You are currently browsing the category archive for the ‘Paleo Diet for Athletes’ category.

kobe_670_121713

Si vous suivez, comme moi, la NBA, peut-être n’êtes-vous pas passés à côté d’une information peu habituelle : en octobre de cette année, les deux Big Men des Los Angeles Lakers, Robert Sacre et Chris Kaman, achetaient une vache ! Pas une Ferrari, pas une villa sur les auteurs de Los Angeles. Une vache. Et plus particulièrement une “grass-fed cow“, c’est-à-dire une vache élevée en pâturage ou, autrement dit, qui n’a pas été nourrie aux céréales (source : ESPN

Pas étonnant lorsqu’on sait que le “Strength & Conditioning Coach” des Lakers est surnommé “Grass-Fed Tim” ! Tim DiFrancesco est effectivement responsable, avec Gary Vitti, préparateur physique des Lakers, de cette transformation des habitudes alimentaires au sein de la franchise californienne.

La nutrition est un élément primordial de la performance, et la performance peut vraiment augmenter, grâce à l’alimentation seulement“, explique DiFrancesco (Source : Nba.com)

Dans le passé, Tim DiFrancesco avait compté sur les suppléments pour compenser la mauvaise qualité des aliments vendus en grande surface mais il n’était pas satisfait avec ça… “Ils disent tous qu’ils proposent la formule miracle mais ils sont souvent beaucoup trop chargés en sucre !

L’alimentation des Lakers se base donc sur de la “vraie” nourriture, des aliments naturels et bio, plutôt que sur des compléments.

130712grassfed_chart670

Mais comment DiFrancesco et Vitti ont-ils pu modifier l’alimentation de joueurs déjà expérimentés, comme Kobe Bryant ? Réponse : par une approche éducative ! Leur objectif était de rendre les joueurs conscients que la nutrition pouvait affecter leurs performances et que c’était prouvé scientifiquement…

Concrètement, il a été proposé aux joueurs une classification des aliments en trois couleurs : vert (pour les meilleurs aliments), jaune (pour ceux dont il faut se méfier), rouge (pour ceux à éviter).

ALIMENTS “VERTS” : légumes verts, boeuf grass-fed, oeufs et produits laitiers non pasteurisés de bêtes nourries en pâturages.

DiFrancesco explique que les Lakers veulent que leurs athlètes consomment du “bon gras”, que leur corps est prévu pour brûler comme énergie. Le petit-déjeuner de Kobe Bryant ? Du bacon !

Contrairement à ce que les gens peuvent penser, nous voulons en fait que nos joueurs mangent autant de beurre et de bacon issus de viandes élevées en pâturage. Est-ce que ça va faire monter en flèche leur cholestérol ? Non, regardez ce qu’en dit la science. Le type de gras dans le beurre, les produits laitiers et les viandes peut faire diminuer le mauvais cholestérol et augmenter le bon cholestérol” (Source : Nba.com)

ALIMENTS “JAUNES” : pâtes, pain, pommes de terre, bagels, céréales et des fruits plus gros que des pommes. L’idée est que le sucre des fruits peut être mauvais : cela crée un pic d’énergie, mas qui sera immédiatement suivi par une chute d’énergie. “Le sucre est l’aliment le moins efficace que nous pouvons manger“, affirme DiFrancesco ! On est loin des théories sur l’alimentation des sportifs qu’on nous sert encore ici en Europe ! Il va même plus loin : “les gens doivent commencer à penser au sucre comme à un poison mortel. C’est une substance “additctive” qui fait des ravages dans notre corps et qui, en plus, est une source d’énergie tout à fait inefficiente“. Gary Vitti confirme : “nous avons renversé la pyramide alimentaire !”  (Source : latimes.com)

“ALIMENTS ROUGES” : Chips, frites, soda, bonbons, boissons énergisantes, céréales sucrées…

DiFrancesco est convaincu que le gras est la meilleure source d’énergie pour notre corps, tant que l’on reste sur de bonnes sources de gras. Et l’avantage du gras est que notre corps est très bien conçu pour savoir quand il en a assez consommé, contrairement aux glucides… Mais la nourriture est bien plus qu’une source d’énergie, c’est une véritable médecine, selon DiFrancesco !

1005992_178160205695302_1582561789_nOn parle d’une soupe, servie aux joueurs, qui nourrit vraiment bien les ligaments, articulations et tendons, à base de bouillon de poule. Du vrai bouillon, avec des os et des cartilages bouillis, libérant tout un ensemble de nutriments qui viennent nourrir les articulations, en particulier en période de revalidation comme l’a été Kobe Bryant. Ce dernier était d’ailleurs un des premiers joueurs convaincus de l’intérêt de cette alimentation, conscient qu’à son âge, il était important de bien se nourrir. Vu son rôle de leader dans l’équipe, l’adoption de cette alimentation par Kobe Bryant a fortement influencé le reste des joueurs…

Dans plusieurs interviews, Kobe a d’ailleurs explicitement attribué ses performances à son alimentation pauvre en glucides et riche en bonnes graisses. Dwight Howard a quant à lui vu ses baisses d’énergie s’estomper.

