé”, ainsi que sur les expériences de coaching paléo que j’effectue à Reebok CrossFit Brussels et à CrossFit 1815

Sur la journée, il y aura 2 séances :

  • 12h00 à 14h00
  • 14h30 à 16h30

Les places sont limitées à 20 personnes.  Inscriptions obligatoires par mail: sebastien@reebokcrossfitlouvre.com

Au plaisir de vous y voir !! Et d’ores et déjà merci à Reebok CrossFit Louvre pour cette opportunité ! 

L’alimentation “paléo” est-elle adaptée à la pratique d’un sport ? Que Robb Wolf conseille-t-il de manger lors d’une compétition CrossFit ? Qu’est-ce que les BCAA et la glutamine ? En quoi l’acidité détruit-elle les muscles ? Les produits pour sportifs servent-ils à autre chose qu’à pallier une alimentation déséquilibrée ? Et pourquoi les Inuits boivent-ils du sang de Caribou ? 

Temps de lecture : 10 minutes

Une idée communément admise dans le milieu sportif est que l’énergie nous vient du “sucre” et que l’alimentation du sportif doit donc inclure de grandes quantités de pâtes, de pain, de riz, de céréales, etc. Cette idée qui fit la fortune de toute l’industrie agro-alimentaire, à coups de boissons et de compléments sportifs, oublie pourtant qu’en matière d’alimentation sportive, le “one size fits all” n’a aucune validité, et que l’alimentation du sportif devra dépendre :

  1. du sport en question
  2. du métabolisme du sportif pratiquant ce sport
  3. des buts du sportif dans ce sport

Cette nutrition basée sur les glucides relève par ailleurs d’une vision trop simpliste du corps, ne tenant pas compte de tous les mécanismes plus complexes au niveau des micronutriments, de l’acidité du corps, et des hormones.

Comment expliquer, également, que durant des millions d’années, nous avons évolué dans un univers extrêmement physique – y compris au niveau des condition de vie (grand froid, etc.) – sans céréales (donc sans pâtes, sans pain, sans riz, etc.) ? L’approche paléolithique nous invite donc à une analyse plus détaillée de ce qui se joue dans notre corps lorsque nous pratiquons une activité physique.

Parce que si l’ère moderne a inventé le sport, elle n’a pas inventé l’activité physique. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, tout comme les membres des tribus de chasseurs-cueilleurs qui ont perduré jusqu’au 19ème et au 20ème siècle, dans certains endroits de la planète, avaient des aptitudes physiques qui surclassaient largement les nôtres, et même celles des meilleurs athlètes actuels !

Une analyse d’empreintes de pieds, datant d’il y a 20.000 ans, en Australie, montre ainsi que l’homme qui a fait ses empreintes courait à une vitesse de 37 km/h… sur une surface boueuse et à pieds nus. La même analyse en conclut que si cet homme avait couru sur une piste d’athlétisme, avec des chaussures munies de spikes, il aurait atteint une vitesse de 45 km/h : 3 km/h plus rapides qu’Usain Bolt !

On pourrait ainsi multiplier les exemples de sociétés de chasseurs-cueilleurs faisant preuve de compétences physiques supérieures aux nôtres, et cela aux quatre coins du monde. Des Tutsis capables d’égaler certains records du monde en saut en hauteur jusqu’aux Inuits canadiens ayant une capacité respiratoire impressionnante. Tout cela avec une alimentation paléolithique…

De plus en plus de sportifs ne s’y sont pas trompés et ont fait le choix d’une alimentation plus proche de notre évolution, mettant de côté les produits céréaliers et industriels. De Djokovic qui le fit à l’occasion d’un diagnostic d’intolérance au gluten, jusqu’à la fondation de Lance Armstrong (LiveStrong) qui préconise l’alimentation paléo, c’est toute une nouvelle génération de sportifs qui fait le choix de ce type d’alimentation, dans des disciplines aussi différentes que la natation, l’aviron, le ski, le football américain ou le rugby.

Alors, qu’est-ce qui fait que cette alimentation est propice à la performance physique ?

LES MACRO-NUTRIMENTS

Précisons tout de suite que l’alimentation “paléo” n’est pas “hypoglucidique”. Elle préconise simplement d’opter pour des sources de glucides à index glycémique bas, comme les légumes et la plupart des fruits. Ces aliments à IG bas augmentent lentement le taux de sucre dans le sang, ne provoquant pas de pic d’insuline. L’insuline étant une hormone de stockage, elle favorise le stockage du glucose dans les tissus adipeux. Des aliments à IG bas vont plutôt favoriser la dégradation des graisses.

