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Les compétitions CrossFit s’enchaînent les unes après les autres, pour le moment. Cela contribue certainement à l’élévation générale du niveau dans le CrossFit, mais cela donne surtout à chacun l’occasion de progresser individuellement. 

Je m’explique. Peut-être que vous vous dites que faire des compétitions CrossFit ne fait pas partie de vos objectifs, que vous faites du CrossFit pour le fun, pour améliorer votre condition physique, pour perdre un peu de poids, pour vous défouler après le boulot, etc.

En fait, les compétitions ne sont pas un objectif “en soi” dans le CrossFit, ou alors pour une infime minorité. Sur les milliers de CrossFitteurs qu’il y a en Europe, seuls 3 athlètes peuvent prétendre aller aux CrossFit Games aux Etats-Unis. Si l’on regarde les phases finales de compétitions (les “Throwdows”), on voit plus ou moins toujours 20 ou 30 athlètes qui constituent le top niveau, et peuvent prétendre avoir des objectifs en terme de compétition. 20 ou 30 sur des milliers en Europe. Et aucun n’est un athlète CrossFit pro. Ils sont coaches, owners de box ou tout autre chose.

Tout ça pour dire que dans l’immense majorité des cas, les compétitions ne sont pas des objectifs en soi, mais un MOYEN, qui fait partie de l’entraînement. Dans le CrossFit, les compétitions font partie de l’entraînement. 

Si l’on s’accorde sur la définition qui dit que dans le CrossFit, nous faisons “des mouvements fonctionnels, constamment variés, à relativement haute intensité“, et que nous faisons cela dans le but d’être plus “Fit”, c’est-à-dire en meilleure condition physique, et en meilleure santé, alors on peut concevoir que chaque compétition est un moyen, dans l’entraînement, pour améliorer ses mouvements fonctionnels, pour augmenter la variation des exercices, et pour maximiser son intensité.

Très concrètement, une compétition, c’est sortir de sa zone de confort, c’est l’occasion d’essayer de maîtriser les exercices qu’on maîtrise moins bien, et ces progrès se traduiront en gain de force, ou d’agilité, ou de puissance, etc. C’est aussi l’occasion de devoir faire des exercices que vous n’avez jamais faits, donc d’amener de la variation dans l’entraînement. Enfin, quoi qu’on en dise, qu’on soit un compétiteur-né ou pas, on met toujours un peu plus d’intensité lorsqu’il y a un enjeu, quel qu’il soit.

Le retour à l’entraînement après une compétition est toujours un moment de reprise en main, de re-motivation, où on se dit : “je vais davantage me consacrer sur ceci ou sur cela”. La compétition est vraiment juste un élément de l’entraînement et par-là, du chemin vers des objectifs plus larges, comme la reprise en main de son corps, de sa condition physique, de sa santé.

TBTD2014_introC’est pour cela que les compétitions CrossFit sont accessibles à tout le monde. Ce sont toujours des “Open”. Tout athlète peut s’inscrire via internet. Cela diffère fortement d’autres sports, où participer à une compétition nécessite souvent que vous fassiez partie d’une fédération (avec cotisation en règle, etc.), qu’un coach vous sélectionne pour représenter son club, etc. Dans ces sports “traditionnels”, la compétition est souvent le but en soi. Dans le CrossFit, c’est juste un moyen, et c’est pour cela qu’il n’y a pas de barrière à l’entrée des compétitions, pour que chacun et chacune puisse participer.

Par conséquent, les compétitions CrossFit sont aussi les témoins de l’évolution générale des CrossFitteurs. Celles et ceux qui ont participé aux premières compétitions en Europe (il y a bientôt 3 ans maintenant, avec les “Fittest Games” à Reebok CrossFit Brussels, les premiers “Lowlands Throwdown”, aux Pays-bas, le Reebok CrossFit Fitness Championship, en France, etc.) peuvent en témoigner. Je me rappelle qu’à cette époque, on se demandait par exemple, si mettre des double-unders dans une épreuve n’était pas trop dur, parce que beaucoup ne savaient pas les faire ! Au dernier French Throwdown, TOUS les athlètes Elite Hommes et Femmes ont fait leurs 100 double-unders unbroken !!

Je me rappelle aussi qu’on n’aurait pas osé mettre des muscle-ups dans une épreuve, surtout chez les femmes. Au dernier French Throwdown, toutes les femmes passaient leurs muscle-ups… Quant aux charges, rare étaient ceux qui passaient la barre des 100 kg sur un Ladder avec un mouvement en overhead (Jerk, Thruster, etc…). Une fois encore, le dernier French Throwdown était le témoin de cette évolution, puisque presque tous les athlètes passaient aisément la barre des 100 kg en 1RM Thruster.

Mais nul besoin d’être à ce niveau-là pour participer à une des nombreuses compétitions. Parce que ce qui est bien, c’est que toute compétition peut être intéressante : aussi bien les “grosses” compétitions mondiales (“CrossFit Games”), les “grosses” compétitions internationales (Belgian Throwdown, Brussels Throwdown, French Throwdown, Lowlands Throwdown, Phare West Contest, etc.), les compétitions locales inter-boxes (comme le “Strength in Unity Invitational 2014″ à CrossFit 1815 ou “Kip My Cup” à CrossFit Montpellier), ou encore les compétitions “en interne” au sein d’une box.

Actuellement, les qualifications pour le Belgian Throwdown se terminent déjà, avec 3 épreuves, en 3 semaines, et la finale le 9 août, à CrossFit Da Vinci (Evere, Bruxelles). La semaine prochaine, c’est le Brussels Throwdown qui lancera ses qualifications : 3 épreuves également, réparties sur 3 semaines (à partir du 27 juillet). La finale aura lieu les 6 et 7 septembre à Reebok CrossFit Brussels. Et après cela, ce sera le tour du Lowlands Throwdown, avec sa qualification en un jour, le 20 septembre OU le 21 septembre selon les salles (à CrossFit Nivelles, ce sera le samedi 20 septembre).

Alors, prêt(e) à rajouter une compétition dans votre entraînement ? Pour s’inscrire au Brussels Throwdown, c’est ici !! N’hésitez pas !! https://regonline.activeeurope.com/Register/Checkin.aspx?EventID=1572370

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If fitness can be defined and measured, then it can be tested, and we can, in turn, find the fittest” (Si le fait d’être fit peut être défini et mesuré, alors cela peut être testé, et on peut, en retour, trouver la personne la plus fit), disait Greg Glassman, en 2013, à propos des CrossFit Games. Tester ses aptitudes physiques fait donc partie du CrossFit, et pourtant de nombreux athlètes préfèrent ne pas prendre part aux compétitions. Ou plutôt, ils s’inscriront toujours « la prochaine fois »…

Quelles sont les 3 erreurs principales de celles et ceux qui n’osent pas s’inscrire à des compétitions comme les Games, ou les qualifications du French Throwdown, Brussels Throwdown, Lowlands Throwdown, London Throwdown, etc.

ERREUR 1 : Vouloir être prêt

Cette année, je ne suis pas prêt. Je me donne un an et puis je m’inscris !“. Du coup, l’année prochaine, ils feront leur première compétition CrossFit… et ils feront toutes les erreurs d’une première participation à une compétition CrossFit. S’ils s’étaient inscrits cette année, ils n’auraient pas été moins prêts l’année prochaine. Au contraire, la compétition de l’année prochaine pourrait être leur deuxième, ou troisième, ou quatrième compétition. Mais pour cela, il faut participer à des compétitions.

FrenchThrowdownlogo-HL’expérience en compétition s’acquiert… en faisant des compétitions. Il faut se servir des compétitions pour se préparer aux compétitions (si on se qualifie pour une finale et qu’on a plusieurs wods sur la journée : quoi et quand manger, quelle stratégie lorsqu’il faut casser les séries, etc…). Est-ce que vous abordez vos wods de qualifications en 2014 comme vous le faisiez en 2011 ?

ERREUR 2 :  Vouloir se qualifier directement

Moi, si je m’inscris, c’est pour me qualifier !“. C’est le fantasme du “dark horse“, du type qui débarque de nul part et qui rempote la compétition. Comme si progresser d’année en année était moins bien. Comme si on n’avait qu’un seule occasion de montrer qu’on était bon, et qu’il ne fallait donc pas la gâcher en s’inscrivant trop vite.

Le problème est qu’il est pratiquement impossible d’avoir une idée de son niveau réel lorsqu’on s’entraîne juste dans sa box, avec les mêmes personnes, ou, pire, lorsqu’on s’entraîne tout seul. J’aurais même tendance à dire que lorsqu’on s’entraîne tout seul, on est toujours le meilleur…

ERREUR 3 : Ne pas se servir des compétitions pour progresser

Je veux être sûr de savoir tout faire avant de m’inscrire“. C’est la peur qu’un test révèle nos faiblesses, comme si le test allait définir si on EST bon ou mauvais.