L’équipe s’est en fait adjointe les services du Dr. Cate Shanahan (“Dr. Cate“) qui vient une fois par mois expliquer aux joueurs en quoi les légumes verts peuvent diminuer les inflammations aux articulations. Cette médecin est une grande défenseuse du low-carb diet, c’est-à-dire d’une alimentation pauvre en glucides, mais avec beaucoup de bonnes graisses en contrepartie. Un régime similaire à ce que mangeaient nos ancêtres du paléolithique (Source : examiner.com)

C’est maintenant Whole Foods (la célèbre chaîne de magasins bio aux Etats-Unis) qui fournit l’équipe des Lakers en nourriture aussi bien avant et après les matchs, que durant leurs vols en avion. Après les matchs, chaque joueur a une salade verte qui l’attend dans les vestiaires, avec soit du boeuf, soit du saumon et une source de graisses.

Cette alimentation est, en général, en vigueur parmi les CrossFitteurs. Alors à quand dans les autres sports européens ?

Si vous cherchez de la “grass-fed meat” en Belgique, adressez-vous à Grasgevoerdvlees.be, fournisseur de viande issue de bêtes élevées en pâturage dans les salles CrossFit ! 

1375015_209458169232172_866242799_n

LaMeuse1

l’article complet :

ROCOURT : CONFERENCE SUR LE REGIME “PALEO-ZONE”, INSPIRE DE L’HOMME DE CRO-MAGNON.

C.V.

La nouvelle salle de fitness « CrossFit », qui a ouvert depuis quelques semaines dans l’ancien entrepôt de E5 Mode à Rocourt, organise ce vendredi une conférence avec un coach en nutrition. Yves Patte parlera du régime « paléo-zone », mix du régime paléolithique et de la diète The Zone qui fait fureur à Hollywood ces dernières années.

« Beaucoup de gens nous demandent des conseils nutritionnels pour accompagner leur entraînement », explique Émilie Boufflette, fondatrice, avec Tanguy Hardy, de « Urban Fitness », la sociétéde qui vient d’importer le CrossFit en région liégeoise pour la première fois. « Nous avons donc invité un coach de Bruxelles pour parler du régime « paléo-zone », qui est préconisé dans le CrossFit ». L’idée est simple : comme le CrossFit prône des mouvements fonctionnels séculaires (sauter, lever, pousser), le corps doit lui aussi être nourri avec les nutriments dont il a génétiquement besoin et qui n’ont quasi pas changé depuis que l’homme est passé de quatre à deux pattes puis qu’il a inventé l’avion. Le régime paléo est donc basé sur une alimentation type ‘homme des cavernes’, soit ce qui peut être chassé, cueilli, ramassé (viande, poisson, fruits et légumes, noix). Pas de produits laitiers car Cro-Magnon n’élevait pas (encore) de vaches, ni de céréales puisqu’il ne cultivait pas de champ. Et aucun sucre blanc.

Cette méthode est associée au régime « Zone » qui, lui, définit la quantité de nutriments à ingérer : soit 40 % de glucides, 30 % de protéines et 30 % de lipides. Le but est d’atteindre le « juste milieu », un équilibre qui doit alléger notre taux de sucre dans le sang et nous préserver des maladies dites « de civilisation », comme le diabète, l’excès de cholestérol et certains cancers. Info : 0479/91.01.50.

Plus d’informations à ce sujet dans La Meuse édition Liège de ce matin, ainsi que dans nos éditions numériques, sur http://num.sudinfo.be

DU SPORT EN SOULEVANT DES PNEUS DE TRACTEURS. Un nouveau mode de fitness débarque à Liège : le CrossFit

543863_10151534010222375_686770766_n

 

Le site de CrossFit Liège : http://www.crossfitliege.com/

557279_359061294168944_1982255473_n

Marshall White, de Lift Big Eat Big

Voilà une question qu’on me pose très souvent : est-il possible de prendre de la masse musculaire lorsqu’on fait du CrossFit, et surtout en mangeant “paléo” ???

Pour y répondre : pourquoi ne pas voir ce qu’en dit une référence en terme de prise de masse : le site Lift Big, Eat Big, bien connu des Powerlifters !

