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Photo by BoxRox.com

Ce dimanche 24 juin avait lieu le Brussels Throwdown, la compétition de Reebok CrossFit Brussels. S’y sont rencontrés le gratin du CrossFit belge, français et hollandais, avec quelques Allemands et Luxembourgeois en plus. 

Une ambiance de feu, des athlètes qui se dépassent sur des WODs plus durs les uns que les autres. Une semaine après la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship, à Paris, il devient évident que, en Europe aussi, “maintenant, le Fitness est un sport” : “The sport of Fitness has arrived” comme le dit le slogan Reebok CrossFit.

Ca signifie que le CrossFit n’est plus uniquement une méthode d’entraînement, de conditionnement physique et de renforcement musculaire. C’est toujours cela. Mais c’est aussi un SPORT maintenant. Avec tout ce que cela comporte : des règles et des standards pour les mouvements qui se sont élaborés, et qui sont maintenant partagés par tout le monde, des équipes de juges, des sponsors habituels (Reebok, Vita Coco, Progenex, Pure Pharma), des médias (BoxRox), etc.

Et puis surtout, en devenant un sport, le CrossFit crée des athlètes, qui se rencontrent de compétition en compétition. Ils se connaissent, et surtout, ils commencent à être connus. En 2012, les meilleurs CrossFitters masculins dans cette partie de l’Europe, sont Matthieu Montès et Yvan Gegout, de la French Invictus Team (le premier gagne le Reebok CrossFit Fitness Championship et est 2ème du Brussels Throwdown; l’autre est 3ème du Reebok CrossFit Fitness Championship, et remporte le Brussels Throwdown. Le Bruxellois va gagner à Paris, le Parisien vient gagner à Bruxelles…). Tout le monde les connaît. Chez les femmes, la French Invictus Team est très forte, tout comme Danielle Bodin, des CrossFit Addicts Paris, victorieuse à Bruxelles, et 7ème du Reebok CrossFit Fitness Championship, ou Naomi Rinsampessy, sur le podium au Lowlands Throwdown, 2ème à Bruxelles, et qualifiée pour les Regionals cette année.

Autrement dit, des athlètes commencent à émerger. Et les compétitions ne sont plus des vitrines pour le CrossFit, des événements qui ne viseraient qu’à faire connaître le concept. Les compétitions ont leur vie propre. Certains athlètes se préparent précisément pour cela. C’est le cas de la French Invictus Team qui parle de “saison” CrossFit, avec un certain nombre de compétitions, des objectifs en terme de résultats, etc.

Probablement que tout cela va se structurer davantage dans le futur, sous forme de circuits. Peut-être que les compétitions locales, les Reebok CrossFit Fitness Championships et les CrossFit Games s’emboîteront selon des modalités qui sont encore à penser…

Est-ce que cela risque de tuer le CrossFit sous sa forme la plus basique, c’est-à-dire une méthode de conditionnement physique, qui s’adresse à tout le monde, c’est-à-dire à toute personne qui veut reprendre en main sa condition physique et sa santé, sans aucune prétention à la compétition ?

Je ne crois pas. Au contraire, aurais-je même tendance à dire. Dans les années ’80 (autour de 1986 et des TransWorld Skateboard Championships), toutes les compétitions de Skateboard qui ont commencé à fleurir aux Etats-Unis ont contribué à la popularité du SkateBoard auprès des kids en rue. Des stars ont commencé à émerger : ils gagnaient toutes les compétitions, on commençait à les interviewer dans la presse spécialisée : c’était Christian Hosoi, Steve Caballero, Tony Hawk. Et en 1995, le second souffle de popularité pour le Skateboard correspond à la première édition des X-Games, et la diffusion sur ESPN.