Au contraire, il serait plus intéressant de se servir de ces tests, que constituent les compétitions, pour chercher à trouver ses faiblesses. Cela afin de pouvoir les travailler.

Ces trois erreurs sont typiques de ce qu’on appelle le “Fixed Mindset“, cette perception des capacités comme quelque chose de “fixé”, de définitif. Dans “Mindset. The New Psychology of Success“, Carol S. Dweck décrit ce “Fixed Mindset”, comme un état d’esprit selon lequel on naîtrait avec certains points forts et points faibles, qui resteraient identiques, quoi que l’on fasse. Si l’on est dans cet état d’esprit, on essaye d’éviter toute situation qui révélerait nos points faibles et de privilégier toute situation mettant en avant nos points forts. Du coup, l’échec fait peur, puisqu’il révèle un point faible, et risque donc de nous dévaloriser.

A l’inverse, le “Growth Mindset” est l’état d’esprit selon lequel les capacités et les talents peuvent être travaillés, cultivés et développés. L’échec ne fait donc pas peur. En aucun cas, il ne nous définit: il nous indique ce sur quoi nous devrons travailler, les points que nous devrons améliorer. Ici, nul besoin de se comparer constamment aux autres : on s’entraîne pour soi.  On progresse pour soi. Et c’est de cette manière que l’on atteint des sommets : Michaël Jordan, par exemple, ou John Wooden, ont évolué avec succès dans cet état d’esprit. Dans cet article, j’ai montré que des athlètes CrossFit comme Chris Spealler ou Mikko Salo sont également dans cet état d’esprit.

PhareWestContestUn test, comme une compétition, nous donne notre niveau actuel, il ne nous dit pas quel niveau on pourra atteindre. Il faut s’en servir pour progresser, pour faire mieux à chaque fois. Pas mieux que les autres ; mieux que ce qu’on a fait la dernière fois. C’est dans cet état d’esprit là que sont/étaient les plus grands leaders…

Alors, il vous reste une semaine pour vous inscrire au French Throwdown, la compétition française de CrossFit. Ne vous dites que vous devrez montrer à tout le monde que vous êtes bon, parce que vous risqueriez d’avoir peur que ça montre que vous êtes mauvais. Prenez cela comme 3 occasions (puisqu’il y aura 3 WODS) de voir ce que vous devriez travailler et donc 3 occasions de vous améliorer.

Sur plus de 1000 participants, il n’y aura que 60 qualifiés (par sexe). Pour tous les autres, ce sera une occasion de progresser. Croyez-moi !! Les compétitions font partie de l’entraînement.

Alors motivez vos potes dans votre box, et inscrivez-vous au French Throwdown !! Et après ça, il y aura le Phare West Contest, organisé par CrossFit Rennes. Puis après, en septembre le Brussels Throwdown et les qualifications pour le Lowlands et le London Throwdown… Autant d’occasions de progresser et d’acquérir des compétences !!

LogoCrossFitGames2014

L’inscription pour les CrossFit Games 2014 est ouverte ! C’est donc le bon moment pour s’informer sur les quelques nouveautés de cette 8ème édition des CrossFit Games…

D’année en année, les Games prennent de l’ampleur et le nombre de participants ne fait que croître. Le niveau s’élève et les enjeux sont de plus en plus importants pour des athlètes qui jouent parfois leur saison sur leur participation aux Games.

Face à ces nouveaux enjeux, les Open s’adaptent. Voici quelques nouvelles règles :

Tout athlète qui prétendra se qualifier pour les Regionals devra pouvoir fournir une preuve vidéo de ses wods de qualification. S’ils exécutent leurs wods dans des salles affiliées, il faudra non seulement que leur juge ait passé le CrossFit’s Judges Course (l’année passée, ce n’était que les juges des Regionals), et ils devront pouvoir montrer une vidéo de chacun des wods de qualification.

78414d4bb53935e088e1c71e56a8af6f-250x300Concrètement, il sera demandé aux 60 meilleurs hommes et femmes de chaque région de présenter au moins une vidéo d’un des workouts des Open, sans savoir lequel. La vidéo sera regardée par des membres du Staff de CrossFit.

De ces 60 athlètes, seuls 48 se qualifieront pour les Regionals. Autant dire que le staff s’attend à ce que des athlètes du haut niveau se fassent recaler après visionnage des vidéos !

Il en va de même si un(e) athlète du top 60 se qualifie pour les Regionals, en équipe.

Des tests anti-dopages pourront par ailleurs être exécutés sur n’importe quel athlète inscrits, même hors des semaines de compétition, et bien évidemment sans prévenir…

Enfin, dernier point, les équipes doivent être composées d’athlètes s’entraînant régulièrement ensemble, dans la même salle. Il pourra être demandé à la team des documents le prouvant (carnets d’entraînements, inscriptions aux wods, photos des entraînements, etc.) !

Autrement dit, la tricherie est rendue plus difficile :

  1. les athlètes doivent pouvoir prouver, par vidéo, leurs performances s’ils veulent prétendre à la qualification ;
  2. les contrôles anti-dopages sont renforcés ;
  3. et s’ils veulent concourir en équipe, les athlètes doivent réellement s’entraîner ensemble.

Cela met donc également la pression sur les salles affiliées, pour qu’elles forment leurs coachs au judging. Si leurs juges font mal leur boulot, ça risque d’être révélé à l’ensemble de la communauté, par la publication de vidéos d’athlètes éventuellement qualifiés !

Autre modification, les wods seront cette année divulgués le jeudi et nous aurons jusqu’au lundi, 5 pm Pacific Time, pour encoder nos scores, c’est-à-dire jusqu’à 2 heures du matin, la nuit du lundi au mardi, en Belgique ou en France…

Enfin, les choses changent également pour les Masters. Cette année, ils concourront avec tous les autres athlètes lors des Open. Toujours pas de Regionals pour eux, mais à l’issue de cette première phase 267311_217407958305746_129944130385463_607702_6392548_nqualificative, les 200 meilleurs athlètes de chaque division Masters seront invités à exécuter 4 workouts additionnels. Ils auront 4 jours pour encoder leurs scores des 4 workouts, autant dire qu’ils ne pourront pas tenter plusieurs essais sur chacun des workouts.

De plus, ils devront filmer chacun de ces 4 workouts. Le classement se fera alors sur 4 scores : leur classement sur chacun de ces 4 workouts additionnels et leur classement à l’issue des Open. Les 20 meilleurs de chaque division seront qualifiés pour les Games.

Voilà ! Inscrivez-vous ici : http://games.crossfit.com/

Premier wod de qualification, le jeudi 27 février ! 

J’encourage vivement tout athlète à s’essayer aux CrossFit Games Open. On apprend toujours beaucoup de choses en participant à de telles compétitions internationales, SI on le fait dans un bon esprit. N’attendez pas d’être prêt(e) pour participer aux Open. Servez-vous des Open pour voir si vous êtes prêt(e) ou pas, et savoir ce que vous devez travailler plus spécifiquement…

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And he is STILL the Fittest Man on Earth ! Rich Froning remporte sa troisième victoire d’affilée aux CrossFit Games. Tout en maîtrise, en ne remportant aucune des 9 premières épreuves, mais en gagnant haut la main les 3 dernières ! A ses côtés, Samantha Briggs confirme qu’en l’absence d’Annie Thorisdottir, elle est clairement la femme la plus fit du monde.

La journée du dimanche commençait avec le Sprint Chipper :

  • 21 MB GHD sit-ups
  • 15 Snatches
  • 9 Wall burpees

Time cap’ de 5 minutes seulement. Et la plupart des athlètes tournaient autour de 3 minutes !

Même s’il n’avait pas encore gagné d’épreuve, Rich Froning entamait ce chipper en tête du classement général. La victoire était déjà au bout de la dernière ligne droite, au bout du dernier sprint, qu’il a parcouru en 2:28. Meilleur temps ! Victoire de l’épreuve. Première victoire pour lui lors de ces Games.

Games2013_SprintChipper_floater5_1Dan Bailey confirme que lorsqu’il s’agit de sprint, il est toujours en tête, et termine en 2:30, décrochant la deuxième place, tout comme au ZigZag Sprint. ZA Anderson est troisième, en 2:33. Jason Khalipa se classe 4ème, en 2:37. S’il pouvait faire jeu égal avec Froning sur les Snatches, les wall burpees ont été à l’avantage du champion…

Chez les femmes (vidéo), Camille Leblanc-Bazinet signe le meilleur temps du 1er heat en 2:41. Alors qu’elle s’est classée souvent au-delà de la 30ème place lors des premières épreuves, elle se hisse dans le Top 6 des 5 dernières épreuves ! C’est Samantha Briggs qui fait le meilleur temps, profitant d’une chute de Jenn Jones dans les derniers mètres du sprint final ! Jones était pourtant première à la sortie des wall burpees. Briggs est devant elle pour trois dixièmes de secondes ! Et c’est Talayna Fortunato qui fait le 3ème temps.