Dans l’article intitulé “How To Get Big While Doing Crossfit“, l’auteur y répond d’une manière assez intéressante :

1. En mangeant “paléo”, les femmes se mettent généralement à manger davantage de protéines et de bonnes graisses que ce qu’elles faisaient avant. Donc, elles prennent un peu de masse musculaire. Les hommes, quant à eux, lorsqu’ils commencent à manger “paléo”, se mettent à manger moins “calorique” qu’avant, ils ont donc tendance à perdre de la masse grasse… sans toujours prendre de la masse maigre.

Manger des protéines ne suffit pas. Juste manger des oeufs et du bacon au petit déjeuner ne représente pas un apport en calories suffisant pour prendre de la masse musculaire (même avec 5 oeufs et 6 tranches de bacon). Il faudrait au moins rajouter un avocat entier (pour les lipides) et des glucides ! Si on est trop en “low-carb”, c’est-à-dire un apport trop bas en LiftBigEatBigheaderglucides, les protéines sont utilisées pour l’énergie et non pour la construction musculaire. En fait, manger “paléo” ne signifie pas de ne pas manger de glucides. Dans le modèle “Zone”, les glucides représentent toujours 40% de l’apport en calories. On parle de “low-carb”, parce que ce type d’alimentation est moins riche en glucides que l’alimentation industrielle moderne, dans laquelle les “carbs” (= les glucides) représentent souvent 70 à 80 % de l’apport calorique… d’où les problèmes d’obésité, de diabète, etc…

Mais d’où vont provenir ces glucides ? On apprend que la majorité de l’équipe de Lift Big Eat Big est gluten-free ! Ce qui signifie qu’ils ne consomment pas de céréales… ni pâtes, ni pain ! Des aliments hautement inflammatoires. Les glucides, ils vont les chercher dans le riz. Conseillé : 1/2 cup de riz (125 gr) 3 à 4 fois par semaine. Ce qui n’est pas immense. Et c’est le riz blanc qui est privilégié, puisque moins inflammatoire que le riz complet. A défaut de riz, ils préconisent des patates douces…

Et qu’en est-il des shakes ? L’équipe de Lift Big Eat Big conseille de ne pas remplacer les vrais aliments par des shakes ! Et lorsque l’auteur de l’article prend un shake, c’est de la Grass-fed Whey (Whey protein issue de lait de vache élevée en pâturage), mixé avec du riz soufflé, à index glycémique élevé, pour susciter la croissance musculaire, par exemple juste après l’entraînement.

2. Au niveau du programme d’entraînement : Lift Big Eat Big rappelle l’importance du… repos ! Ne pas s’entraîner tous les jours RestDaysi on veut prendre de la masse musculaire. Et c’est une chose à laquelle nous sommes confrontés souvent dans les salles CrossFit : des athlètes tellement motivés qu’ils veulent venir tous les jours. Mauvaise idée. La programmation CrossFit officielle prévoit des jours de repos sur la semaine. Si quelqu’un est payé à CrossFit.com pour publier un post disant “Rest Day” tous les deux ou trois jours, c’est qu’il y a une raison ! C’est durant ces jours de repos que le corps se reconstruit…

3. Il est important de faire des entraînements, moins longs, mais plus lourds. Des longues séries de répétitions, au poids de corps, ne vous donneront pas davantage de masse musculaire. Peut-être au début, pour quelqu’un qui débute en CrossFit, mais pas au-delà d’un certain temps. Cette composante “Force” est bien présente dans le CrossFit. Ne croyez pas qu’un WOD de 10 minutes, avec des séries courtes de 3 ou 6 répétitions est trop facile. Si vous chargez bien, ça vous permettra de prendre de la masse musculaire, ce qui est également fondamental en CrossFit. Les mouvements “Strongman” sont également là pour ça !

Et ne vous inquiétez pas pour vos capacités cardio-vasculaires : lorsqu’on s’entraîne en force, on perd très peu au niveau cardio (alors que l’inverse n’est pas vrai : si vous ne faites que du cardio, vous allez perdre en masse musculaire).

Pour lire l’article en entier et en anglais, c’est ici !

L’alimentation “paléo” est-elle adaptée à la pratique d’un sport ? Que Robb Wolf conseille-t-il de manger lors d’une compétition CrossFit ? Qu’est-ce que les BCAA et la glutamine ? En quoi l’acidité détruit-elle les muscles ? Les produits pour sportifs servent-ils à autre chose qu’à pallier une alimentation déséquilibrée ? Et pourquoi les Inuits boivent-ils du sang de Caribou ? 

