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Le blog des CrossFit Games publie un article qui devrait en intéresser plus d’un… Il s’agit des stratégies d’alimentation et d’entrainement de 3 grands champions CrossFit, Annie Thorisdottir (2ème en 2010), Mikko Salo (1er en 2009, 5ème en 2010) et Chris Spealler (4ème en 2007, 10ème en 2008, 3ème en 2010).

Vous pouvez trouver l’article complet, en anglais, ici… Mais en voici une synthèse en français.

Qu’ont-ils mangé durant les CrossFit Games ?

Annie Thorisdottir : Barres et shakes protéinés, oeufs, fruits, et poulet.

Mikko Salo : Poulet et salade le soir; au petit-déjeuner, oeufs, fruits et café; durant la journée de compétition, barres énergisantes, un peu de pain avec du poulet et des oeufs.

Chris Spealler : Ce qu’il mange habituellement. Petit-déjeuner : des oeufs, des patates douces et des fruits (ainsi qu’occasionnellement des pancakes paleo). A midi, poulet et salade. Des noix de cajou et du beurre de cacahuète étaient toujours accessibles dans son sac. Des boissons de chez Progenex après les workouts.

 

Qu’ont-ils mangé hier ?

On peut résumer leur alimentation comme ceci :

  • Matin : oeufs, fruits, café, amandes, oatmeal (flocons d’avoine)
  • Midi : salade et crudités, poulet ou poisson
  • Soir : viande, légumes, patates douces, semences

 

Que font-ils pour récupérer ?

Annie Thorisdottir : au moins 10 à 15 minutes de stretching après chaque entrainement, massage une fois par semaine et power yoga de temps à autre.

Chris Spealler : massage une fois par semaine, huile de poisson matin et soir, Progenex Recovery après chaque entrainement, bien dormir, et du stretching (entre autres avec les foam rolling).

 

Quelle est la fréquence de leurs entrainements ?

Annie Thorisdottir : Un jour de repos par semaine, et parfois également un jour de repos “actif” (jogging, yoga, natation). Eventuellement une fois par semaine : deux entrainements sur la même journée.

Mikko Salo : 3 à 5 jours d’entrainement à la suite, puis un jour de repos. Souvent deux entrainements par jour. Matin: Olympic lifting, puis un Met-Con. Soir : course ou rameur.

Chris Spealler : Des cycles de 2 jours “On”, un jour “Off”, 3 jours “On”, un jour “Off”. Seulement un entrainement par jour, jusqu’à 8 semaines des compétitions.

 

MON AVIS : J’aime bien la sagesse qui émane des propos de Spealler. Il explique entre autres qu’en compétition, beaucoup d’athlètes modifient leur alimentation, le corps risque alors de réagir de manière inhabituelle. Il préfère de son côté garder son alimentation habituelle, afin que son système digestif, entre autres, ne soit pas perturbé.

A mon sens, une bonne alimentation, au quotidien, doit permettre de fournir l’essentiel des besoins, même en compétition. Seules les quantités sont à augmenter vu que l’énergie dépensée est également accrue.

Dernier point, on remarque clairement que l’alimentation Paleo constitue l’essentiel du régime alimentaire de ces athlètes, ce qui confirme son intérêt dans le cadre de la pratique du CrossFit.

La plupart des salles CrossFit proposent sous une forme ou une autre un programme alimentaire Paleo (ou Zone). A CrossFit Brussels, c’est moi qui m’en occupe : toutes les infos ici : http://www.crossfitbrussels.be/fr/nutrition

J’ai publié sur mon blog parallèle (yvespatte.com) un résumé en français d’un très bon dossier anglais sur le mode de vie paleo, publié par l’ « Evolution, Complexity and Cognition Group » de la Vrij Universiteit Brussel.

Ce dossier de Francis Heylighen brosse tous les aspects du mode de vie Paleo : alimentation évidement, mais aussi exercice physique, état d’esprit, apprentissage, contact avec la nature, etc. C’est réellement le dossier le plus complet que j’ai lu sur la question paléo. C’est pourquoi j’en ai fait cette synthèse, avec 13 conseils pour retrouver un mode de vie sain.

Lire l’article : “Le modèle Paléo : 13 conseils pour retrouver un mode de vie sain

Il ne fait plus de doute que le CrossFit est en train de se développer très rapidement, et va littéralement exploser auprès du grand public. Il suffit de voir comment en quelques années, les CrossFit Games sont passés d’une compétition entre aficionados en pleine campagne à une compétition internationale, dans un stade, diffusée sur Internet.