Les bonnes graisses sont par fondamentales dans la nutrition d’un sportif. Une étude a fait tester, à un groupe de coureurs, trois régimes : l’un dit “normal” (au sens occidental moderne), avec 61% de glucides et 24% de lipides ; un autre dit “glucidique” avec 73% de glucides et 15% de lipides ; le dernier dit “lipidique” avec 50% de glucides et 38% de lipides, c’est-à-dire une répartition très proche de l’alimentation “paléo”. Les résultats montrent que le régime “lipidique” a amélioré leur capacité respiratoire, qu’ils étaient capables de courir 32% plus longtemps, et que leur taux d’acides gras libres (produisant une grande quantité d’ATP, molécules énergétiques privilégiées des cellules) avait augmenté.

Le “gras”, autrefois banni par les sportifs au détriment du sucre, fait donc son retour : des études récentes ont montré que la capacité à oxyder des acides gras libres, durant des efforts longs, joue un rôle plus important que ce qui était perçu auparavant (lire l’article en pdf). Et on connaît évidemment le rôle des omega-3, dont l’alimentation “paléolithique” est très riche, dans la réduction des inflammations articulaires.

Quant aux protéines, le régime paléolithique fournit non seulement une quantité, mais également une qualité, plus grande de protéines que l’alimentation moderne. Les protéines animales, en particulier, fournissent davantage de glutamine et d’acides aminés ramifiés (les fameux BCAA) : leucine, isoleucine, etc. Bien connues des sportifs, ces BCAA réduisent la perception de fatigue durant l’effort, en inhibant la production de sérotonine, qui transmet au cerveau la sensation de fatigue, et favorisent la récupération et la croissance musculaires après l’effort. La leucine, en particulier, intervient dans la synthèse des protéines au niveau musculaire.

Une alimentation riche en protéines favorise non seulement la masse musculaire, mais permet également de maintenir un taux de masse grasse faible : des sociétés de chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes en Australie, les Pygmées du Congo, les Hadza de Tanzanie, les Inuits du Canada et les Boshimans du Kalahari ont tous un taux de masse grasse très inférieur aux Occidentaux industrialisés.

Vilhjalmer Stefansson

Les Inuits, en particulier, avaient une alimentation quasi-exclusivement basée sur les produits de la pêche et de la chasse. Rien à cueillir dans les régions arctiques. Cela en faisait une alimentation basée majoritairement sur le gras, puisque 80 à 85 % de leurs calories leur venaient du gras, les 15 à 20 % restants provenant des protéines. Un anthropologue, Vilhjalmer Stefansson, ayant vécu avec les Inuits durant un an, au début du 20ème siècle, reporte même que les Inuits veillaient à ne pas manger trop de protéines, donnant les excès de viande maigre à leurs chiens, et gardant pour eux les parties les plus grasses (lire l’article en pdf).

Mais comment survivre sans sources de glucides, uniquement avec des protéines et des lipides, alors que toute personne qui arrêterait les glucides durant deux ou trois jours se sentirait manquer d’énergie ? 

Sans apports en glucose, l’organisme va synthétiser les corps cétoniques, via le foie, et les utiliser comme source d’énergie à la place du glucose. C’est pourquoi on parle de “cétose“. Le niveau très bas d’insuline, dû à un régime pauvre en glucides, va provoquer une dégradation des triglycérides, stockés dans les cellules adipeuses. Après une semaine d’adaptation, où l’énergie peut manquer, les recherches montrent que les performances (endurance, VO2max, etc.) reviennent à leur état initial : le corps s’est adapté à une alimentation pauvre en glucides. C’est la “keto-adaptation” en anglais… (lire l’article en pdf)

LES MICRO-NUTRIMENTS

Mais c’est peut-être au niveau des micro-nutriments que les bienfaits d’une alimentation paléolithque pour la performance sportive se révèlent le plus.

En comparaison avec celle des Australiens modernes, l’alimentation paléolithique est 366% plus riche en magnésium ! Cet oligo-élément augmente la puissance musculaire, réduit les risques de crampes et l’impact inflammatoire de l’exercice, et favorise le nettoyage de l’acide lactique. Des études montrent qu’une supplémentation en magnésium permet de courir à intensité maximale plus longtemps.