Temps de lecture : 10 minutes

Une idée communément admise dans le milieu sportif est que l’énergie nous vient du “sucre” et que l’alimentation du sportif doit donc inclure de grandes quantités de pâtes, de pain, de riz, de céréales, etc. Cette idée qui fit la fortune de toute l’industrie agro-alimentaire, à coups de boissons et de compléments sportifs, oublie pourtant qu’en matière d’alimentation sportive, le “one size fits all” n’a aucune validité, et que l’alimentation du sportif devra dépendre :

  1. du sport en question
  2. du métabolisme du sportif pratiquant ce sport
  3. des buts du sportif dans ce sport

Cette nutrition basée sur les glucides relève par ailleurs d’une vision trop simpliste du corps, ne tenant pas compte de tous les mécanismes plus complexes au niveau des micronutriments, de l’acidité du corps, et des hormones.

Comment expliquer, également, que durant des millions d’années, nous avons évolué dans un univers extrêmement physique – y compris au niveau des condition de vie (grand froid, etc.) – sans céréales (donc sans pâtes, sans pain, sans riz, etc.) ? L’approche paléolithique nous invite donc à une analyse plus détaillée de ce qui se joue dans notre corps lorsque nous pratiquons une activité physique.

Parce que si l’ère moderne a inventé le sport, elle n’a pas inventé l’activité physique. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, tout comme les membres des tribus de chasseurs-cueilleurs qui ont perduré jusqu’au 19ème et au 20ème siècle, dans certains endroits de la planète, avaient des aptitudes physiques qui surclassaient largement les nôtres, et même celles des meilleurs athlètes actuels !

Une analyse d’empreintes de pieds, datant d’il y a 20.000 ans, en Australie, montre ainsi que l’homme qui a fait ses empreintes courait à une vitesse de 37 km/h… sur une surface boueuse et à pieds nus. La même analyse en conclut que si cet homme avait couru sur une piste d’athlétisme, avec des chaussures munies de spikes, il aurait atteint une vitesse de 45 km/h : 3 km/h plus rapides qu’Usain Bolt !

On pourrait ainsi multiplier les exemples de sociétés de chasseurs-cueilleurs faisant preuve de compétences physiques supérieures aux nôtres, et cela aux quatre coins du monde. Des Tutsis capables d’égaler certains records du monde en saut en hauteur jusqu’aux Inuits canadiens ayant une capacité respiratoire impressionnante. Tout cela avec une alimentation paléolithique…

De plus en plus de sportifs ne s’y sont pas trompés et ont fait le choix d’une alimentation plus proche de notre évolution, mettant de côté les produits céréaliers et industriels. De Djokovic qui le fit à l’occasion d’un diagnostic d’intolérance au gluten, jusqu’à la fondation de Lance Armstrong (LiveStrong) qui préconise l’alimentation paléo, c’est toute une nouvelle génération de sportifs qui fait le choix de ce type d’alimentation, dans des disciplines aussi différentes que la natation, l’aviron, le ski, le football américain ou le rugby.

Alors, qu’est-ce qui fait que cette alimentation est propice à la performance physique ?

LES MACRO-NUTRIMENTS

Précisons tout de suite que l’alimentation “paléo” n’est pas “hypoglucidique”. Elle préconise simplement d’opter pour des sources de glucides à index glycémique bas, comme les légumes et la plupart des fruits. Ces aliments à IG bas augmentent lentement le taux de sucre dans le sang, ne provoquant pas de pic d’insuline. L’insuline étant une hormone de stockage, elle favorise le stockage du glucose dans les tissus adipeux. Des aliments à IG bas vont plutôt favoriser la dégradation des graisses.

Les bonnes graisses sont par fondamentales dans la nutrition d’un sportif. Une étude a fait tester, à un groupe de coureurs, trois régimes : l’un dit “normal” (au sens occidental moderne), avec 61% de glucides et 24% de lipides ; un autre dit “glucidique” avec 73% de glucides et 15% de lipides ; le dernier dit “lipidique” avec 50% de glucides et 38% de lipides, c’est-à-dire une répartition très proche de l’alimentation “paléo”. Les résultats montrent que le régime “lipidique” a amélioré leur capacité respiratoire, qu’ils étaient capables de courir 32% plus longtemps, et que leur taux d’acides gras libres (produisant une grande quantité d’ATP, molécules énergétiques privilégiées des cellules) avait augmenté.

Le “gras”, autrefois banni par les sportifs au détriment du sucre, fait donc son retour : des études récentes ont montré que la capacité à oxyder des acides gras libres, durant des efforts longs, joue un rôle plus important que ce qui était perçu auparavant (lire l’article en pdf). Et on connaît évidemment le rôle des omega-3, dont l’alimentation “paléolithique” est très riche, dans la réduction des inflammations articulaires.