En Europe, le CrossFit en tant que compétition a démarré. Maintenant, le Fitness est un Sport. C’est dans le CrossFit. Et les premières stars sont connues…

Hommes :

  1. Yvan Gegout
  2. Matthieu Montès
  3. Sébastien Ferket
Femmes :
  1. Danielle Bodin
  2. Naomi Rinsampessy
  3. Marien Valkenburg

Les albums photos du Brussels Throwdown sont visibles sur Facebook. Partagez, identifiez, commentez ! 

Cet article est la ré-édition d’un article que j’avais publié dans le web-magazine “Celimag” qui n’existe plus aujourd’hui… 

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous marchiez comme un canard boiteux le lendemain d’une course à pied plus longue que d’habitude, ou les jours suivant votre premier entraînement dans cette nouvelle salle où vous venez de vous inscrire ? Vous pouvez également vous demander pourquoi votre grand-mère marche si lentement, et avec autant de raideur. Parce que la réponse est en fait la même… Il s’agit probablement d’une inflammation du « fascia »…

Le fascia (« bande » en latin) est une membrane qui entoure les muscles. S’il vous est déjà arrivé de couper du poulet cru,vous avez déjà certainement vu cette fine membrane blanche, que généralement on retire.

En situation normale, les fascias ont la capacité de se déplacer le long du muscle, et de s’étirer. Mais s’ils sont enflammés, à la suite d’un entraînement, ils perdent de leur mobilité, comme avec l’âge, et l’inactivité, ce qui provoque des tensions, des douleurs, une diminution de la circulation sanguine, etc.

Pour imaginer à quoi ressemble physiologiquement une tension des fascias, considérez que vos muscles soient dans des gaines, qui les collent, et qui ne s’étirent pas du tout.

Par ailleurs, comme les fascias permettent aux muscles de glisser les uns contre les autres, on comprend vite que des fascias enflammés empêchent de bouger convenablement.

Et les fascias entourent des chaînes musculaires entières, ils constituent donc de véritable connexion entre les muscles. C’est un peu une enveloppe continue, de la tête aux pieds. Pour vous faire une idée, pincer votre t-shirt au niveau de l’épaule gauche et tirez dessus. Regardez votre t-shirt en bas à droite… Il bouge, non ? Il en va de même pour les fascias.

Cela signifie qu’une douleur à un endroit précis peut résulter d’une tension à un tout autre endroit. Le corps doit être considéré dans sa globalité, non pas comme un ensemble de muscles à étirer séparément, mais comme des chaînes musculaires, inter-reliées.

Alors, comment arriver à relâcher ces tissus, les fameux « fascias » ?

La technique que nous allons utiliser est celle du « relâchement myofascial », traduction française de « Myofascial Release ». Il s’agit d’appliquer une pression sur différents parties du corps et groupes musculaires.

Kelly Starrett (mobilitywod.com)

Et il est tout à fait possible de réaliser ce relâchement soi-même. C’est ce qu’on appelle le « Self-Myofascial Release » (SMR). A l’aide d’une petite balle (de Hockey, de Lacrosse canadienne, ou de Tennis), ou d’un petit rouleau en mousse (« foam rolling » en anglais), vous appliquez une pression sur un muscle. Lorsque vous sentez une douleur, c’est que vous êtes probablement là où il faut… Maintenez la pression à cet endroit et tout en bougeant légèrement la balle ou le rouleau en mousse.

Cette technique vous permettra de gagner en souplesse (et donc de faire des mouvements plus amples), d’atténuer des douleurs (courbatures, etc.) et de récupérer plus vite après un effort sportif.

Concrètement…

Nous allons nous concentrer sur les 3 meilleurs mouvements à exécuter. Mais avant cela, un petit test : debout, avec les pieds légèrement plus écartés que les hanches, penchez-vous en avant pour mettre les mains au sol… tout en gardant les jambes tendues et les talons au sol ! Si vous n’y arrivez pas, augmentez l’écart entre les pieds. Ok ? Maintenant commencez à avancer comme ça, tout en gardant les mains et les pieds au sol, et les jambes tendues. Essayez de minimiser l’écart entre les mains et les pieds. Peu confortable, non ? Ca tire un peu (beaucoup) derrière les jambes ? C’est normal, votre chaîne musculaire postérieure est trop tendue.