Il est également fondamental de regarder ce qui se joue au niveau de l’acidité. Le pH est la mesure de la quantité d’ions d’hydrogènes libres dans notre corps (H+). Beaucoup d’H+ signifie un pH bas, et donc une forte acidité. Peu d’H+ signifie un pH élevé, et donc un milieu peu acide, qu’on appelle “alcalin”.

Le potassium est un élément qui permet de réguler le pH. L’alimentation paléolithique en était 316% plus riche que la nôtre, grâce aux quantités de plantes que nos ancêtres mangeaient. Ces fruits et légumes (alcalisants) compensaient les protéines animales plutôt acidifiantes. Les molécules de citrate libérées par le potassium dans le corps sont métabolisées en bicarbonate, qui est utilisé pour ré-équilibrer tout excès d’H+.

A l’inverse des plantes, les produits laitiers, les légumineuses et les grains contiennent des niveaux importants d’acides aminés soufrés, qui génèrent un excès d’H+, rendant le corps plus acide…

Un bon pH est aussi important pour la santé que pour les performances physiques. Pour réduire les H+, le corps les attache à une autre molécule, l’ammoniac, et élimine le composé via les reins. Mais ceux-ci ont besoin de glutamine pour produire l’ammoniac.

Source : realfooduniversity.com

La glutamine est produite par le foie, à partir de la dégradation de muscles squelettiques. Donc, si le corps est trop acide, les muscles vont se dégrader et relâcher des acides aminés pour produire la glutamine permettant d’équilibrer le pH. On comprend donc que de nombreux sportifs prennent des suppléments en glutamine, mais cela signifie aussi que ça ne sert à rien s’ils ont une alimentation trop acide…

L’alcalisation améliore d’ailleurs les performances sportives. En effet, trop d’H+ inhibe d’une part le fonctionnement de deux protéines dans les fibres musculaires, l’actine et la myosine, qui participent à la contraction du muscle ; et d’autre part, l’enzyme qui participe à l’oxydation du glucose dans les muscles (et donc à la production d’énergie).

C’est pourquoi beaucoup de boissons pour sportifs (surtout en endurance) sont riches en sodium (bicarbonate ou citrate). Ca permet entre autres d’augmenter le niveau de bicarbonate dans le sang, le rendant plus à même de drainer les H+ des muscles. Mais le sodium peut également causer nausée et ballonnement. Une alimentation plus riche en fruits et légumes serait plus appropriée. Une étude montre d’ailleurs qu’à court terme déjà, une alimentation alcalisante permet d’améliorer les performances anaérobiques.

L’alimentation des Inuits était riche en sodium. Se nourrissant majoritairement de produits marins, ils rajoutaient même du sang de caribou – riche en sodium - dans leur soupe lorsqu’ils s’écartaient des côtes, pour aller chasser !

Glutamine, BCAA, boissons ré-hydratantes sucrées, beaucoup de produits alimentaires pour sportifs viennent souvent compenser une alimentation trop pauvre ou mal équilibrée. Essayez donc de revenir à une alimentation la plus naturelle possible, avant de faire appel aux produits que propose l’industrie du sport.

CONCRETEMENT, QUE MANGER ?

Avant l’activité physique :

  • Favorisez les glucides, pour maximiser les stocks de glycogène. Optez pour des fruits ou des patates douces, à index glycémique bas.
  • Prévoyez une source naturelle de protéines pour les BCAA.
  • Pensez à bien vous hydrater.

Dans les 30 minutes qui suivent :

Vous avez le choix entre deux options : des glucides… ou pas. Et ça dépendra essentiellement de vos objectifs. Selon Robb Wolf, si votre objectif est de rendre votre corps plus sensible à l’insuline (et donc perdre de la masse grasse et améliorer votre santé), il est préférable d’opter pour un Post Workout Meal “Low Carb”, pas ou peu de glucides et de préférence à index glycémique bas. Robb Wolf conseille un mélange Whey (protéines) et lait de coco…

Mais si vous êtes déjà sec (taux de masse grasse inférieur à 10% pour les hommes et 15% pour les femmes), vous pouvez vous autoriser un Post Workout Meal “High Carb”, avec des glucides à index glycémique plus élevé, vous permettant de reconstituer les stocks de glycogène… Robb Wolf propose de se servir des blocks du régime “Zone” que beaucoup de CrossFitters connaissent :

  • après un “petit WOD”, prenez l’équivalent d’un quart de vos blocks journaliers de protéines et l’équivalent d’un quart de vos blocks de glucides.
  • après un “gros WOD“, prenez également l’équivalent d’un quart de vos blocks journaliers de protéines, mais avec l’équivalent de la moitié de vos blocks de glucides !