Nous vous avions déjà parlé de cet article du magazine Forbes invitant les investisseurs et annonceurs à se lancer sur cette niche en pleine expansion.

Voici un nouvel article intitulé “The 2011 CrossFit Games: New Era of American Spectator Sport” mettant l’accent sur l’intérêt du CrossFit pour relancer toute l’industrie du sport, un peu en mal de nouveauté ces dernières années.

Le Crossfit présente effectivement certains avantages tout particulier :

#1. It’s not about money. Le CrossFit parle de passion, d’accomplissement, d’exploit sportif. Il ne s’agit pas de salaires mirobolants, de stars, etc., mais d’athlètes exemplaires et passionnés.

#2. Le CrossFit invite à l’identification. Ces athlètes exemplaires et passionnés ne sont pas des professionnels au sens des autres sports. Ils/Elles sont coaches, pompiers, mères de famille, ils ont des jobs à côté, comme tout le monde, et pourtant ils soulèvent deux fois leur poids de corps au squat, font des pompes en poirier (handstand push-ups), enchaînent des séries hallucinantes de tractions (pull-ups), etc. Et ça signifie que n’importe qui peut y arriver !

#3. Le CrossFit constitue une communauté. N’importe quelle marque n’y écoulera pas sa marchandise sans avoir prouvé sa qualité et sa volonté sincère d’apporter quelque chose à la communauté. Mais celles qui seront acceptées trouveront une niche unie : les Crossfiters ont leurs chaussures, leurs mode d’alimentation (Paleo et Zone), leur matériel, etc. (ProGenex, Inov8, Adidas, Vibram, pour en citer quelques marques).  Et l’information circule très vite grâce à ces milliers de vidéos qui circulent sur les médias sociaux.

#4. Et c’est un quatrième point (que je rajoute moi-même) : le CrossFit a très tôt emboîté le pas aux médias sociaux : Facebook, Twitter, Foursquare, etc. Toute salle CrossFit possède un site internet (condition pour être acceptée officiellement), et la plupart partagent leurs infos sur Twitter et Facebook. Sans parler des blogs personnels de Crossfiters passionnés.

#5. Si autant de vidéos circulent (voir pour cela SICFit.com), c’est parce que le CrossFit représente une version très visuelle du Fitness. Si on médiatise l’haltérophilie, la gymnastique et l’athlétisme, il n’y a pas de raison qu’on ne médiatise pas une discipline qui rassemble tous ces sports dans leur version extrême et rock ‘n roll ! Des hommes et des femmes, au physique athlétique, enchaînant des exercices qui paraissent tous plus dingues les uns que les autres, dans un esprit de saine compétition…

Les spectateurs sportifs cherchent de la “connectivité” et de la familiarité, nous dit l’article. Et c’est précisément ce que le CrossFit a à offrir…

Pour exemple, voici une pub de la marque Inov8 (chaussures) ciblant très spécifiquement les CrossFiters.

Lors des CrossFit Games, nous avions vu qu’Adidas avait fait des publicités mettant également en scène des entrainements CrossFit.

Quelles seront les premières marques européennes à participer à l’expansion du CrossFit ?  Intéressé ? Volonté d’investir ? Faites-moi signe : yvespatte@yahoo.fr

Traduction du texte “We are Different”, par Jonathan Heuer (CrossFit Hollywood)

Nous sommes une race différente. Nous sommes excités par des choses que la plupart des gens évitent. L’idée d’être étalé par terre, sur le dos, après un entrainement nous attire. Nous mettons l’accent sur la performance, traitons avec la douleur, et prenons du plaisir dans des petites victoires. 5 pounds supplémentaires, 2 secondes plus vite, un inch plus haut : ce sont nos points de repère. Ce sont les raisons pour lesquelles nous venons [à la salle CrossFit, ndlr] jour après jour, et faisons ce que nous faisons. Nous aimons souffrir [« We love to suck »]

Nous sommes aussi un peu ridicules. Nous essayons d’expliquer à nos amis et notre famille pourquoi nos tibias sont toujours éraflés, pourquoi nos mains sont arrachées, pourquoi aujourd’hui nous avons des problèmes à descendre un escalier, et immédiatement nous essayons de les convaincre qu’ils devraient nous suivre et faire comme nous. Nous frisons la mentalité de culte (Essayez de mettre deux d’entre nous ensemble et de parler d’autre chose. Ca ne marchera pas). Nous sommes plus excités à propos de la nourriture que la normale, et nous prenons très au sérieux les écarts alimentaires. Nous avons des chaussures ridicules, ou parfois pas de chaussures du tout. Nous applaudissons lorsque quelqu’un a sa première cloche aux mains et en prenons une photo. Nous félicitons quelqu’un qui vomit durant un entrainement, et rien de tout cela ne nous paraît inhabituel.