Premier exercice.

Placez une balle au sol et posez votre pied dessus. Laissez-vous aller un peu vers l’avant, pour mettre réellement votre poids sur le pied. Ne recroquevilliez pas les orteils, laissez-les droits. Faites avancer la balle de la pointe des pieds vers le talon, très doucement… Et veillez à le faire au milieu, à l’intérieur et à l’extérieur du pied. Cela peut prendre quelques minutes à chaque pied…

Réessayez maintenant à marcher, en avant et en arrière, avec les mains au sol et les jambes tendues. C’est déjà plus facile, non ?

Deuxième exercice

Peut-être avez-vous déjà ressenti une douleur au-dessus du genou, sur l’extérieur de la cuisse, après une séance de course à pied, de marche, de cyclisme ou de musculation ? C’est une forme de tendinite du genou appelée « syndrome de la bandelette ilio-tibiale », (« IT band syndrome » en anglais). Ce syndrome est même la cause principale de douleur au genou chez les coureurs à pied.

Cette bandelette « ilio-tibiale » est un tendon plat qui s’étend du fémur jusqu’au haut du tibia où il s’insère. Cette bande est cruciale pour la stabilisation du genou lors de la course par exemple.

Pour stimuler toute cette zone et estomper les douleurs, posez une balle au sol et couchez-vous sur votre flanc, sur la balle, en la positionnant soit du côté de la tête du fémur, soit du côté du genou (cette bande rejoint les deux). Et évoluez vers l’autre côté, très lentement, en vous arrêtant à chaque fois que la douleur vous signale qu’il y a une inflammation à un endroit.

Troisième exercice

Dernier grand classique des douleurs au niveau des fascias, à la suite d’une activité sportive : les mollets complètement tendus et douloureux.

Comme pour les autres exercices, placez simplement la balle et sol et poser votre mollet dessus, du côté du pied et remontez vers le genou. Si besoin, demandez à un partenaire de maintenir une certaine pression sur votre jambe, afin qu’elle appuie bien sur la balle. Lorsque vous sentez que vous êtes sur un endroit plus tendu, faites balancer votre mollet vers l’intérieur, puis vers l’extérieur.

Tous ces exercices peuvent être assez douloureux. Mais je vous conseille vivement de les répéter le plus souvent possible. Pas uniquement juste avant ou juste après un entraînement, mais le plus régulièrement possible. Plus c’est souvent, mieux c’est. Mieux vaut prévenir que guérir. Et vous verrez que votre récupération, l’amplitude de vos mouvements et vos performances vont considérablement s’améliorer !

Pour aller plus loin : 

En manque de compétition CrossFit ? Ou envie de découvrir à quoi ce type de compétition ressemble ? 

Reebok CrossFit Brussels organise la plus grande compétition CrossFit de Belgique : les Brussels Throwdown. Parmi les meilleurs athlètes du Sud de la France jusqu’au Nord de la Hollande seront présents, avec également quelques athlètes danois et luxembourgeois.

Seront présents : le 1er ex-aequo et le 3ème du Reebok CrossFit Fitness Championship, en France : Matthieu Montès (lire son interview pour SportisEverywhere.com) et Yvan Gegout, de la French Invictus Team. La première et la 3ème de la compétition hollandaise “Lowlands Throwdown“, Carla Nunes da Costa et Naomi Rinsampessy. Et la gagnante et le gagnant du Strongman Challenge : Rachel Vandernoot et… Matthieu Montès, again !

: à Reebok CrossFit Brussels, rue du Bourdon, 100. 1180 Uccle

Quand : Dimanche 24 juin, à partir de 10h (toute la journée).