Les organisateurs annoncent l’évent final, réservé aux 30 meilleurs athlètes hommes et femmes : une épreuve en deux parties, Cinco 1 et Cinco 2, avec des scores séparés…

Cinco 1 :
3 rounds of :

  • 5 deadlifts (405/265 lbs)
  • 5 weighted one-legged squats (53/35 lbs) per leg
  • 80-feet handstand walk

7 minutes de Time Cap’. Une minute de pause, et débute Cinco 2, dernière épreuve des CrossFit Games 2013 :

3 rounds of :

  • 5 muscle-ups
  • 5 deficit handstand push-ups
  • 90-feet walking lunges with a fat-bar (165/100 lbs) overhead

Cinco 1, Cinco 2 et Froning 3, comme trois épreuves gagnées d’affilée, et 3 victoires d’affilée aux CrossFit Games. Froning est super impressionnant sur les handstand walking, rattrapant Ben Smith qui était nettement devant lui à l’entame des 80 feet ! Il terminera 12 secondes derrière Froning. A ce stade de la compétition, il sait qu’il a gagné. Il laisse éclater sa joie. Bridges laisse éclater sa rage, les deadlifts à 185kg ne passaient plus… Il ne terminera pas dans le Time Cap’.

La dernière épreuve (vidéo) est une formalité, Froning la termine en 4:41, une minute devant le deuxième, Josh Bridges, qui termine en 5:40… Froning a déjà eu le temps d’escalader la tribune pour aller embrasser sa femme et ses supporteurs ! Jason Khalipa est 3ème, avec un temps de 5:52.

Games2013_Final_RotatorChez les femmes, c’est Elisabeth Akinwale qui prend une minute à tout le monde dans Cinco 1 : 3:32, alors que la deuxième, Talayna Fortunato, est à 4:36 ! Elle est suivie de Danielle Horan, (3ème en 4:46) et de Christy Phillips (4ème, en 4:46 aussi, mais avec trois dixièmes de seconde en plus). Valerie Voboril est 5ème; Camille Leblanc-Bazinet, 6ème.

Une minute et on reprend ! Talayna Fortunato grapille une place et remporte l’épreuve, devant Camille Leblanc-Bazinet et Michele Letendre, qui avait fait une moins bonne prestation sur le Cinco 1, se classant seulement en 20ème position, hors du Time Cap’. Samantha Briggs est 4ème, ex-aequo avec 9 autres athlètes qui n’ont pas terminé les lunges dans le Time Cap. Mais au classement général elle est bien en tête, et toute seule ! Elle remporte, pour la première fois, les CrossFit Games !

Au classement général masculin, Rich Froning est 1er, devant Jason Khalipa (2ème) et Ben Smith (3ème). Scott Panchik (4ème) échoue à une place du podium. Garret Fisher signe, à 22 ans, une très belle et très prometteuse 5ème place, devant Marcus Hendren (6ème), Josh Bridges (7ème), Dan Bailey (8ème) et Neal Maddox (9ème).

Au niveau féminin, c’est donc Samantha Briggs qui remporte ces Games, devant Lindsey Valenzuela (2ème), Valerie Voboril (3ème), Alessandra Pichelli (4ème) et Talayna Fortunato (5ème). Camille Leblanc-Bazinet, 6ème en 2012, termine 16ème cette année…

Rich Froning reste donc le plus fort. Et Samantha Briggs confirme l’excellente impression qu’on a pu avoir lors des Open et des Regionals. Et au final, ça fait la 4ème année consécutive qu’un(e) européen(ne) remporte les Games, avec Miko Salo, et Annie Thorisdottir deux fois…

Ce qu’on peut désormais appeler la “saison” CrossFit va déjà bientôt redémarrer, avec les Throwdown : Brussels, Lowlands, London, et puis les Open, et il ne va de même aux Etats-Unis… Un homme pourra-t-il aller détrôner Rich Froning ? Une femme pourra-t-elle faire en sorte que Briggs ne s’impose pas plusieurs années d’affilée ?

Ladder6

Ce troisième jour de compétition débutait avec le “Naughty Nancy”, que Dave Castro avait annoncé une semaine plus tôt, sans toutefois préciser de quoi il s’agissait…

C’était un “Nancy”… mais en pire. Les 400 m de course à pied, souvent sur surface plate, sont remplacés par une course dans les escaliers du stade. Et les 15 overhead à 42,5 kg (30 kg) sont remplacés par 25 overhead squats à 63,5 kg (42,5 kg). Il n’y a que 4 rounds, mais ça reste… naughty !!

Four rounds for time of:

  • Run 600 meters up and over berm
  • 25 Overhead squats (140 / 95 lbs)

Time Cap: 20 minutes

Chez les femmes, c’est de nouveau Kaleena Ladeairous qui fait la course en tête, durant toute l’épreuve. Elle termine pourtant moins de 4 minutes avant le Time Cap ! Samantha 13072708365679_26687Briggs était juste derrière, lors du dernier round, mais obligée de casser sa série d’overhead squats, elle laisse filer Kaleena Ladeairous vers la victoire. Samantha Briggs est donc 2ème, devant Valerie Voboril (3ème) et Michele Kinney (4ème). Elles sont 22 athlètes à finir sous le Time Cap de 20 minutes…

Chez les hommes, Bridges poursuit sur sa lancée du “Legless”, en prenant de l’avance grâce à ses séries unbroken. Ses 25 overhead squats du 2ème rounds lui permettent d’entamer la course à pied en tête. Et comme il continue à courir dans les escaliers et la côte qui suit, alors que d’autres marchent, forcément il reste en tête jusqu’au bout avec un temps de 16:31 !

Derrière lui : Rich Froning ! A près de 50 secondes (17:19), puis Jason Khalipa (3ème, à 17:28) et Ben Stoneberg (4ème, à 17:43). En prenant 95 points sur cette épreuve, Froning est alors 2ème au classement général, juste derrière Khalipa.

C’est là qu’ils entament le “Clean & Jerk Ladder”

1-rep Clean and Jerk every 90 seconds with progressively heavier barbells.

  • Men’s Weights (pounds) : 225, 235, 245, 255, 265, 275, 285, 295, 305, 315, 325, 335, 345, 355, 365, 375, 385, 395, 405
  • Women’s Weights (pounds) : 145, 150, 155, 160, 165, 170, 175, 180, 185, 190, 195, 200, 205, 210, 215, 220, 225, 230, 235, 240, 245, 250.

Avant qu’on arrive au top du classement avec Froning et Khalipa, plusieurs costauds se font déjà remarquer. Lucas Parker, qui décide de débuter directement à 315 pounds (143 kg !), atteint les 355 pounds (160 kg) en Clean ! Ils ne sont que deux à y arriver, avec Aja Barto.

Au fur et à mesure que les athlètes atteignent leur maximum, il ne reste plus que deux concurrents : Froning et KhalipaFroning a Khalipa dans son dos. Il passe la barre des 335 pounds, et va vers les 345 pounds. Lorsqu’il passe son jerk à 345 pounds et qu’il voit Khalipa manquer ses 335 pounds, Froning sait qu’il peut passer en tête. La barre des 355 pounds ne passe pourtant pas. Ses trois essais de Clean échouent.

Ladder7Mais avec sa troisième place, derrière Aja Barto et Lucas Parker (tous les deux premiers ex-aequo), Froning prend la première place au classement général ! “Pourra-t-on l’en déloger ?” se demande-t-on sur les réseaux sociaux…

Ben Smith se classe 4ème, avec une barre à 345 pounds. Jason Khalipa est finalement 7ème ex-aequo, avec ses 335 pounds.

Chez les femmes, on attendait évidemment Elisabeth Akinwale et Lindsey Valenzuela. C’est pourtant Amanda Goodman qui va aller le plus loin dans les charges, atteignant la barre des 235 pounds (106 kg), pour une première participation aux CrossFit Games. De l’avis général, sa technique était exemplaire !

Elisabeth Akinwale (2ème) s’arrête à 235 pounds, alors que son PR est de 240. Mais après 2 jours de compétition, ses jambes sont fatiguées, précise-t-elle. Camille Lebanc-Bazinet signe, avec cette épreuve, son meilleur classement, en montant à 225 pounds. Elle se classe 5ème, ex-aequo avec Jenn Jones.

La dernière épreuve de la journée (de la nuit pour nous !) est une réédition de la toute première épreuve des Games, en 2007 :

For time:

Row 1000 meters
then, five rounds of:

  • 25 Pull-ups
  • 7 Push jerks (135 / 85 lbs)

Time Cap: 15 minutes

Avec beaucoup d’humour, Froning avait tweeté, apprenant l’épreuve : “Encore du rameur ? Je suis heureux que Khalipa soit mauvais en rameur“, en référence au fait que Khalipa a gagné les deux épreuves de rameur…

Froning tweet

C’est Lacee Kovacs, dans le heat 2, qui garde longtemps le meilleur temps, avec 9:10. Daniel Petro, dans le heat 3, s’en rapproche, mais finit en 9:14, derrière Daniel Tyminski, qui avait mis 9:12. Aja Barto, qui avait été impressionnant sur d’autres épreuves, finit dernier du heat 3, en 13:27.