Plus que tout, nous sommes une communauté. On souffre ensemble, et on y arrive ensemble. On s’encourage les uns les autres. On s’aide les uns les autres à dépasser cette douleur et à atteindre des choses que nous ne pensions même pas possibles. Autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la salle nous sommes une famille. Nous avons fait des chemins différents dans la vie pour trouver un terrain commun : CrossFit.

3…2…1… GO!

Texte original en Anglais : http://crossfithollywood.wordpress.com/2010/08/18/we-are-different/

Traduction par Yves Patte

Eat meat and vegetables, nuts and seeds, some fruit, little starch and no sugar. Keep intake to levels that will support exercise but not body fat.”

TRADUCTION : “Mangez de la viande et des légumes, des noix et des graines, des fruits, peu de féculents et pas de sucre. Maintenez l’apport alimentaire à des niveaux qui favoriseront l’exercice, mais pas la prise de masse grasse corporelle”.

Tels sont les premiers mots de la célèbre définition du CrossFit en 100 mots. Qu’en est-il des athlètes aux Crossfit Games (qui se dérouleront cette année du 16 au 18 juillet) ? La réponse dans cette vidéo :

“La soif de Crossfit en Europe est étonnante. Et il ne s’est encore développé que dans la majeure partie du continent. Imaginez ce qui va se passer quand il touchera l’Europe de l’Est”  Blair Morrison


La victoire de Mikko Salo aux derniers Crossfit Games a certainement joué beaucoup dans la prise de conscience, des Américains, que l’Europe avait un potentiel énorme en matière de Crossfit. Les qualifications européennes, cette année, en Suède ont définitivement convaincu sur la qualité des Crossfitters européens. En témoignent récemment les articles et vidéos sur Crossfit.com, tous aussi élogieux les uns que les autres pour nos athlètes.

Photo Dadi Hrafn Sveinbjarnson, Crossfit Journal

Mais plus encore que les qualités physiques, c’est l’enthousiasme autour du Crossfit qui étonne les observateurs US: la motivation, l’esprit de camaraderie dans la compétition, la solidarité et le support dont chaque athlète peut jouir de la part de ses coéquipiers. Le Crossfit a certainement de beaux jours devant lui en Europe. Et c’est dans cet esprit neuf et motivant que des athlètes de haut niveau pourront émerger. Retenez bien les noms de Richard Vanmeerbeek, Sveinbjörn Sveinbjörnsson (oui oui, celui-là aussi il faut le retenir), Annie Mist Thorisdottir, Samantha Briggs et Jenny Magnusdottir. Vous en entendrez parler aux Crossfit Games, à Aromas cet été…

En particulier, Richard Vanmeerbeek, dont nous avons déjà parlé ici, dont les qualités mentales, en plus de physiques, ont impressionné Blair Morrison. Admirablement coaché par son père, Richard Vanmeerbeek a effectivement pu s’appuyer sur sa préparation, sa capacité de concentration et des mouvements lui permettant d’éviter de gaspiller inutilement de l’énergie…

A lire :

Rise of the Euro“, par Blair Morrison

A lire et à voir :

Old Country, New Sport: The Europe Regional“, par Sevan Matossian

European Style: CrossFit Nordic“, par Mads Jacobsen

A lire sur Sport is Everywhere :

Crossfit et Méthode naturelle. L’éducation physique en Europe et les opportunités de développement du Crossfit“, par Yves Patte

Petit tutorial pour apprendre le “Butterfly pull-up”, plus fluide et rapide que le “Kipping pull-up”, d’après Chris Spealler, de Crossfit Park City.