Infoshttp://www.thebrusselsthrowdown.be/

Beaucoup d’émotion dans les images de la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship, le samedi 16 juin, à Paris (Parc de la Vilette). Rien de spécial à rajouter par rapport au compte-rendu que j’ai déjà publié ici. D’autant plus que les images illustrent parfaitement ce que je disais : de l’encouragement et du respect entre athlètes, de l’émotion et de l’émulation.

I love CrossFit ! … I F***ING LOVE CROSSFIT !!! Le CrossFit français a encore franchi une nouvelle étape ce week-end, avec la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship. 

De plus en plus de monde connaît le CrossFit, en tant que méthode d’entraînement efficace et fun à la fois. Mais le public découvre également que le CrossFit est plus qu’une méthode d’entraînement. C’est un sport. Une culture. Avec ses propres règles, ses valeurs, ses normes, ses stars, sa communauté.

Cette finale du Reebok CrossFit Fitness Championship est l’aboutissement d’un processus, qui a débuté le 13 mars de cette année, avec le lancement de la campagne Reebok CrossFit en France. Pour beaucoup d’acteurs du CrossFit en France, c’était une première rencontre. Les dirigeant de box, quelques groupes ou team d’athlètes, les responsables de Reebok, des blogueurs, etc., se découvraient.

Les qualifications au Salon du Fitness, puis à Montpellier, à Cannes et au Havre, ont fourni l’occasion pour que les athlètes des différentes box apprennent à se connaitre. Et quelques athlètes ont émergé, comme des prétendants au titre d’homme et de femme les plus “fit” de France.

Et c’était aussi l’occasion de se familiariser avec les règles de toute compétition CrossFit : athlètes divisés en “Heat”, amplitude des mouvements, “No Rep” du juge et compétition saine… Il n’est pas rare qu’un athlète ayant terminé son épreuve aille encourager… un des ses concurrents. Tout comme le Coach d’une box peut aller encourager un athlète d’une autre box… juste parce que c’est un pote. Juste parce que c’est du CrossFit. I f***ing love CrossFit !

Trois mois après, pratiquement jour pour jour, quel chemin parcouru ! Les photos parlent d’elles-mêmes : les athlètes des différentes box se connaissent et sont heureux de se retrouver, du Sud à Bruxelles. Ils s’encouragent, se conseillent, se congratulent les uns, les autres.

On n’aurait d’ailleurs pas pu rêver d’un meilleur podium masculin, avec la première place partagée par deux des favoris, deux grands athlètes, très sympathiques, qui ont mené une bataille, de manière très respectueuse, jusqu’aux dernières secondes de l’épreuve finale. Et puis, il y a la présence de la French Invictus Team : 4 places sur les 6 places du podium !!! Tout le podium féminin porte le label “French Invictus Team”. A coup sûr, le meilleur niveau collectif est actuellement de leur côté.

Le classement final :

Femmes : 

  1. Tina Nguyen
  2. Virginie Henry
  3. Anne-Sophie Gherardi

Hommes : 

  1. Matthieu Montès & Yohann Gigord
  2. Yvan Gegout

Mais au-délà du podium, de cette première finale, il restera :

  • 30 athlètes hommes et 30 athlètes femmes qui pourront dire qu’ils ont été qualifiés pour la toute première finale du Reebok CrossFit Fitness Championship.
  • Des athlètes qui sont déjà retournés à l’entraînement, plus motivés que jamais.
  • Quelques athlètes qui se sont positionnés comme les leaders de ce sport naissant.
  • De l’expérience en matière de judging et d’organisation de compétitions CrossFit.
  • Des liens d’amitié forts entre athlètes, entre salles, entre teams, entre volontaires, et plein de projets en perspective.

Et Reebok s’est définitivement installé comme moteur sincère du développement du CrossFit en France.