20073Le 4ème Heat masculin vient après les 4 Heats féminins. Dans ce dernier heat, on assiste d’abord à un chassé-croisé entre Froning, Khalipa et Bridges. Mais au fur et à mesure, Josh “Unbroken” Bridges prend une avance qu’il ne perdra plus ! Il remporte l’épreuve en 8:33. Froning mettra près de 45 secondes de plus pour terminer (9:14), suivi de Scott Panchik (9:25) et Khalipa (9:50). Au final de l’épreuve, Josh Bridges est premier, suivi par Lacee Kovacs (2ème), Daniel Tyminski (3ème), Rich Froning (4ème). Jason Khalipa est 9ème.

Au classement général, Rich Froning maintient sa première place, devant Jason Khalipa, Garret Fisher (3ème), Ben Smith (4ème), Marcus Hendren (5ème) et Josh Bridges (6ème).

Les plus anciens dans le CrossFit se rappellent que la première gagnante de ce WOD, en 2007, était Jolie Gentry, mannequin et membre du SWAT ! Dès le premier heat féminin, le record de 2007 est battu de 6 minutes !

Dans le 2ème heat, avec les 125 pull-ups à effectuer, c’est Camille Leblanc-Bazinet qui est la plus attendue. Elle fait d’ailleurs les 25 premiers pull-ups unbroken ! Mais elle prend quelques “No rep” sur les séries 20072suivantes. Au final, elle termine en 10:03, 8 secondes après Natalie McLain, qui avait signé le meilleur temps dans le premier heat. Il faudra attendre le 4ème Heat pour que ce temps soit battu. Camille Leblanc-Bazinet sera 3ème.

Dans le 3ème heat, alors que tout le monde, caméras comprises, regarde Michelle Kinney et Emily Carothers, c’est Michele Letendre qui les coiffe au poteau, à la surprise de tout le monde, avec un temps de 10:18.

La seule à battre le temps de Natalie McLain est Valerie Voboril, remportant le 4ème heat, et l’épreuve, en 9:50. Samantha Briggs finit en 11:17, s’assurant, avec une 10ème place, la première position au classement général à la fin de cette journée du samedi, devant Alessandra Pichelli (2ème), Valerie Voboril (3ème) et Christy Phillips (4ème)

Games2013_ZigZagSprint_Rotator2

Combien d’entre vous ont déjà couru un semi-marathon ?” – Quelques mains se lèvent… “Combien d’entre vous ont déjà… (petite pause)…  ramé un semi-marathon ?” – Oooohhh

Dave Castro a toujours le sens de la formule lorsqu’il s’agit d’annoncer une épreuve surprise aux CrossFit Games. Je me rappelle des réactions lorsqu’il avait prononcé le mot “Ring Handstand Push-ups” en 2010

Comme les années précédentes, la compétition commençait donc par une épreuve avec de la natation, mais plus en pleine mer, cette fois. L’épreuve se déroulait dans la piscine du Woollett Aquatic Center, à Irvine, en Californie. Il s’agissait de 10 rounds de :

  • 25 yards swim (= 22,9 m)
  • 3 bar muscle-ups
  • 25 yards swim

Un total de 500 yards à nager, donc, entrecoupés de muscle-ups sur une barre forcément trempée à chaque passage ! Chez les hommes (vidéo), on retrouve en haut du classement, des athlètes qui, on le sait – ils l’ont déjà prouvé – nagent bien, comme Matt Chan (4ème) et Josh Bridges (3ème). C’est malgré tout Jordan Troyan qui termine premier, devant Ben Smith. Lors du 7ème round, au coude à coude avec Troyan, Matt Chan se voit recevoir un “No Rep” sur un muscle-up. Les suivants ne passeront pas, laissant Troyan partir tout seul vers la victoire. Wes Piatt, pour sa première participation au Games, se place en 6ème place, grâce à son expérience de surfeur et de sauveteur en pleine mer.

Jason Khalipa finit en 13ème position. Rich Froning est plus loin : 30ème !

Chez les filles (vidéo), c’est Michele Letendre qui remporte l’épreuve, devant Kara Webb. C’est la première épreuve que Michele Letendre rempporte en 3 participations aux CrossFit Games. Samantha Briggs est 4ème, devant Christy Phillips (5ème) et Lindsey Valenzuela (6ème). Carla Nunes da Costa, qu’on connaît bien en Belgique et en Hollande, d’où elle est originaire, même si cette année, elle s’est qualifiée en Afrique du Sud, se classe 30ème, comme Rich Froning, chez les hommes ! ;-)

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Vient ensuite cette fameuse épreuve du rameur : 21 km, avec un premier score à la fin des 2000 premiers mètres. Chacune des deux épreuves valant 100 points, il importait d’être stratégique : se cramer sur les 2000 premiers mètres rendrait les 19 km restant très pénibles ! On remarque néanmoins, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, que celles et ceux qui savent bien ramer sur 2000 mètres, sont les mêmes qui rament bien sur de très longues distances.

Même si elle n’a pas fait les 2000 premiers mètres devant, Samantha Briggs finit en tête, ex-aequo avec Kaleena Ladeairous (vidéo). Elles continuent toutes les deux dans le peloton de tête jusqu’au bout du semi-marathon, avec Margaux Alvarez (2ème) et Ruth Anderson Horrell (3ème). Samantha Briggs remporte l’épreuve, en 1:27:47. Kaleena Ladeairous est 4ème. Carla Nunes da Costa est 26ème aux 2000 m, et gagne une place à la fin de la distance totale (25ème).

Chez les hommes (vidéo), c’est Jason Khalipa qui survole l’épreuve, en décrochant les victoires sur les deux distances. Il finit les 2000 m en 6:21 et les 21 km en 1:18:02. Rich Froning le suit de près sur la première épreuve, et se classe 2ème en 6:34. L’Euopéen Frederik Aegidius décroche une belle 9ème place, juste devant Marcus Hendren, sur cette première distance.

Dan Bailey est seulement 23ème, en 6:47. La distance plus longue lui sera encore moins favorable, puisqu’il la terminera en 43ème position ! Graham Holmberg qui le suit sur la première distance (24ème) gardera une même position à la fin du semi-marathon (22ème).

VENDREDI

Un jour de repos, et on redémarre vendredi avec le “Burden Run” (en vidéo)

Games2013_mensburdenrun_floater2For time:

  • Run 2.1 miles
  • Flip the Pig 100 yards
  • 600 yard Log carry
  • Drag the Iditarod 66 yards

Time Cap: 40 minutes

Deuxième effet d’annonce de Dave Castro : “On cherchait quelque chose de nouveau… alors on a pensé à ce qu’on utilisait à l’armée…“. Les troncs ! Et une originalité pour les équipes : le “Worm“, sorte de verre de terre, composé de morceaux de tronc d’arbre reliés par une corde…

Autre nouveauté, un “Pig“, que l’on flip comme un pneu (bon, pour être tout à fait honnête, je crois que c’est la même chose qu’un pneu de tracteur, sauf que ça peut être vendu par Rogue, alors que des pneus, on en trouve partout…). Mais l’exercice reste très bien !

Jason Khalipa ne partait peut-être pas favori, avec 2,1 miles à parcourir en début d’épreuve, mais c’était sans compter sa puissance et sa résistance sur les exercices de force qui suivaient. A la fin des 100 yards de Pig Flip, il est déjà en tête, prend le premier le tronc de 100 pounds pour parcourir les 600 yards, et tire comme un buffle le prowler attaché avec des sangles, pour sa 3ème victoire d’affilée !! (vidéo)

Rich Froning reste bloqué sur la ligne d’arrivée, incapable de faire avancer le prowler durant quelques secondes, ce qui laisse à Rob Forte, l’Australien, l’occasion de lui voler la 6ème place. Froning termine donc 7ème. Ben Smith décroche à nouveau une très belle place : 2ème, juste devant Daniel PetroLacee Kovacs est, quant à lui, 10ème.

Chez les femmes (vidéo), cette épreuve a été l’occasion pour Kaleena Ladeairous de prendre sa revanche sur Samantha Briggs. C’est pourtant cette dernière qui termine les 2,1 miles en tête, avec une sérieuse avance même ! Elle avait déjà bien avancé sur terrain, à faire tourner le Pig, lorsque Michele Kinney et Kaleena Ladeairous sont arrivées. Ce n’est que sur le Log Carry qu’elle est rattrapée puis dépassée. Elle terminera 3ème, derrière Kaleena Ladeairous (1ère) et Ruth Anderson Horrell (2ème) qui surgit de nulle part à la fin ! Christy Phillips prend la 4ème place. Et Carla Nunes da Costa est 18ème, se maintenant, épreuve après épreuve autour de la 20ème place !