Quant aux protéines, le régime paléolithique fournit non seulement une quantité, mais également une qualité, plus grande de protéines que l’alimentation moderne. Les protéines animales, en particulier, fournissent davantage de glutamine et d’acides aminés ramifiés (les fameux BCAA) : leucine, isoleucine, etc. Bien connues des sportifs, ces BCAA réduisent la perception de fatigue durant l’effort, en inhibant la production de sérotonine, qui transmet au cerveau la sensation de fatigue, et favorisent la récupération et la croissance musculaires après l’effort. La leucine, en particulier, intervient dans la synthèse des protéines au niveau musculaire.

Une alimentation riche en protéines favorise non seulement la masse musculaire, mais permet également de maintenir un taux de masse grasse faible : des sociétés de chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes en Australie, les Pygmées du Congo, les Hadza de Tanzanie, les Inuits du Canada et les Boshimans du Kalahari ont tous un taux de masse grasse très inférieur aux Occidentaux industrialisés.

Vilhjalmer Stefansson

Les Inuits, en particulier, avaient une alimentation quasi-exclusivement basée sur les produits de la pêche et de la chasse. Rien à cueillir dans les régions arctiques. Cela en faisait une alimentation basée majoritairement sur le gras, puisque 80 à 85 % de leurs calories leur venaient du gras, les 15 à 20 % restants provenant des protéines. Un anthropologue, Vilhjalmer Stefansson, ayant vécu avec les Inuits durant un an, au début du 20ème siècle, reporte même que les Inuits veillaient à ne pas manger trop de protéines, donnant les excès de viande maigre à leurs chiens, et gardant pour eux les parties les plus grasses (lire l’article en pdf).

Mais comment survivre sans sources de glucides, uniquement avec des protéines et des lipides, alors que toute personne qui arrêterait les glucides durant deux ou trois jours se sentirait manquer d’énergie ? 

Sans apports en glucose, l’organisme va synthétiser les corps cétoniques, via le foie, et les utiliser comme source d’énergie à la place du glucose. C’est pourquoi on parle de “cétose“. Le niveau très bas d’insuline, dû à un régime pauvre en glucides, va provoquer une dégradation des triglycérides, stockés dans les cellules adipeuses. Après une semaine d’adaptation, où l’énergie peut manquer, les recherches montrent que les performances (endurance, VO2max, etc.) reviennent à leur état initial : le corps s’est adapté à une alimentation pauvre en glucides. C’est la “keto-adaptation” en anglais… (lire l’article en pdf)

LES MICRO-NUTRIMENTS

Mais c’est peut-être au niveau des micro-nutriments que les bienfaits d’une alimentation paléolithque pour la performance sportive se révèlent le plus.

En comparaison avec celle des Australiens modernes, l’alimentation paléolithique est 366% plus riche en magnésium ! Cet oligo-élément augmente la puissance musculaire, réduit les risques de crampes et l’impact inflammatoire de l’exercice, et favorise le nettoyage de l’acide lactique. Des études montrent qu’une supplémentation en magnésium permet de courir à intensité maximale plus longtemps.

Il est également fondamental de regarder ce qui se joue au niveau de l’acidité. Le pH est la mesure de la quantité d’ions d’hydrogènes libres dans notre corps (H+). Beaucoup d’H+ signifie un pH bas, et donc une forte acidité. Peu d’H+ signifie un pH élevé, et donc un milieu peu acide, qu’on appelle “alcalin”.

Le potassium est un élément qui permet de réguler le pH. L’alimentation paléolithique en était 316% plus riche que la nôtre, grâce aux quantités de plantes que nos ancêtres mangeaient. Ces fruits et légumes (alcalisants) compensaient les protéines animales plutôt acidifiantes. Les molécules de citrate libérées par le potassium dans le corps sont métabolisées en bicarbonate, qui est utilisé pour ré-équilibrer tout excès d’H+.

A l’inverse des plantes, les produits laitiers, les légumineuses et les grains contiennent des niveaux importants d’acides aminés soufrés, qui génèrent un excès d’H+, rendant le corps plus acide…

Un bon pH est aussi important pour la santé que pour les performances physiques. Pour réduire les H+, le corps les attache à une autre molécule, l’ammoniac, et élimine le composé via les reins. Mais ceux-ci ont besoin de glutamine pour produire l’ammoniac.

Source : realfooduniversity.com

La glutamine est produite par le foie, à partir de la dégradation de muscles squelettiques. Donc, si le corps est trop acide, les muscles vont se dégrader et relâcher des acides aminés pour produire la glutamine permettant d’équilibrer le pH. On comprend donc que de nombreux sportifs prennent des suppléments en glutamine, mais cela signifie aussi que ça ne sert à rien s’ils ont une alimentation trop acide…

L’alcalisation améliore d’ailleurs les performances sportives. En effet, trop d’H+ inhibe d’une part le fonctionnement de deux protéines dans les fibres musculaires, l’actine et la myosine, qui participent à la contraction du muscle ; et d’autre part, l’enzyme qui participe à l’oxydation du glucose dans les muscles (et donc à la production d’énergie).