Tout ça, vous le verrez sur Europsort, le samedi 30 juin, à l’heure habituelle de l’émission “The Box”. Vous ne verrez pas ce petit bisou que j’ai fait à Marvin, de CrossFit Montpellier, en toute amitié, à 4 heures du matin, en sortie de boîte (si si, pari tenu, Marvin ! lol), mais tout le reste y sera : l’intensité, les stars, l’amitié, les “No Rep“, le dépassement de soi et les cris d’encouragement…

Retrouvez toutes mes photos sur Facebook : Identifiez-vous (et les autres) et partagez ! ;-)

SportisEverywhere.com souhaite bonne chance à tous les athlètes qualifiés pour la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship, ce samedi à Paris ! 

Et d’ores et déjà, FELICITATIONS ! Vous êtes qualifiés parmi les 30 meilleurs athlètes hommes et les 30 meilleures athlètes femmes de France (et de Belgique francophone) ! Dans l’histoire du CrossFit français, vous resterez comme les premiers finalistes de cette compétition.

Profitez à fond de ce moment. Surpassez-vous !

Les images de la finale seront diffusées le 30 juin, sur Eurosport, à l’heure habituelle de l’émission “The Box“.

En attendant, suivez toutes les infos sur Twitter, avec le hashtag #RCFFC !

Et pour en savoir plus sur les athlètes qualifiés, suivez la rubrique “Athlètes #RCFFC” où certaines d’entre eux (peut-être les gagnants ?) ont répondu aux questions de SportisEverywhere.com

A CrossFit Brussels, au fond de la salle, s’entraîne sagement – mais durement – celui qui a réalisé les meilleurs temps de la demi-finale du Reebok CrossFit Fitness Championship. Matthieu Montès n’a pas un passé sportif de haut niveau. Il est pourtant impressionnant dès qu’on le voit pratiquer, que ce soit en compétition, ou à l’entraînement. Avec le même calme, il enchaîne les reps. Comme une machine… A une semaine de la finale, il se plie au questionnaire “Athlètes #RCFFC” pour SportisEverywhere.com

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

Mon parcours sportif se résume assez rapidement car, petit, je ne faisais pas de sport, je préférais jouer avec mes amis ou sur une console de jeu, mes parents ont tenté de m’intéresser au sport en m’inscrivant à plusieurs clubs sportifs mais je n’y restais pas plus de quelques mois. Vers 15 ans, je me suis intéressé au basket-ball et j’en faisais 2-3 fois par semaine en bavant sur les monstres américains … Voici l’apogée de mon adolescence, les études et l’informatique ont eu raison de moi. Je me suis décidé à reprendre le basket à l’université vers 22 ans et à la grâce d’une visite médicale pour un certificat d’aptitude, le médecin m’a annoncé, avec un peu de doute, qu’en plus d’un léger surpoids, j’avais peut être un “souffle au cœur” (aujourd’hui, plus rien à signaler) … Mince ! A partir de ce moment, je me suis dit : “prends toi en main” et “ne va plus voir de médecins, ils n’ont que des mauvaises nouvelles;-)

Matthieu Montès (en bleu), vainqueur du Rob Orlando Challenge, à CrossFit Brussels, avril 2012

Dès lors, la grande majorité de mon évolution s’est faite seul, sans contrainte extérieure, et motivée par mes choix. J’ai essayé un peu de musculation à l’université, puis la lecture d’ouvrages sur les méthodes d’entraînement de Bruce Lee, puis à poids de corps, la musculation classique, les boxeurs m’ont de plus en plus ouvert les yeux. Avec ce nouvel “élan”, je me suis inscrit dans un club d’athlétisme, j’ai encore élargi ma vision de l’entraînement, la CAP, la PPG et au fil de mes divagations sur Internet, je suis tombé sur le Crossfit, que j’ai intégré par intermittence, dans mes “grosses” semaines d’entraînement, sur la piste d’athlétisme, puis dans une salle de fitness (étrange regards des autres pratiquants). Puis la salle de CrossFit Brussels s’est ouverte, j’étais comme un enfant avec la promesse d’un beau jouet à Noël !