Games2013_ZigZagSprint_men_floater2Epreuve suivant : le ZigZag Sprint. 50 yards. 4 obstacles à contourner. Et une épreuve par qualifications en petits groupes : premier tour, 2ème tour, demi-finales et finales.

Dans ce type d’épreuve, les athlètes qui ont partiqué le football, le soccer ou le hockey maîtrisent forcément mieux les changements de direction et les sprints sur gazon. C’est le cas de Michelle Crawford et de Lindy Wall, qui raflent, respectivement les 1ère et 2ème places (vidéo). Christy Phillips est 4ème et Michelle Kinney, 5ème ex-aequo. Samantha Briggs fait sa moins bonne prestation jusqu’ici, avec une 25ème place ! Camille Leblanc-Bazinet, qu’on n’a pas encore beaucoup vu, est reléguée en 36ème position !

Chez les hommes (vidéo), cette épreuve se joue entre Dan Bailey (1er) et Marcus Hendren (2ème). Mais Aja Barto fait belle figure également, avec une 3ème place. Ben Smith est 6ème. Epreuve très serrée, puisque 4 athlètes ont même du faire une course supplémentaire pour être départagés : Graham Holmberg, Justin Allen, Ben Smith et Marcus Filly. Pour donner une idée du niveau, deux ex-vainqueurs des Games sont ex-aequo en 18ème position : Graham Holmberg et Rich Froning.

La journée se termine sur un WOD plus classique (si on peut dire) :

Legless1For time:

  • 27 Thrusters (95 / 65 lbs)
  • 4 Legless rope climbs
  • 21 Thrusters (95 / 65 lbs)
  • 3 Legless rope climbs
  • 15 Thrusters (95 / 65 lbs)
  • 2 Legless rope climbs
  • 9 Thrusters (95 / 65 lbs)
  • 1 Legless rope climbs

Même poids que dans un “Fran” (42,5 kg pour les hommes, 30 kg pour les femmes), sauf qu’on rajoute 27 reps avant les traditionnelles 21-15-9. Mais surtout : on grimpe à la corde, à 4,50m, sans les pieds !!

Pour cela, il est donc impératif de bien gérer la corde : monter jusqu’à la moitié et rester bloqué, c’est perdre beaucoup d’énergie pour rien ! C’est ce qui est arrivé à Samantha Briggs !

On se rappelle que Froning avait eu une mauvaise expérience avec la corde en 2010, année où il avait terminé deuxième, derrière Graham Holmberg. Mais c’était justement parce qu’il ne savait pas monter à la corde en utilisant ses pieds. Bien qu’il ait appris à le faire depuis, le problème ne se posait plus ici, puisque personne ne pouvait utiliser ses pieds, ni pour monter, ni pour descendre !

Chez les femmes (vidéo), il a fallu attendre le 4ème heat, pour qu’une compétitrice termine l’épreuve dans le Time Cap, en la personne d’Alessandra Pichelli ! C’est elle qui remportera l’épreuve, en “kippant” sur ses dernières montées ! Christy Phillips termine deuxième, juste à la limite des 10 minutes. Ce sont les deux seules athlètes à être dans le Time Cap !! Samantha Briggs termine 16ème, après avoir échoué plusieurs fois à quelques centimètres de la barre qu’il fallait aller toucher. A la fin de l’épreuve, au classement général, elle laisse la première place à Christy PhillipsCarla Nunes da Costa décroche une très belle 11ème place sur cette épreuve.

Chez les hommes (vidéo), le plus impressionnant est sans conteste Josh Bridges : séries de thrusters “unbroken” et montées de corde à l’aise ! Il termine premier, en 6:07 !! Matt Chan rencontre par contre le problème d’atteindre le seuil où ça ne monte plus, et n’arrive pas à terminer dans le temps. Gary Helmick (2ème) fait une grosse prestation, en terminant juste une seconde après BridgesKenneth Leverich (3ème) et Lucas Parker (4ème) les suivent de peu. Derrière eux : Lacee Kovacs (5ème), Marcus Hendren (6ème), Jordan Troyan (7ème) et Rich Froning (8ème).

A l’issue de ces deux premières journées de compétition, Jason Khalipa est en tête au classement général, suivi par Garret Fisher, Rich Froning, Marcus Hendren et Ben Smith.

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Photo : Reebok CrossFit Louvre / French Invictus Team

En octobre 2012, à l’issue du Lowlands Throwdown, j’écrivais “CrossFit : We need more competitions” (CrossFit : on a besoin de plus de compétitions). Depuis, s’est déroulé le London Throwdown, et nous sommes en plein “French Throwdown“. Et plus que jamais, je crois en l’intérêt de ces compétitions dans le CrossFit. 

Aujourd’hui, lors du WOD #2 (9 minutes pour établir sa rep max au deadlift, au backsquat, puis au shoulder-to-overhead), j’ai établi 3 Personal Records (PR) ! Oh, ce ne sont pas des poids extraordinaires pour les vrais compétiteurs, celles et ceux qui visent la qualification pour la phase finale, et une place sur le podium. Mais pour moi, ce sont les 3 soulevés les plus lourds que je n’ai jamais faits. C’est la première fois que je soulève 190 kg du sol, que je squatte avec 135 kg sur les épaules et que je place 100 kg au-dessus de ma tête.

06Pour dire, ça fait près d’un an que j’essaie ce Jerk à 100 kg. Impossible. C’était certainement psychologique. Mais c’est ça qui est intéressant : lors d’une compétition, on aborde les wods différemment. Et c’est tout l’intérêt de ces compétitions. En les abordant différemment, avec la motivation en plus, on progresse !

Après le deadlift et le squat, j’ai assuré un jerk à 90 kg (je savais qu’il allait passer, c’était pour être sûr d’avoir un shoulder-to-overhead validé). Comme j’avais encore du temps, j’ai donc essayé à 95 kg. Raté ! Impossible d’étendre les bras. Et pourtant je sentais que ça me paraissait plus léger que d’habitude. Il devait rester entre 30 et 45 secondes, je me dis : “rien à perdre !” Autant tenter un dernier essai à 100 kg. Je charge. Mon juge à CrossFit 1815 me crie “10 secondes !” Pression au maximum !! Et BOUM ! Ce que je n’étais pas arrivé à faire en 1 an, je l’ai fait en 10 secondes !!

100 kg en Jerk, ce n’est pas tant que ça, donc cette histoire n’a pas beaucoup d’intérêt, sauf que pour moi, c’est le French Throwdown qui m’a permis de passer ce cap des 100 kg ! Et je remarque que ces compétitions sont pour beaucoup l’occasion de se dépasser, de sortir de sa zone de confort, d’accrocher définitivement au CrossFit, à sa méthode et à sa culture.

J’ai vu des débutants se lancer dans de telles compétitions comme un défi, comme on s’inscrit à un marathon pour se prouver quelque chose, avec comme seul objectif d’arriver au bout; j’ai vu des étudiants se filmer pour soumettre leur score, dans des salles non-appropriées, se voir refuser leur score et ré-essayer en corrigeant leurs mouvements; j’ai vu plein de personnes aller plus loin que dans les wods quotidiens, parce qu’il y a un enjeu, un classement, même si l’enjeu est d’occuper la 706 ème place et non la 707 ème…

Le French Throwdown ne fait que commencer, mais Reebok CrossFit Louvre qui l’organise à déjà fait un boulot formidable, en réunissant plus de 1200 athlètes, répartis sur 120 boxes affiliées, sur 10 pays. Sans parler de tous les athlètes qui postent des vidéos depuis leur garage, leur petit home gym bricolé. Parce que le CrossFit, c’est aussi ça : des gens qui ReebokCrossFitLouvreLogos’entraînent comme ils peuvent, avec un minimum de matériel. Même si je travaille actuellement avec deux salles (Reebok CrossFit Brussels et CrossFit 1815), et que j’ai donc la possibilité de m’entraîner dans les meilleures conditions qui soient, je n’oublie pas que j’ai commencé chez moi, avant qu’il y ait des salles près de chez moi, dans mon jardin, et dans une petite pièce que je m’étais aménagée. Ces compétitions permettent d’aller chercher ces gars et de les intégrer dans la communauté.

En tant que coachs CrossFit, ces compétitions sont également de belles opportunités de jouer un rôle de médiateurs entre ces deux types d’athlètes que l’on entraîne : monsieur-et-madame-tout-le-monde, qui souhaitent se remettre en forme, et les athlètes CrossFit de haut niveau, qui commencent à émerger au fil des compétitions. Les deux ne sont pas incompatibles : le fait qu’il y ait des stars dans le football n’empêche pas que tous les week-ends, des milliers de matchs aient lieu, avec des enfants et des adultes tout à fait amateurs. Même chose dans la plupart des sports. Maintenant, le CrossFit est un sport et ce double aspect en fait tout à fait partie. Le rôle des coachs est précisément d’être des médiateurs : attirer celles et ceux qui veulent devenir de futurs Froning ou Thorisdottir vers le haut niveau, et faire comprendre aux autres qu’il n’y a pas besoin de faire comme Froning et Thorisdottir pour bénéficier de tous les effets positifs du CrossFit, que l’on participe à ce genre de compétitions ou pas.