  1. Ramenez les talons au niveau des fesses
  2. Tendez vos jambes vers le bas
  3. Envoyez vos genoux vers le haut

Pour comprendre, c’est comme “pédaler en arrière”…

Deux articles fort intéressants de Mark Sisson (Mark’s Daily Apple) à propos de la mobilité des hanches. Le premier article présente la nécessité d’être capable de bouger les hanches en pleine amplitude; le deuxième explique comment travailler la souplesse au niveau des hanches.

The Importance of Mobility: The Hips

Les gens ont oublié (ou ne savent pas) comment utiliser leurs hanches selon la manière dont l’a défini l’évolution. Au lieu de descendre les hanches en arrière pour ramasser quelques choses, et exécuter ensuite une extension des hanches pour se relever, ils se courbent au niveau de la taille et lèvent ensuite avec le bas du dos…” Lire l’article en Anglais / Read the article in English

How to Regain and Maintain Hip Mobility

La capacité à bouger les hanches en pleine amplitude améliorera votre vie en bien des points. Elles sont le point d’appui dont dépendent la plupart de nos activités…Lire l’article en Anglais / Read the article in English

Nous vous avons déjà parlé de Tim Ferris, l’auteur du best-seller “The 4 hour work week” (la semaine des 4 heures), et de son idée selon laquelle, en travaillant moins, mais de manière efficace, on pouvait atteindre de meilleurs résultats.

Attirante au niveau professionnel, cette idée se décline également dans tous les aspects de la vie quotidienne, comme en témoigne le blog de l’auteur.

Au niveau de l’entraînement physique, cela se traduit par des séances plus courtes mais à haute intensité, en comparaison des longues heures passées sur des tapis roulants et des machines sophistiquées peu efficaces. Tim Ferris est, entre autres, adepte de l’entraînement avec kettlebells. Nous aurions également pu vous parler de Leo Babauta, auteur du livre “The Power of less” et du blog “Zen Habits” qui, dans la même optique que Ferris, suggère de faire mieux pour pouvoir en faire moins, et d’avoir de meilleurs résultats, que ce soit au niveau professionnel ou au niveau personnel, entre autres au niveau du sport.

Nous pourrions maintenant rajouter cette enquête de deux chercheurs de l’Harvard Business School, Leslie Perlow et Jessica Porter. Leur recherche montre effectivement, qu’à contre-pied de l’éthique du travail permanent (être toujours joignable, mobilisable, etc.), travailler moins peut amener de meilleurs résultats (meilleure satisfaction, probabilité plus grande de rester à son poste, etc.).

Et cela s’est également montré vrai dans le domaine du sport ! L’exemple vient de Lance Armonstrong (adepte également des Kettlebells) qui, dans la préparation pour gagner son 6ème tour de France, a radicalement modifié son entraînement. En rationalisant l’entraînement, en travaillant à bonne intensité, avec des objectifs précis, il fut capable d’atteindre la même progression en 4 heures qu’il obtenait auparavant en 6 heures, laissant davantage de temps pour la récupération et le repos. Cette meilleure récupération lui a ainsi permis de s’entraîner encore plus intensément, et ainsi de suite.

Ce n’est pas autre chose dont nous parlons ici lorsque nous défendons certains principes promus par la méthode Crossfit, dont l’intensité. En une séance d’une demi-heure à une heure, il est possible d’atteindre des objectifs impossibles à atteindre avec de longues séances de musculation classique, de fitness ou de cardio.

Lire l’article en Anglais…

Voici quelques conseils de Kenn Samuelsen, instructeur Crossfit (Crossfit Training center, Køge, Danemark) et triathlète qui termina 3 Ironman

1. Si vous êtes un athlète d’endurance (par exemple de triathlon) et voulez améliorer votre force corporelle globale et prévenir de blessures, un entraînement Crossfit est la meilleure solution.

2. Le Crossfit fait travailler vos muscles du tronc (“core”), des jambes, des bras et des épaules – les parties du corps les plus importantes pour la natation, le vélo et la course à pieds.

3. L’entraînement explosif du Crossfit va développer vos fibres musculaires, ce qui permettra à vos muscles de transporter davantage d’oxygène plus longtemps, et prolongera par conséquent le temps avant la fatigue. En même temps, vous serez plus rapide en nageant, en roulant à vélo et en courant.

4. Le Crossfit à haute intensité améliore la capacité d’endurance aérobique et stimule la réponse métabolique, qui améliorera encore la capacité à travailler à haute intensité dans les sports d’endurance.