C’est pourquoi beaucoup de boissons pour sportifs (surtout en endurance) sont riches en sodium (bicarbonate ou citrate). Ca permet entre autres d’augmenter le niveau de bicarbonate dans le sang, le rendant plus à même de drainer les H+ des muscles. Mais le sodium peut également causer nausée et ballonnement. Une alimentation plus riche en fruits et légumes serait plus appropriée. Une étude montre d’ailleurs qu’à court terme déjà, une alimentation alcalisante permet d’améliorer les performances anaérobiques.

L’alimentation des Inuits était riche en sodium. Se nourrissant majoritairement de produits marins, ils rajoutaient même du sang de caribou – riche en sodium – dans leur soupe lorsqu’ils s’écartaient des côtes, pour aller chasser !

Glutamine, BCAA, boissons ré-hydratantes sucrées, beaucoup de produits alimentaires pour sportifs viennent souvent compenser une alimentation trop pauvre ou mal équilibrée. Essayez donc de revenir à une alimentation la plus naturelle possible, avant de faire appel aux produits que propose l’industrie du sport.

CONCRETEMENT, QUE MANGER ?

Avant l’activité physique :

  • Favorisez les glucides, pour maximiser les stocks de glycogène. Optez pour des fruits ou des patates douces, à index glycémique bas.
  • Prévoyez une source naturelle de protéines pour les BCAA.
  • Pensez à bien vous hydrater.

Dans les 30 minutes qui suivent :

Vous avez le choix entre deux options : des glucides… ou pas. Et ça dépendra essentiellement de vos objectifs. Selon Robb Wolf, si votre objectif est de rendre votre corps plus sensible à l’insuline (et donc perdre de la masse grasse et améliorer votre santé), il est préférable d’opter pour un Post Workout Meal “Low Carb”, pas ou peu de glucides et de préférence à index glycémique bas. Robb Wolf conseille un mélange Whey (protéines) et lait de coco…

Mais si vous êtes déjà sec (taux de masse grasse inférieur à 10% pour les hommes et 15% pour les femmes), vous pouvez vous autoriser un Post Workout Meal “High Carb”, avec des glucides à index glycémique plus élevé, vous permettant de reconstituer les stocks de glycogène… Robb Wolf propose de se servir des blocks du régime “Zone” que beaucoup de CrossFitters connaissent :

  • après un “petit WOD”, prenez l’équivalent d’un quart de vos blocks journaliers de protéines et l’équivalent d’un quart de vos blocks de glucides.
  • après un “gros WOD“, prenez également l’équivalent d’un quart de vos blocks journaliers de protéines, mais avec l’équivalent de la moitié de vos blocks de glucides !

Donc, si vous êtes sur 16 blocks par jour, votre post workout meal peut être composé de 4 blocks de protéines et de 4 à 8 blocks de glucides, selon le WOD, à rajouter à vos 16 blocks !! Cela représente plus ou moins 30 gr de protéines et entre 40 et 70 gr de glucides. C’est une dose de Progenex avec 250 ml de lait, et une banane associée éventuellement à une ou deux cuillères de miel…

Dans les heures qui suivent :

  • Continuez à manger des glucides, mais cette fois-ci, à index glycémique bas, ainsi que des acides aminés pour la réparation musculaire. Pour les acides aminés : optez pour des poissons gras, du poulet ou de la dinde.
  • Prévoyez également une source de potassium pour réguler l’acidité des tissus musculaires. Parmi les aliments riches en glucides et en potassium : raisins, patates douces, banane, ananas, kiwi, pomme, etc.

Et si vous participez aux CrossFit Games… ou même au Brussels / Lowlands Throwdown ?

Les règles restent les mêmes lorsqu’on participe à une compétition avec plusieurs WODs sur la journée, toujours selon Robb Wolf :

  • Recharge glucidique après chaque WOD (éventuellement en utilisant le système “Zone” pré-cité).
  • Prévoir des aliments qu’on digère bien, comme un shake de protéines qu’on tolère bien.
  • Et des noix et des amandes à grignoter entre les WODs.

Envie de partager sur la question ? Rejoignez-moi sur Facebook ou Twitter ! ;-)

SportisEverywhere.com et Reebok CrossFit Brussels sont tous les deux partenaires de la marque Pure Pharma pour tout ce qui est Omega-3, Vitamine D3 et minéraux. Simplement parce que nous pensons que c’est actuellement la marque qui propose les suppléments de la meilleure qualité, tout en s’impliquant sincèrement dans le CrossFit et l’alimentation “paléo”. Ils sponsorisent effectivement des athlètes comme Annie Thorisdottir, Jason Khalipa, Mikko Salo, Carey Kepler, Julie Foucher, Ben Smith, etc.

