Ca se confirme : les athlètes de CrossFit Montpellier ne montent pas à Paris pour faire de la figuration à la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship. Fred et Marvin leur ont préparé un programme solide, alliant force et intensité. Après Dorian Petitot, c’est Gary qui répond à nos questions… 

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

Etant plus jeune, j’ai touché à divers sports en club ou au sein de la scolarité, foot, basket ,volley, pas mal de sports collectifs. Vers 16-17 ans, j’ai goûté à la musculation classique et malgré des progrès rapides, je ne trouvais pas mon bonheur au sein d’une salle traditionnelle : les gens passaient leur temps à s’admirer. J’ai donc migré vers la boxe (full contact, boxe anglaise) et découvert également le grappling avec mon cousin qui est militaire, tout en travaillant au poids de corps ainsi que la natation  en vue d’intégrer l’armée.

En 2006, je m’engage dans l’armée de terre dans les troupes de montagne, je suis breveté ski et alpinisme militaire rapidement et découvre les rudiments de la montagne en hiver (ski de rando) comme en été avec la randonnée et l’escalade. Durant ces 5 ans, je travaille uniquement à PDC, le renfort musculaire traditionnel de l’armée le matin ou le soir en chambre pour casser le temps. Je deviens rapidement fan des tractions et des muscle-upsg après avoir vu des vidéos sur le net. Des stages d’aguerrissement, entre autres, et 3 départs à l’étranger m’apprennent à repousser mes limites à chaque fois physiquement, notamment en Guyane et en Afghanistan, où j’en apprends beaucoup sur moi-même, ma meilleure expérience.

En janvier 2012, mon cousin me parle du CrossFit, et me dit d’aller voir sur internet des vidéos car ça pourrait m’intéresser, j’en regarde une puis deux et là c’est le coup de foudre, un sport qui mélange le dépassement de soi avec une cohésion et une mentalité comme dans aucun autre sport, surtout en voyant pas mal de mouvements similaires à ceux de l’armée (corde, pneus, gym). Je réalise alors qu’on faisait déjà des circuits similaires quelque fois sans savoir que c’était un sport à part entière outre-Atlantique. Je sens que c’est fait pour moi, je me mets à chercher les origines du crossait, et tout ce qui tourne autour, des nuits entières sur internet. Je fouine sur le web pour trouver des wod sans matériel que je fais le matin au réveil ou le soir quand j’ai le temps. Un moniteur de sport m’en parle également car c’est en train d’apparaitre discrètement au sein de l’armée. Début mars, je redeviens civil après que l’armée ait dénoncé mon contrat. Deux jours après, je pars m’inscrire à la box de Montpellier près de chez moi, je sais déjà que je vais y trouver mon bonheur et après avoir fini les fondations pour apprendre les bases, je ne peux plus me passer d’y aller chaque jour de la semaine.

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

Les premières qualifications, je les ai passées à Montpellier. Etant adhérent depuis quelques semaines à peine, je les ai faites surtout pour le fun. Je n’avais aucun objectif, surtout quand j’ai vu les “machines “qui rentraient au fur à mesure de la journée dans la salle. L’ambiance était énorme, survoltée, le DJ qui envoyait la musique à chaque début d’épreuves ! J’ai rencontré plein de gens et parlé avec des personnes qui venaient de tous lieux pour tenter leur chance, c’était très enrichissant. Cette idée de compétition a permis de médiatiser le crossfit encore plus rapidement et à grande échelle, et surtout de voir les différents athlètes venant de sports différents qui avaient fait des centaines de kilomètres pour jouer leur cartes sur le wod de qualification .

Pour les demi-finales à Paris, j’y suis monté avec des adhérents de Montpellier qui étaient également qualifiés, l’ambiance était très bonne comme la première fois. Le site n’était pas trop dur à trouver. Tout le monde s’est arraché, c’était une très belle journée de sport malgré la pluie en fin de journée. Avec mon score laborieux du wod du matin, je n’y croyais pas une seconde. Quand j’ai vu mon nom dans les 30, je croyais qu’il y avait une erreur, un grand merci aux juges qui nous ont motivé et aidé à nous surpasser jusqu’à la fin. Seul point négatif sur les deux phases, la possibilité d’envoyer des vidéos qui enlève un peu de valeur à l’esprit de compétition et surtout pour les personnes qui étaient venues de très loin.

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

Je continue l’entrainement 5 fois par semaine à CrossFit Montpellier avec les autres personnes qualifiées. On fait 3 types de wod par jour, notamment un sur la force qui est mon point faible n’en ayant jamais fait auparavant. Je ne me mets aucune pression, j’y vais pour me faire plaisir et donner tout ce que j’ai, j’essaye surtout d’éviter la blessure avant la finale, conserver une bonne hygiène de vie pour récupérer après l’effort.

Revivre encore une journée comme les deux précédentes phases de qualifications, c’est ce que j’attends de cette journée. L’important pour moi à la finale sera d’en repartir en ayant tout donné, j’y vais surtout au mental. Quand c’est dur, je repense à ces soldats que je connaissais qui ont laissé leur vie au combat en Janvier, afin de repousser encore mes limites.

Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné…

D’autres athlètes qualifiés pour la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship , dans la rubrique “Athlètes #RCFFC

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