Donc, si vous êtes sur 16 blocks par jour, votre post workout meal peut être composé de 4 blocks de protéines et de 4 à 8 blocks de glucides, selon le WOD, à rajouter à vos 16 blocks !! Cela représente plus ou moins 30 gr de protéines et entre 40 et 70 gr de glucides. C’est une dose de Progenex avec 250 ml de lait, et une banane associée éventuellement à une ou deux cuillères de miel…

Dans les heures qui suivent :

  • Continuez à manger des glucides, mais cette fois-ci, à index glycémique bas, ainsi que des acides aminés pour la réparation musculaire. Pour les acides aminés : optez pour des poissons gras, du poulet ou de la dinde.
  • Prévoyez également une source de potassium pour réguler l’acidité des tissus musculaires. Parmi les aliments riches en glucides et en potassium : raisins, patates douces, banane, ananas, kiwi, pomme, etc.

Et si vous participez aux CrossFit Games… ou même au Brussels / Lowlands Throwdown ?

Les règles restent les mêmes lorsqu’on participe à une compétition avec plusieurs WODs sur la journée, toujours selon Robb Wolf :

  • Recharge glucidique après chaque WOD (éventuellement en utilisant le système “Zone” pré-cité).
  • Prévoir des aliments qu’on digère bien, comme un shake de protéines qu’on tolère bien.
  • Et des noix et des amandes à grignoter entre les WODs.

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Deux articles publiés ces derniers jours montrent à quel point le CrossFit et l’alimentation paléo sont des pratiques fondées scientifiquement.

Le premier est publié dans The Guardian (UK). Le professeur Henry Bunn, de l’Université du Wisconsin a découvert que nos ancêtres ont chassé et consommé de la viande depuis plus longtemps que ce qu’on ne pensait.

Jusqu’ici, nous pensions qu’il y a 2 millions d’années, nos ancêtres n’étaient pas encore capables de chasser les animaux. La viande qu’ils mangeaient, pensait-on, étaient des animaux morts par eux-mêmes, ou des restes laissés par d’autres animaux, de meilleurs prédateurs comme les lions, les tigres, et autres carnivores. La preuve la plus ancienne de chasse humaine datait de 400.000 ans, en Allemagne.

Mais Bunn affirme maintenant que nous étions déjà capables, il y a 2 millions d’années, de chasser des proies pour leur nourriture. Les recherches ont effectivement montré que les restes d’animaux consommés par nos ancêtres à cette époque, en Tanzanie, provenaient d’animaux d’un âge différent de ce que les autres prédateurs chassaient. Ce n’était donc pas des restes laissés par les lions, par exemple, mais bien des proies tuées par nos ancêtres.

La découverte est importante parce qu’elle ré-évalue le moment où nos ancêtres ont eu accès à une nourriture riche en protéines. Cet apport en protéines libérant le corps de dépenses en énergie qui était nécessaire à la digestion des végétaux, le cerveau a pu se développer et nous faire évoluer vers… homo sapiensLire l’article ici.

Le deuxième article est écrit par Pierre Debraux, sur le site Sciences du Sport.com. Ce docteur en Performance motrice fait le point sur le High Intensity Interval Training (HIIT). Pour rappel, le H.I.I.T. peut être défini comme “une répétition de sprints de durée courte à modérée (i.e., 10s à 5 minutes) réalisés à une intensité supérieure au seuil anaérobie et séparés par une période récupération de durée variable ” (Laursen and Jenkins, 2002). Et ce type d’entraînement permet d’améliorer à la fois les capacités aérobiques et anaérobiques. En CrossFit, l’exemple le plus connu en matière de HIIT est le protocole “Tabata”, du nom de ce médecin japonais, qui consiste à alterner 20 secondes d’entraînement à haute intensité avec 10 secondes de repos. Lire l’article ici.

Bon et mauvais cholestérol, triglycérides et inflammation chronique. Tout est résumé dans cette infographie : les bons et mauvais aliments, les réactions physiologiques et les conséquences en terme de santé… A faire circuler ;-) (cliquez sur l’image pour agrandir)

 

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