5. Utilisez votre déjà excellente endurance pour travailler à haute intensité et obtenez rapidement des résultats en Crossfit.

Source : Fit as Fu**k

Voilà un article intéressant pour les “barefoot runners” ! Rien de nouveau pour les lecteurs fidèles de “Sport is Everywhere” pour qui les Tarahumara n’ont plus aucun secret. Mais cet article provient du National Geographic, ce qui peut quand même être un gage de sérieux !

Richard A. Lovett, for National Geographic News. Published January 27, 2010

Marcher pieds nus n’est pas juste pour se promener sur la plage: Courir pieds nus réduit les tensions sur les pieds et peut prévenir des blessures affligeant traditionnellement les coureurs en chaussure, affirme une nouvelle étude.

Dans son best-seller “Born to Run“, Christopher McDougall révèle que les meilleurs coureurs de longue distance de la planète pourraient être les Indiens mexicains “Tarahumara”, qui courent pieds nus ou en fines sandales dans les Copper Canyons de l’état de Chihuahua.

La nouvelle étude a utilisé une vidéo à haute vitesse et un dispositif,  ressemblant à une balance de salle de bain, appelé plateau de force, afin de disséquer de manière digitale les tensions, moment par moment, sur les pieds de 63 coureurs pieds nus.

La recherche révèle que courir pieds nus modifie la manière dont la pied frappe le sol.”

Lire la suite de l’article en anglais : http://news.nationalgeographic.com/news/2010/01/100127-barefoot-running-better-impact/

Daniel Lieberman, PhD, professeur en biologie de l’évolution humaine à l’Université d’Harvard, étudie et pratique, périodiquement, la course pieds nus. Son travail académique porte en partie sur la manière dont les premiers hommes survivèrent en améliorant leur capacité à courir “par petits sauts” (to lope) sur de longues distances, après leur proie, bien avant l’apparition des chaussures Nike. Il est prouvé que “les humains ont couru de longues distances pendant des millions d’années“, dit-il, “et majoritairement pieds nus“. Pour sa part, “je cours beaucoup”, dit-il, ” et au moins une fois par semaine, je cours plus ou moins trois à cinq miles dans les rues de Cambridge, complètement pieds nus. Je peux attester du fait que ça procure beaucoup d’amusement“.

Lire l’article complet, en Anglais, sur le NY Times

Text original : “Train movements, not muscles“, by Chris Lupo, from Power Up Crossfit Bozeman

http://powerupcrossfitbozeman.blogspot.com/2009/08/train-movements-not-muscles.html

(Translation by Yves Patte)

Travaillez les mouvements, et non les muscles en les isolant, SAUF dans un but de réadaptation/correction/rééducation. La plupart des techniques de bodybuilding sont peu utilisées ici, puisque nous essayons d’augmenter la préparation physique générale (GPP), la force relative, la capacité de travail, et que par conséquent nous essayons d’augmenter les paramètres de performance physique et d’améliorer le potentiel athlétique. Les bodybuilders ont tendance à isoler les parties du corps en utilisant des split routines « à la pièce », qui sont extrêmement inefficaces, qui amènent un déséquilibre musculaire et une perte de l’amplitude de mouvement, et nécessitent, de fait, davantage de travail pour vous à long terme, et plus de jours et d’heures à la salle de sport. Une perte de l’amplitude de mouvement peut se voir très simplement en observant le bodybuilder moyen exécuter un développé militaire debout, un overhead squat ou une traction. L’incapacité à réaliser une complète amplitude de mouvement sur ces exercices démontre clairement à quel point certaines techniques de bodybuilding, comme l’entraînement d’isolation, peut affecter la biomécanique optimale, ce qui peut et va amener, au final, à des dysfonctionnements et des blessures.

Malgré cela, si vous vous rendez dans votre salle de sport commerciale typique, vous verrez de nombreuses personnes travaillant comme cela. POURQUOI ? Parce que c’est ce que beaucoup de magazines « Fitness » montrent comme entraînement de bodybuilders et de modèles fitness. Le bodybuilding a scandaleusement détourné le « Vrai fitness », en ceci que les bodybuilders semblent en forme de l’extérieur, mais sont incapables de montrer des compétences physiques générales de fitness. Ces compétences sont l’endurance respiratoire et cardiovasculaire, la résistance, la force, la flexibilité, la puissance, la coordination, l’agilité et l’équilibre.