J’ai dû attendre son ouverture, puis un changement d’emploi pour me retrouver “à portée” de la salle, depuis décembre 2011, je m’y rends au moins 2 fois par semaine, et quel que soit le WOD, je m’y sens bien.

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

Je n’ai pu assister à aucune session de qualification, j’avais donc abandonné l’idée de participer à cet évènement mais lors de la dernière semaine, les juges officiels Reebok nous ont donné l’opportunité de soumettre un score (merci à Richard Vanmeerbeek), j’ai essayé le WOD le vendredi 20 avril et envoyé mon score dans la foulée, validé par le juge. Un peu de précipitation dans ma qualification …

Mais les demi-finales : quel plaisir que de se retrouver dans ce stade entouré de 59 autres pratiquants qui sont venus pour la même chose et avec le même état d’esprit ! J’ai pu apprécier de belles prestations masculines et féminines avec le Parc des Princes en toile de fond. Sueur et disques qui tapent au sol, voilà un univers qui me plaît. Et ces gradins remplis ! Le changement avec l’isolement des séances d’entraînement est bluffant. Mais là encore, durant les 2 WODs, malgré la difficulté et la fatigue, je me sentais bien, à ma place. J’avoue que pour une première organisation, les choses ont été parfaites malgré quelques petits détails mais qui sont bien vite effacés par le plaisir de cette journée.

Journée que je n’ai pas vécu en intégralité, je sais que c’est mal et pas dans l’esprit “Crossfit”, mais peu de temps après la fin de ma “série”, je me suis enfui pour faire le tour des pâtissiers parisiens de renom (je suis Paléo à 90% et après tout ça, j’avais bien le droit à un petit plaisir).

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

J’ai, depuis plusieurs semaines, établi mon plan d’entraînement hebdomadaire, je ne l’ai pas changé pour cette échéance, j’y ai intégré les Skills à connaître pour la finale. Je m’entraîne selon le schéma 3-1-2-1, en intégrant des mouvements d’haltérophilie 3 fois par semaine. Et j’ai la chance de pouvoir m’entraîner avec 3 autres finalistes : Damiano Conici, Arben Leci et Sebastien Ferket, et quand je vois leurs séances d’entraînement et leur évolution, je rêve de les voir sur un podium 100% belge !

Ca se confirme : les athlètes de CrossFit Montpellier ne montent pas à Paris pour faire de la figuration à la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship. Fred et Marvin leur ont préparé un programme solide, alliant force et intensité. Après Dorian Petitot, c’est Gary qui répond à nos questions… 

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

Etant plus jeune, j’ai touché à divers sports en club ou au sein de la scolarité, foot, basket ,volley, pas mal de sports collectifs. Vers 16-17 ans, j’ai goûté à la musculation classique et malgré des progrès rapides, je ne trouvais pas mon bonheur au sein d’une salle traditionnelle : les gens passaient leur temps à s’admirer. J’ai donc migré vers la boxe (full contact, boxe anglaise) et découvert également le grappling avec mon cousin qui est militaire, tout en travaillant au poids de corps ainsi que la natation  en vue d’intégrer l’armée.

En 2006, je m’engage dans l’armée de terre dans les troupes de montagne, je suis breveté ski et alpinisme militaire rapidement et découvre les rudiments de la montagne en hiver (ski de rando) comme en été avec la randonnée et l’escalade. Durant ces 5 ans, je travaille uniquement à PDC, le renfort musculaire traditionnel de l’armée le matin ou le soir en chambre pour casser le temps. Je deviens rapidement fan des tractions et des muscle-upsg après avoir vu des vidéos sur le net. Des stages d’aguerrissement, entre autres, et 3 départs à l’étranger m’apprennent à repousser mes limites à chaque fois physiquement, notamment en Guyane et en Afghanistan, où j’en apprends beaucoup sur moi-même, ma meilleure expérience.