Maintenant, il reste le WOD #3 du French Throwdown. Et puis la final en juin, à Paris, qui s’annonce comme une belle fête de la communauté CrossFit !! Soyez dans le mouvement !

03

(voir le classement complet)

Et voilà, les Open 2013, c’est fini ! Richard Vanmeerbeek confirme sa première place incontestée en Belgique, en terminant premier de chacune des 5 épreuves. Et il se qualifie pour les Regionals, avec sa 43ème place au classement européen ! Derrière lui, un beau duel entre Sébastien Ferket et Matthieu Montès, qui se partagent sur presque chaque épreuve, la deuxième ou la troisième place. Une seule répétition les sépare sur les 5  wods ! Signalons également que le père de Richard, Michel Vanmeerbeek termine 2ème dans catégorie des Masters entre 50 et 54 ans !

Pour ma part, je me place dans une totalement inespérée 9ème place au niveau belge ! C’est surtout dû au fait que de nombreux très bons athlètes n’ont pas complété les 5 wods de qualification. J’en profite pour remercier toute la communauté CrossFit qui était au Salon du Fitness (Paris), qui m’a permis de faire le 13.3 et CrossFit Montpellier qui m’a accueilli pour le 13.4. Super souvenirs !! Je crois aussi que le jeûne intermittent que je teste actuellement au niveau nutrition m’a permis de booster un petit peu mes performances.

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(voir le classement complet)

Au niveau féminin, c’est Carmen Bosmans, de CrossFit Antwerpen, qui est en tête sur l’ensemble des 5 épreuves. Elle termine 42ème au niveau européen et se qualifie donc pour les Regionals ! Derrière elle, Pauline De Valensart et Rachel Vandernoot, de Reebok CrossFit Brussels terminent 3ème et 4ème de Belgique. Caroline Cantamessa, de CrossFit 1815, est 10ème.

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(voir le classement complet)

En France, c’est Yohann Gigord, de CrossFit Toulouse qui remporte la première place. Sa 30ème place au classement général européen lui permet de se qualifier pour les Regionals, pour la deuxième année consécutive. Derrière lui, on retrouve pas mal de noms connus, Hocine Khiar, de CrossFit Bordeaux, la Reebok CrossFit Louvre / French Invictus Team, avec Christophe Besnard, Patrick Mochen et Yvan Gegout. La Reebok CrossFit Louvre / French Invitus Team se qualifie d’ailleurs, en Team, pour les Regionals, avec sa 22ème place au classement général ! CrossFit Montpellier est également bien représenté avec deux athlètes dans le top 10 français : Freddy Zitter et Marvin Nauche. Et on retrouve également Clément Giraud, des CrossFit Original Addicts, Paris.

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(voir le classement complet)

Au niveau féminin, tout semble se jouer entre la Reebok CrossFit Louvre / French Invictus Team et CrossFit Toulouse. C’est Elise Labrunie, de CrossFit Toulouse, qui termine première, suivie par Isabelle Derond et Virginie Henry, de la French Invictus Team. Hélas, aucune d’entre elles ne se qualifie pour les Regionals, en individuel.

Et maintenant, prochaine étape : le FRENCH THROWDOWN ! Premier WOD de qualification, le 14 avril ! 

Crossfit-Games2013Les CrossFit Games sont un moyen de tester notre “Fitness”, c’est-à-dire nos capacités physiques générales. Mais ce n’est pas qu’un test physique, c’est aussi un test de notre capacité à mettre en oeuvre nos capacités physiques, un test de notre connaissance des mouvements, de la physiologie de notre corps, etc. 

Les meilleurs athlètes CrossFit ne sont pas seulement très forts ou très endurants, ils ont également des mouvements parfaits, très efficaces, et une excellente gestion de l’effort… Et c’est ça qui leur permet d’être forts et endurants.

Pour les Open, plusieurs coachs de renommée mondiale nous donnent des conseils très précieux pour améliorer nos placements, nos mouvements, nos réceptions et notre gestion de l’effort. Il s’agit de Jami Tikkanen, Kelly Starrett, Carl Paoli ou Brian MacKenzie… Très intéressant avant de se lancer dans le 13.2 !!

CrossFitGames2013Dans les semaines et mois à venir, les événements CrossFit vont se succéder, à commencer par les CrossFit Games Open (début mars), suivis par les Regionals et la finale en juillet.

A cela s’ajoutent les compétitions propres à de nombreuses boxes, comme la finale “Kip My Cup” à CrossFit Montpellier, ce week-end, et le championnat Reebok en France. Plus toutes les séminaires Level 1, à Reebok CrossFit Brussels, à Reebok CrossFit Louvre et à CrossFit Montpellier. Mais également le salon du Fitness, à Paris, les 22, 23 et 24 mars, où Reebok CrossFit Louvre sera présent.

En Belgique, CrossFit 1815 (Waterloo) fera son inauguration officielle le samedi 2 mars.

Et le printemps approchant, c’est davantage de personnes qui se mettront au CrossFit…

Donc, on peut s’attendre à ce que beaucoup de gens parlent du CrossFit, ces prochaines semaines, sur les réseaux sociaux. Vous-mêmes vous le ferez très certainement ! ;-) Pour partager vos scores aux Open, mettre en avant un WOD qui vous a plu, ou annoncer fièrement que vous êtes Level 1 !

… Mais tout le monde ne sait pas ce qu’est le CrossFit. Donc, pourquoi ne pas partager une vidéo, en y joignant vos propres mots ?

La vidéo “Let Me Tell You About CrossFit” nous semble être une bonne vidéo : on y voit aussi bien les athlètes de haut niveau, qui peuvent en inspirer certaines, que les gens normaux qu’on entraîne tous les jours dans les salles CrossFit et qui représentent la grande majorité de nos adhérents. Le CrossFit, c’est à la fois accessible à tout le monde, et un moyen de faire ce que tout le monde ne fait pas ;-)

Il suffit de partager ce lien, en joignant une phrase expliquant CE QU’EST LE CROSSFIT POUR VOUS.

LIEN : http://youtu.be/mlVrkiCoKkg

Exemple :

AboutCrossFitTwitter

Sur Twitter, n’oubliez pas le hashtag : #aboutCrossFit

Et partagez-la également sur Facebook, Google+ et sur tous vos réseaux sociaux… avec votre formule personnelle, en 1 phrase !

Elizabeth, Isabel, Fran… des prénoms féminins pour la plupart du monde. Des « benchmark girls » pour les CrossFitteurs. Tout le monde dans le CrossFit connaît ses petits frissons qu’on a dans le dos lorsqu’on voit « Fran » écrit sur le whiteboard de la salle… On sait que le workout sera bref… mais intense. Et aujourd’hui, pour les athlètes qualifiés pour l’épreuve finale, il y en aura trois à effectuer ! C’est une véritable révision des classiques du CrossFit !

WOMEN

Elizabeth : 21-15-9 reps of Clean (42,5kg) / Ring Dips

D’entrée de jeu, Deborah Cordner Carson signe un temps incroyable dans le Heat 1 : 3:35 ! Ce record ne sera pas égalé dans les Heats suivants…

Dans le Heat 2, Camille Leblanc-Bazinet est rapidement en tête, et prend même un tour à certaines de ses concurrentes. Elle remporte le Heat 1, devant Lindsey Valenzuela. Elle sera 4ème au final. Rebecca Voigt et Christy Phillips peinent davantage. Rebecca Voigt terminera 3 secondes avant le Time Cap de 6 minutes.

Dans le Heat 3, c’est Annie Thorisdottir qui finit en premier les 21 Cleans, mais elle est rejointe par Kristan Clever à la fin de la série de Ring Dips. Au moment des séries de 9 répétitions, Kristan Clever est en tête. Elle finit en 4:08, 2ème de l’épreuve. Annie Thorisdottir est 6ème, mais maintient sa place au classement général, sa principale concurrente, Julie Foucher, se classant 9ème de l’épreuve.

Isabel : 30 Snatches for time (42,5kg)

Quelques minutes de récupération, et c’est reparti avec les Snatches.

Lindsey Valenzuela est impressionnante dans le Heat 1, avec un temps de 1:34, qui lui vaut la 2ème place de l’épreuve.

Dans le Heat 2, le public peut suivre la progression, tout au long des 30 reps, entre Jenny Davis, Elisabeth Akinwale et Camille Leblanc-Bazinet. Elles termineront dans cet ordre-là.