  .

Dans le numéro 14 de la revue Néo Santé (juillet-août 2012), j’avais publié un article sur la Vitamine D3, expliquant son importance pour renforcer les dents, ainsi que pour l’assimilation de minéraux comme le Calcium, le Phosphore et le Magnésium.

Dans le numéro 15 de cette même revue (septembre 2012), je publie un article sur les poissons gras, et donc sur les Omega-3. On pourrait pratiquement résumer l’évolution de notre alimentation, depuis la période paléolithique jusqu’à notre alimentation industrielle à partir du rapport Omega-6 / Omega-3. Un bon rapport est plus ou moins de 3 Omega-6 pour 1 Omega-3… A l’heure actuelle, en France, on est dans un rapport 18 Omega-6 pour 1 Omega-3 !! Aux Etats-Unis, on est dans un rapport 40/1 !!! En cause ? Les céréales que l’on mange, les viandes et poissons nourris aux… céréales, et les graisses hydrogénées qui diminuent la quantité d’Omega-3 des huiles végétales… Les conséquences ? Résistance à l’insuline (et donc stockage de masse grasse), problèmes cardiaques, cholestérol, fatigue chronique, douleurs aux articulations, etc… (plus d’infos sur les Omega-3 dans cet article que j’ai publié en juillet 2012 sur SportisEverywhere.com)

Nouveau produit de la gamme Pure Pharma : les minéraux “M3“. Derrière ce nom, on retrouve un supplément davantage orienté “performances sportives“, composé de :

  • Deux formes de Magnésium (Magnesium Taurinate et Magnesium Gluconate), utiles pour la production d’énergie, la contraction musculaire et la minéralisation des os. Le magnésium intervient dans la métabolisation des macro-nutriments (protéines, lipides, glucides) en énergie.
  • Du Zinc : pour la synthèse des protéines au niveau musculaire, la croissance des cellules et le renforcement du système immunitaire.
  • De la Vitamine B6 : pour favoriser l’absorption du Magnésium.
  • De l’Acide malique : pour favoriser l’apport en énergie depuis l’alimentation, en particulier lorsque les cellules manquent d’oxygène, donc par exemple lors d’efforts physiques.

Si vous vous entraînez à Reebok CrossFit Brussels, vous trouverez les Omega-3, la Vitamine D3 et les Minéraux “M3″ Pure Pharma, à la salle, au meilleur prix. Si vous n’avez pas la chance de vous entraînez dans cette salle, vous pouvez commander les produits Pure Pharma sur leur site internet (livraison très rapide en Belgique et en France !) en cliquant sur leur bannière, en haut à gauche sur ce site, ou en cliquant sur ce lien. Et de cette manière, vous soutenez un peu le partenariat entre SportisEverywhere.com et Pure Pharma ;-)

Au fur et à mesure que le CrossFit se développe, cette méthode d’entraînement prend des facettes différentes. D’un côté, de plus en plus de gens se mettent au CrossFit pour reprendre en main leur santé, leur condition physique, leurs capacités. Avec une vie professionnelle à côté, ils trouvent dans le CrossFit une méthode efficace pour se sentir mieux dans leur corps. S’ils pratiquent une activité sportive à côté, sous forme d’hobby, le CrossFit leur permet d’améliorer leurs performances.

A côté de cela, le CrossFit devient un sport à part entière, avec ses compétitions, et des athlètes qui se préparent uniquement pour cela, avec des objectifs pour leur “saison CrossFit”.

Mais une troisième dimension émerge : l’utilisation du CrossFit par des athlètes de haut niveau, qui recherchent un apport supplémentaire dans leur préparation physique. Le CrossFit leur permet de développer leur corps de manière plus complète (un sport spécifique, avec ses gestes répétés, hypertrophie certains muscles et en atrophie d’autres), et de travailler en renforcement musculaire avec un Coach spécialisé en conditionnement physique.

C’est le cas de deux jeunes archers de haut niveau que j’entraîne à Reebok CrossFit Brussels (photo ci-dessus). Un travail spécifique, dans le cadre d’un entraînement CrossFit, sur le gainage, la posture, le maintien et la situation d’inconfort au moment du tir, semble avoir porté ses fruits. Ludo et Renaud ont tous les deux amélioré leur score moyen de 50 points dans les dernières compétitions !

Les deux derniers week-ends, Renaud (15 ans) a battu deux RECORDS DU MONDE dans sa catégorie, sur 60m et 70m. Et à deux, ils ont égalé ou battu, cet été, plusieurs records de ligue, de Belgique, et d’Europe !