La plupart des salles commerciales ont également des centaines de machines qui morcellent et isolent les muscles, pendant que vous êtes confortablement assis. Comment ces machines peuvent-elles être fonctionnelles vis-à-vis des mouvements humains de base et des capacités athlétiques, si vous êtes assis pour effectuer ces exercices, et que par conséquent tout le travail de stabilisation est réalisé à votre place, par la machine elle-même ?? Ce n’est pas fonctionnel du tout ! Les machines provoquent beaucoup moins de stimulation neuro-musculaire et n’apprennent aucune compétence, ni l’équilibre, la proprioception ou la stabilisation. En outre, elles requièrent beaucoup moins d’effort pour exécuter l’exercice, comparé à un exercice composé, complet, avec charge additionnelle et polyarticulaire. Plus important encore, les machines et l’entraînement en isolation ne provoquent pas de réponse importante au niveau métabolique ou neuro-endocrinien. Bien entendu, utiliser des machines pour s’entraîner est mieux que rester assis dans son fauteuil et regarder la TV. Néanmoins ma question ici est : si vous êtes à la salle pour avoir le plus de bénéfices dans un temps limité, pourquoi n’utilisez-vous pas un moyen plus efficace pour atteindre vos objectifs ?

Selon mon expérience, les machines créent beaucoup plus de dysfonctionnements, du fait que le corps fonctionne dans une synergie intégrée, où de nombreux muscles agissent ensemble pour créer un mouvement et/ou pour soutenir les articulations. Plus encore, de nombreuses machines ont un axe de rotation fixe, et les mouvements répétitifs sur cet axe fixe, ne correspondant pas à l’amplitude et aux caractéristiques bio-mécaniques du mouvement de votre corps, peuvent causer des syndromes de surcharge (pattern overload). Cela provoque des déchirures des ligaments, par une usure excessive, provoquée par le fait de travailler selon le même axe sur la machine.

Je n’ai pas de problème avec le bodybuilding en tant que sport, j’ai de nombreux amis bodybuilders et je respecte énormément leur discipline et leur détermination. Simplement, je ne suis pas d’accord avec la manière dont la majorité d’entre eux choisissent d’approcher l’entraînement. Souvent, cela est dû à la mésinformation des magazines de fitness et/ou des conseils de coachs centrés sur le « bodybuilding ». On peut atteindre une augmentation du volume musculaire, de la force et de l’apparence esthétique, et être un bodybuilder en travaillant ses mouvements SANS s’entraîner comme un bodybuilder typique (i.e. Avant-bras jour 1, Biceps fémoral jour 2, pectoraux supérieurs jour 3, Extenseurs de l’avant-bras jour 4, etc….) Sans mentionner le fait que faire une heure de cardio à basse intensité sur un vélo couché est comme regarder l’herbe pousser, en terme de perte de gras, ET n’apporte rien en capacité de travail. A une certaine époque de mon entraînement, j’étais également coupable de morceler et de marcher sur un tapis roulant durant une heure…

Mon point de vue est que les bodybuilders ne sont pas jugés sur leurs performances physiques quand ils sont sur scène, bien sûr certains PARAISSENT forts physiquement, etc. mais ils ne bougent réellement pas rapidement, ne sautent pas haut, ne soulèvent pas de charges lourdes avec explosivité, ne courent pas vite, etc. Par conséquent, si vous êtes un athlète, faites en sorte de vous entraîner comme tel, et d’exécuter des mouvements humains fonctionnels, que l’on peut transférer dans la vie quotidienne et/ou dans n’importe quel sport ou activité que vous pouvez rencontrer dans votre travail, compétition ou loisirs. Si vous êtes un bodybuilder, pourquoi n’utiliseriez-vous pas une méthode d’entraînement plus efficace, efficiente et fonctionnelle ? Paraître en bonne forme physique ne signifie pas toujours être en bonne forme physique, néanmoins vous pouvez atteindre les deux si vous vous entraînez et mangez de manière appropriée.

Pour citer le Crossfit : « Vous ne pouvez pas travailler les parties et être bon dans la totalité, mais vous pouvez travailler la totalité et être bon dans les parties ».

Thanks to Chris Lupo, from Power Up Crossfit Bozeman, for this article.

http://powerupcrossfitbozeman.blogspot.com/2009/08/train-movements-not-muscles.html

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