Et c’est Annie Thorisdottir qui remporte l’épreuve, en 1:30, se rapprochant encore un petit peu du titre final. Kristan Clever est 3ème de l’épreuve, Talayna Fortunato 4ème.

Fran : 21-15-9 reps of Thrusters (30 kg) / Pull-ups

La voilà cette dernière épreuve : « Fran » !! A ce moment-là, Annie Thorisdottir est première du classement général, suivie par Julie Foucher, Talayna Fortunato et Kristan Clever.

Dans le Heat 1, Camille Leblanc-Bazinet, qui s’en sort visiblement très bien sur les classiques, est première à l’entame des 15 Thrusters, grâce à ses Butterfly Pull-ups d’une rapidité impressionnante ! Elle maintient cette avance et finit première du Heat et de l’épreuve en 2:35 ! Stacie Tovar est 2ème du Heat 1, suivie par Rebecca Voigt.

Le Heat 2 est un duel entre Kristan Clever et Talayna Fortunato, pour la 3ème place sur le podium. Elles sont les premières à sortir des 21 Thrusters. Elles restent au coude à coude sur la série des 15 Thrsusters. Mais dans la série des 9 Pull-ups, Kristan Clever doit lâcher la barre à deux répétitions de la fin. Talayna Fortunato va jusqu’au bout et termine première de ce Heat, 2ème au classement de l’épreuve, juste devant Kristan Clever, qui s’en voudra probablement d’avoir lâché cette barre : ça lui coûte la troisième place sur le podium !

Annie Thorisdottir termine 6ème de l’épreuve, mais reste première au général. Elle sait qu’elle a gagné : elle est officiellement la femme la plus « Fit » du monde pour la deuxième année consécutive !

Top 10 féminin :

  1. Annie Thorisdottir
  2. Julie Foucher
  3. Talayna Fortunato
  4. Kristan Clever
  5. Valerie Voboril
  6. Camille Leblanc-Bazinet
  7. Elisabeth Akinwale
  8. Jenny Davis
  9. Lindsey Valenzuela
  10. Rebecca Voigt

MEN

Annie Thorisdottir ayant renouvelé son titre de « Femme la plus Fit du Monde », tous les regards étaient braqués sur Rich Froning : allait-il en faire autant ?

Elizabeth : 21-15-9 reps of Clean (60 kg) / Ring Dips

Le Heat 1 commence avec un duel entre Pat Burke et Daniel Tyminski. Ce dernier revient le premier à la série des 9 Thrusters. Il termine en 2:50. Pat Burke est 2ème du Heat 1, devant Lucas Parker.

Dans le Heat 2, tout le monde sait que Jason Khalipa est très fort sur les workouts classiques du CrossFit. Il arrive premier aux 15 Ring Dips, suivi de près par Dan Bailey. Mais c’est Austin Malleolo qui conclut en premier ce Heat, avec un temps de 2:43. Jason Khalipa est 2ème ; Graham Holmberg, 3ème.

Les deux premiers de l’épreuve sont à aller chercher dans le Heat 3 : Rich Froning, qui était déjà en tête dès les séries de 15 Ring Dips, finit premier du Heat et de l’épreuve, avec un temps de 2:33. Matt Chan le suit en 2:42.

Isabel : 30 Snatches for time (60 kg)

A ce moment-là, on sent que Rich Froning sera très dur à battre. Tous ses concurrents savent qu’il a un très bon Snatch, et que, même sur une série longue, il ne perd pas son mouvement.

Spencer Hendel remporte le premier Heat, en 1:26, devant Graham Holmberg (1:33) et Nate Schrader (1:45). Cette épreuve est très rapide !

Et c’est à nouveau Rich Froning le plus fort. Au coude à coude avec Matt Chan durant les 30 reps, il finit premier en 1:21. C’est là qu’il remporte définitivement son titre.

Fran : 21-15-9 reps of Thrusters (42,5 kg) / Pull-ups

Le grand gagnant étant connu, la dernière épreuve devait permettre de départager les prétendants à la médaille de bronze.

Dans le Heat 1, Dan Bailley est le premier à entamer la dernière série, de 9 Pull-ups. Il termine premier du Heat en 2:54.

Le Heat 2 est clairement le plus intéressant : Kyle Kasperbauer arrive le premier aux 21 Pull-ups, et continue en tête, talonné par Jason Khalipa, jusqu’aux 9 derniers Pull-ups. Mais alors que tout le monde se concentrait (caméra inclue) sur le duel Kasperbauer / Khalipa, pour la 3ème place au général, c’est Scott Panchik qui passe devant tout le monde, gagne le Heat 2, et remporte l’épreuve… Kyle Kasperbauer maintient néanmoins sa 3ème place sur le podium. Jason Khalipa est quand à lui 5ème, derrière Scott Panchik.

Les caméras sont maintenant braquées sur Rich Froning, qui termine son « Fran » sans avoir besoin de faire un temps mémorable. Il sait qu’il est sacré, pour la deuxième année consécutive, l’homme le plus « Fit » du monde !

Top 10 masculin

  1. Rich Froning
  2. Matt Chan
  3. Kyle Kasperbauer
  4. Scott Panchik
  5. Jason Khalipa
  6. Dan Bailey
  7. Marcus Hendren
  8. Austin Malleolo
  9. Chad Mackay
  10. Graham Holmberg

Deborah Cordner Carson reçoit le prix du « Spirit of the Games » pour avoir vaincu sa peur de l’eau dans la première épreuve du Triathlon.

Classement par équipes :

  1. Hack’s Pack Ute
  2. SPC CrossFit
  3. Diablo CrossFit Anejo

Pour le douzième event, les CrossFit Games renouent avec un outils utilisé en 2009 : le sledgehammer (ou “masse” en français). Mais cette fois-ci, il ne s’agit plus d’enfoncer un pieu dans le sol. But du jeu : faire avancer une charge sous trois angles différents.

Lorsque les athlètes entrent dans le stade, pour la première épreuve du dimanche, ils ne savent pas à quoi servent ces rails posés sur le sol. Des charges sont amenées et posées sur les rails. Des Sledgehammers sont dévoilés. Il faudra enchaîner des “bangers” (frapper la charge pour la faire avancer) et des double-unders !

Les athlètes découvrant l’épreuve…

Dès le premier Heat, on voit qu’il y a deux techniques : de grands mouvements amples, ou une succession rapide de petits mouvements pour faire avancer la charge. Jenny Davis, dans le Heat 2, opte clairement pour des grands swings : elle fera toute la course en tête et finira 3ème de l’épreuve.

Certaines athlètes oublient leur sledgehammer à la fin, alors qu’elles doivent monter avec sur la jump box pour valider leur temps. “That’s the rule !

Dans le Heat 3, Elisabeth Akinwale est en tête tout le temps, elle aussi avec d’immenses swings, qu’elle ponctue de cris, à l’image de certaines tenniswomen. Elle termine en 3:48. Kristan Clever semble rencontrer davantage de difficultés sur cette épreuve. Elle terminera 16ème, perdant quelques places au classement général. Pas autant que Camille Leblanc-Bazinet qui termine 23ème, ou Annie Sakamato, dernière de l’épreuve, et qui ne se qualifiera pas pour les épreuves suivantes. Annie Thorisdottir termine 5ème.

Chez les hommes, Lucas Parker signe le meilleur temps (2:58) du Heat 1. Il faut dire que son look semble coller idéalement à ce type d’épreuve ! Chris Spealler enflamme la foule. Il terminera 13ème de l’épreuve. Tout le monde sait à ce moment-là qu’il ne se qualifiera pas pour l’épreuve finale, et que ce sont ses derniers CrossFit Games. Il termine sous les applaudissements du public.

Dans le Heat 2, Marcus Hendren, fermier de profession, garde la tête du début à la fin, et finit en 2:55, le classant 2ème de l’épreuve, derrière Kyle Kasperbauer qui signe le meilleur temps dans le dernier Heat : 2:51.

A l’issue de cette épreuve, les 18 meilleurs hommes et les 18 meilleures femmes passent à l’épreuve suivante…

La onzième et dernière épreuve du samedi était encore TBA (To be announced) au moment où se terminait la dixième. Dave Castro convoque tous les athlètes dans l’arène centrale. Suspense… Ce sera un “Chipper”, c’est-à-dire en jargon CrossFit un Workout composé d’un grand nombre d’exercices, généralement exécutés en un seul round le plus vite possible.