Si vous êtes un sportif de haut niveau, ce type d’entraînement, préparé par un Coach, peut vous être très bénéfique ! De plus en plus d’athlètes intègrent une apport CrossFit dans leur entraînement : quelques exemples dans la rubrique “CrossFit for Athletes“.

En France, Jean Galfione (vidéo ci-dessous), ancien champion de saut à la perche, reconverti en voile, se prépare avec un entraînement CrossFit. En Belgique, le champion de golf, Nicolas Colsaerts, s’entraîne également avec un entraîneur CrossFit…

Plus de renseignements ? Contactez-moi pour discuter d’une préparation physique en CrossFit qui correspond à votre sport : yvespatte@yahoo.fr . Je peux aussi vous proposer une alimentation adaptée à votre pratique sportive, et une préparation mentale pour les compétitions. 

En France ou en Belgique, n’hésitez pas à contacter la salle de CrossFit la plus proche de chez vous, pour voir ce qu’ils peuvent vous proposer… Pour trouver la salle de CrossFit la plus proche : “Affiliates map“.

Le site primal-alpha.fr publie la traduction en française d’une interview de Mark Sisson, auteur de The Primal Blueprint, et du website “Mark’s Daily Apple“. En particulier, vous y trouverez quelques recommandations intéressantes par rapport à un entraînement CrossFit et à l’endurance… Lire l’interview

Le site The BIZ, des conseils business promus par des CrossFitters pour des CrossFitters, publie une interview de Barry Sears, dans leur série “Paleo VS Zone”. Le créateur de la méthode “Zone” explique ainsi qu’il est d’abord important d’équilibrer l’apport en macro-nutriments dans son assiette (protéines-lipides-glucides), pour ensuite choisir les aliments de meilleure qualité, c’est-à-dire les moins inflammatoires, c’est-à-dire les aliments “paléo”. Rappelons que c’est de cette manière que nous fonctionnons également dans notre suivi alimentaire à CrossFit Brussels. Restez connectés : notre livre sera publié d’un jour à l’autre ;-) Lire l’interview…

On vous a toujours dit que les graisses saturées étaient mauvaises ? C’est souvent le cas… mais pas toujours ! Connaissez-vous l’huile de noix de coco ? Cette graisse constitue 30 à 60% de l’apport calorique de certains peuples des îles pacifiques, qui ne souffrent pourtant pas d’un taux de maladies cardio-vasculaires similaire à celui des pays industrialisés ! Ces graisses saturées de coco sont naturelles, ce qui change tout par rapport aux graisses saturées industrielles. Du coup, elles sont saines pour votre coeur, peuvent booster votre thyroïde, ne favorisent pas la prise de gras corporel, etc. Vous pouvez lire tout cela dans l’Huffington Post…

Enfin, l’excellent magazine Outside classe le miel comme l’un des meilleurs aliments de récupération (Recovery Food), pour ses propriétés anti-inflammatoires, et pour sa capacité à aider à la reconstruction musculaire. En particulier, l’article conseille le miel après un entraînement à haute intensité “comme le CrossFit”. Personnellement, si je m’entraîne chez moi, j’essaye toujours de prendre une cuillère de miel en post-workout, avec une source de protéines…  Lire l’article…

AP Photo/Steven Senne

John Welbourn est un footballeur américain qui joua aux Philadelphia Eagles, puis aux Kansas City Chiefs, et qui termine actuellement sa carrière aux New England Patriots. John Welbourn est plutôt grand et costaud : 1m96 et 141 kgs. Mais ce n’est pas le seul en NFL.

Ce qui le distingue des autres ? Il n’a que 8% de masse grasse ! Comment ? En suivant un régime Paleo.

Après 9 ans en NFL, Welbourne a fondé sa propre société de produits Paleo, “Paleo Brands“, dont Loren Cordain, auteur de “The Paleo Diet for Athletes”, est conseillé. Loren Cordain est également le mentor de Robb Wolf, auteur de “The Paleo Solution“. Cordain et Wolf sont sans conteste les deux références mondiales en matière d’alimentation Paleo.

Ah oui, et John Welbourn est également le propriétaire de… CrossFit Balboa, à Costa Mesa, en Californie !

Source : ‘Caveman Diet’ growing followers, ESPN.

Intéressé(e) par le régime Paleo ?

Pour les clients de CrossFit Brussels :

  • Demandez à votre Coach/Personal Trainer
  • Ou venez directement me demander (Yves) lorsque je suis à la salle

Ou alors (et pour les autres)

  • Mon Gsm : 0496/42.21.92
  • Mon adresse mail : yvespatte@yahoo.fr

Partenaires

 
 

 
 

Twitter Updates

Rejoignez-nous sur :

Follow

Get every new post delivered to your Inbox.

Join 104 other followers