En janvier 2012, mon cousin me parle du CrossFit, et me dit d’aller voir sur internet des vidéos car ça pourrait m’intéresser, j’en regarde une puis deux et là c’est le coup de foudre, un sport qui mélange le dépassement de soi avec une cohésion et une mentalité comme dans aucun autre sport, surtout en voyant pas mal de mouvements similaires à ceux de l’armée (corde, pneus, gym). Je réalise alors qu’on faisait déjà des circuits similaires quelque fois sans savoir que c’était un sport à part entière outre-Atlantique. Je sens que c’est fait pour moi, je me mets à chercher les origines du crossait, et tout ce qui tourne autour, des nuits entières sur internet. Je fouine sur le web pour trouver des wod sans matériel que je fais le matin au réveil ou le soir quand j’ai le temps. Un moniteur de sport m’en parle également car c’est en train d’apparaitre discrètement au sein de l’armée. Début mars, je redeviens civil après que l’armée ait dénoncé mon contrat. Deux jours après, je pars m’inscrire à la box de Montpellier près de chez moi, je sais déjà que je vais y trouver mon bonheur et après avoir fini les fondations pour apprendre les bases, je ne peux plus me passer d’y aller chaque jour de la semaine.

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

Les premières qualifications, je les ai passées à Montpellier. Etant adhérent depuis quelques semaines à peine, je les ai faites surtout pour le fun. Je n’avais aucun objectif, surtout quand j’ai vu les “machines “qui rentraient au fur à mesure de la journée dans la salle. L’ambiance était énorme, survoltée, le DJ qui envoyait la musique à chaque début d’épreuves ! J’ai rencontré plein de gens et parlé avec des personnes qui venaient de tous lieux pour tenter leur chance, c’était très enrichissant. Cette idée de compétition a permis de médiatiser le crossfit encore plus rapidement et à grande échelle, et surtout de voir les différents athlètes venant de sports différents qui avaient fait des centaines de kilomètres pour jouer leur cartes sur le wod de qualification .

Pour les demi-finales à Paris, j’y suis monté avec des adhérents de Montpellier qui étaient également qualifiés, l’ambiance était très bonne comme la première fois. Le site n’était pas trop dur à trouver. Tout le monde s’est arraché, c’était une très belle journée de sport malgré la pluie en fin de journée. Avec mon score laborieux du wod du matin, je n’y croyais pas une seconde. Quand j’ai vu mon nom dans les 30, je croyais qu’il y avait une erreur, un grand merci aux juges qui nous ont motivé et aidé à nous surpasser jusqu’à la fin. Seul point négatif sur les deux phases, la possibilité d’envoyer des vidéos qui enlève un peu de valeur à l’esprit de compétition et surtout pour les personnes qui étaient venues de très loin.

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

Je continue l’entrainement 5 fois par semaine à CrossFit Montpellier avec les autres personnes qualifiées. On fait 3 types de wod par jour, notamment un sur la force qui est mon point faible n’en ayant jamais fait auparavant. Je ne me mets aucune pression, j’y vais pour me faire plaisir et donner tout ce que j’ai, j’essaye surtout d’éviter la blessure avant la finale, conserver une bonne hygiène de vie pour récupérer après l’effort.

Revivre encore une journée comme les deux précédentes phases de qualifications, c’est ce que j’attends de cette journée. L’important pour moi à la finale sera d’en repartir en ayant tout donné, j’y vais surtout au mental. Quand c’est dur, je repense à ces soldats que je connaissais qui ont laissé leur vie au combat en Janvier, afin de repousser encore mes limites.

Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné…

D’autres athlètes qualifiés pour la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship , dans la rubrique “Athlètes #RCFFC

Ca y est ! Après les qualifications à CrossFit Montpellier, à CrossFit Cannes, à Accrosport (Havre) et au Salon du Fitness (Paris), et après la demi-finale au Stade Géo André (Paris), les 30 meilleurs CrossFitteurs et les 30 meilleures CrossFitteuses vont se rencontrer pour la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship, le 16 juin, pour ce qui sera L’EVENEMENT CrossFit 2012 en France !