For time

  • 10 overhead squats
  • 10 jumps over the box
  • 10 fat bar thrusters
  • 10 power cleans
  • 10 toes to bar
  • 10 burpees to muscle up
  • 10 toes to bar
  • 10 power cleans
  • 10 fat bar thrusters
  • 10 jumps over the box
  • 10 overhead squats

C’est donc sur un Chipper que se qualifieront les 24 athlètes qui poursuivront la compétition jusqu’à dimanche ! Quelques explications :

  • Une “fat bar” est une barre avec un diamètre plus large. Plus difficile à maintenir, ils sollicitent fortement les avant-bras. Ca fait partie des équipements Strongman.
  • Burpees to muscle-up“. De l’inédit : il s’agit simplement de réaliser un burpee, puis de monter aux anneaux et de réaliser un muscle-up. Impossible d’utiliser la descente et de “kipper” comme un dingue pour monter. C’est comme si à chaque fois on refaisait un premier muscle-up dans une série.
  • Un “Jump over the box” signifie sauter par-dessus la box, donc aller d’un côté à l’autre, même si un appui sur le haut de la box est autorisé.

Christmas Abbott (CrossFit Invoke, Raleigh, RC)

C’est Christmas Abbott qui montre les exercices. De quoi se réveiller lorsqu’on regarde en direct à 4h du matin… parce qu’elle fait très bien tous les exercices ;-)

Chez les femmes, comme chez les hommes, les”burpee to muscle ups” ont été l’exercice-pivot où le classement se modifiait. Annie Thorisdottir était effectivement en tête jusqu’à ce que Julie Foucher la dépasse aux “burpee muscle ups”. Julie Foucher restera en tête jusqu’à la fin, signant un temps de 7:43. Kristan Clever est 2ème, en 8:10. Annie Thorisdottir est 3ème en 8:15. Camille Leblanc-Bazinet est 7ème, suivie par Talayna Fortunato (8ème).

Chez les hommes, le Heat 2 est une lutte entre Ben Smith 7:37, Spencer Hendel 8:24 et Lucas Parker 9:19. Dans le Heat 3, Matt Chan prend directement une petite avance, de quelques répétitions, qu’il maintient sur Rich Froning… jusqu’aux  “burpee muscle ups”. Rich Froning démarre le retour du Chipper, par les Toes-to-bar, avec une légère avance. Matt Chan et lui sont face à face sur les Power Clean. Chacun sait où l’autre en est. Mais Froning maintient son avance, qu’il amplifie encore en réalisant une série rapide de Thrusters, unbroken ! Il termine en 7:06. Matt Chan est 3 ème (7:24), laissant échapper la deuxième place à Jason Khalipa (7:24).

Mais lorsqu’on est à la dernière épreuve avant qualification, et qu’il y aura donc des éliminés, le regard ne porte pas seulement sur les premiers du classement. Nous étions nombreux à craindre pour Chris Spealler… Il termine 25ème de l’épreuve, ce qui lui assure la 23ème place au classement général. In Extremis !!! Il en va de même pour Lindsey Smith (21ème) et Annie Sakamato (22ème).

La journée du samedi se termine plutôt bien. Les vainqueurs de l’année passée occupent les premières places : Rich Froning et Annie Thorisdottir. Mais il reste encore une journée complète, avec 4 autres épreuves “TBA” (to be announced), pour que Matt Chan, Kyle Kasperbauer et Jason Khalipa viennent contester le titre au premier, et que Julie Foucher, Talayna Fortunato et Kristan Clever viennent contester celui de la deuxième…

See you tonight !

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La dixième épreuve est l’épreuve de force et d’explosivité, avec une ascension au niveau du poids sur des Cleans. Power Clean ou Squat Clean, au choix, mais les athlètes n’ont que 30 secondes pour effectuer le lift, puis aller à la barre suivante. Lorsqu’ils n’y arrivent plus, ils peuvent utiliser le temps qui reste pour faire un maximum de deadlifts, ce qui permet de départager deux compétiteurs qui ont atteint le même poids au Clean.

Lindsey Valenzuela est la première à atteindre le poids maximum pour les femmes : 235 lbs (106,5kg). A peine a-t-elle validé son Clean qu’elle réalise rapidement 2 deadlifts – au cas où une autre arriverait jusqu’à cette dernière barre.

Et c’est ce qui arrive avec Elizabeth Akinwale qui, de surcroît arrive à y ajouter 5 deadlifts ! PR à 235 lbs pour elle, et victoire sur l’épreuve. Preuve de plus que la méthode Outlaw Way porte ses fruits ! N’hésitez pas d’ailleurs à aller faire un tour sur le blog d’Elizabeth Akinwale, le journal d’une mère de famille parmi les meilleures CrossFitteuses mondiales : http://elisabethakinwale.com/

Annie Thorisdottir et Lindsey Smith restent à 220 lbs (100kg). Camille Leblanc-Bazinet prend une très bonne 7ème place, alors que certaines prétendantes au titre sont reléguées plus loin : Julie Foucher (27ème), Talayna Fortunato (23ème), Kristan Clever (20ème), Valerie Voboril (40ème), Christy Phillips (20ème).

Annie Thorisdottir est première au classement général, devant Talayna Fortunato et Julie Foucher.

Chez les hommes, pas de surprise : ce sont les plus costauds qui s’affichent. Et tout se joue entre Jason Khalipa, Rich Froning, Spencer Hendel, Nate Schradder, Dan Bailey, Neal Maddox, Aja Barto et Marcus Hendren.

A ce stade, chacun aurait probablement pu réussir ou échouer sur les dernières barres : c’est la fatigue accumulée des épreuves précédentes et la capacité à utiliser les encouragements de la foule qui ont déterminé le classement final. Spencer Hendel et Rich Froning atteignent la barre de 345 lbs (156 kg). Jason Khalipa et Marcus Hendren atteignent 10 lbs de plus (355 lbs). Seul Neal Maddox atteint 365 lbs (165,5 kg). Et ce n’est même pas un PR !

Dan Bailey finit l’épreuve en 6ème position. Graham Holmberg est 9ème.

Au classement général, Rich Froning maintient sa première place, suivi par Kyle Kasperbauer et Matt Chan.

Imaginez : les athlètes sont déjà à leurs épreuves 8 et 9 ! Et la 8ème épreuve consiste en des Shuttle sprints : 50 yards aller/retour, puis 100 yards aller/retour.

Attention, ces sprints se font quelques minutes avant l’épreuve 9, composée de montées de cordes et de Sled Push (des poussées de traîneau). Ca signifie que si une bonne place est importante, il ne faut pas non-plus se crâmer entièrement.

C’est peut-être l’erreur que fait Dan Bailey, 5ème ex-aequo, qui termine très fort aux sprints, mais qui sera 32ème à l’épreuve suivante.

Quoi qu’il en soit, les plus rapides sont Nate Schrader, suivi par David Levey, Lucas Parker, Aja Barto et Justin Allen. A part Nate Schrader, aucun d’eux ne sera en-dessous de la 30ème place à l’épreuve suivante. On comprend pourquoi tous les leaders sont après la 15ème place.

Elle doit être atroce, cette épreuve suivante : 5 rounds de montée de corde et poussée de Sled. Comme il est très justement mentionné sur le site des Games : « toute personne qui a déjà poussé un Sled vous dira que c’est la pire chose au monde, lorsqu’il est chargé ». Vrai.

Khalipa est le premier à impressionner tout le monde avec la puissance qu’il arrive à mettre pour déplacer ce Sled sur l’herbe. Il remporte son Heat avec une bonne longueur sur ses concurrents directs.

Mais c’est Matt Chan, dans le dernier Heat, qui est certainement le plus fort. C’est pratiquement le seul qui était capable de courir dans les transitions entre la corde et le Sled. C’est aussi lui qui a le plus exploité la technique consistant à soulever le Sled, pour minimiser le frottement sur l’herbe. Sur Twitter, le débat faisait rage : était-ce tricher ? Le poussait-il ou le portait-il ? Il termine l’épreuve avec près d’une minute d’avance sur Jason Khalipa. Austin Malleolo est 3ème, Ben Smith 4ème, Rich Froning est 5ème.

Neal Maddox a, quant à lui, perdu du temps dès le début avec deux « No Rep » sur la corde ! Obligé de monter 3 fois, il entame le Sled avec une longueur de retard sur les autres. Il semble terminer néanmoins juste dans le Time Cap…

Chez les femmes, comme chez les hommes, les sprints sont l’occasion pour d’autres athlètes – à part Christy Phillips – de s’illustrer. Et comme chez les hommes, ça ne leur portera pas chance pour l’épreuve suivante. C’est Deborah Cordner Carson qui finit première, devant Heather Welsh et Christy Phillips.

Au Rope-Sled, on retrouve par contre les grands noms des CrossFit Games. Rebecca Voigt devance de peu Annie Thorisdottir. Azadeh Boroumand est 3ème, Kristan Clever 4ème, Jenny Davis 5ème, Camille Leblanc-Bazinet 6ème, Lindsey Smith et Valerie Voboril, 7ème ex-aequo, et Julie Foucher 9ème.

Le Heat final a surtout été un duel entre Julie Foucher et Annie Thorisdottir, mais cette dernière a pris la tête lors du 2ème round.

« Je me suis entraînée sur le Sled toute l’année »  a déclaré Rebecca Voigt. Pas de secret : l’entraînement, ça paie !

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