Dans un décor digne des plus grandes compétitions, les meilleurs seront là, du Sud jusqu’à Bruxelles. Et toute la communauté CrossFit sera représentée. Invité de marque : Jean Galfione (voir la vidéo de Jean Galfione s’entraînant en CrossFit)

Pour découvrir quelques athlètes qualifiés : jetez un coup d’oeil à la rubrique “Athlète #RCFFC;-)

L’événement débutera à 10 heures et se terminera à 18 heures. Les athlètes CrossFit commenceront à concourir à 10h. Et pour les finalistes, la cérémonie de récompenses aura lieu aux alentours de 18h.

Il semblerait que toutes les places assises aient déjà été réservées. Mais il reste de nombreuses places debout pour assister à ce grand événement CrossFit en France ! Vous pouvez donc, si vous le souhaitez, venir le jour même sans réservation pour assister aux épreuves.

Adresse :

Parc De La Villette (près de La Zenith)
Allée du Cercle
75019 Paris, France

A CrossFit Montpellier, on prépare sérieusement la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship, à laquelle plusieurs de leurs athlètes se sont qualifiés. Dorian Petitot en fait partie. Il est actuellement 8ème ! Pour la série “Athlète #RCFFC“, il nous parle de sa découverte du CrossFit et de sa préparation à Montpellier…

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

Alors parcours sportif: judo étant jeune puis quelques années de rugby à 15 en junior, puis 4 ans de force athlétique avec deux titres de vice champion de France en 3 mouvements et Développé couché seul en espoirs – 90kg. Puis : CrossFit.

J’ai découvert le crossfit par hasard sur internet après une opération de l’épaule l’été dernier et j’ai trouvé que c’etait le truc parfait pour me rééduquer. Puis je me suis pris au jeu et j’ai appris aussi par hasard qu’une salle ouvrait sur Montpellier et c’est là que j’ai décidé d’aller voir la chose de plus près et j’ai de suite accroché.

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

Les qualifications étaient vraiment sympas, j’ai participé à celle de Montpellier logiquement et l’organisation, l’ambiance et l’effort fourni par tout le monde m’ont vraiment donné la motivation pour me qualifier à tout prix pour la demi-finale: je voulais revivre ça !

La demi-finale, c’était super aussi, avec deux wod qui couvraient bien les capacités physique à la fois sur l’haltéro et les bases au poids de corps. Il y avait un public nombreux quand même pour un sport naissant en France, et j’avais l’impression de vivre des mini CrossFit Games. Ca valorise l’entrainement fourni à la salle et c’est un objectif qui se concretise.

Le niveau était bon et certains sont mêmes déjà très doués en Crossfit ce qui donne envie de toujours s’entrainer plus. Seul petit point négatif pour moi sur les phases de qualifs: la possibilité de fournir des vidéos, ce qui enleve de la valeur à l’effort fourni le jour J, ce qui est la base d’une competition où on doit gérer stress, forme du jour et le fait de devoir être performant dans un endroit différent de là où on a ses propres repères.

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

Pour la finale, je me prépare avec les autres athlètes qualifiés de Crossfit Montpellier, on réalise environ 3 types de Wod sur un intervale de 3h, 5 fois par semaines, typiquement: Un wod Force, puis un Wod établi par le coach, puis 1 wod gainage suivi d’une longue séance d’étirements et retour au calme. Il faut avouer que le crossfit est un sport où il est difficile de se préparer pour le jour J car l’infinité dans la possibilité des Wod fait qu’on ne peut pas deviner ce qui va tomber à la finale et donc il faut s’entrainer de façon à être prêt pour n’importe quel type d’enchainement et profiter du temps de préparation pour améliorer les points faibles tout en entretenant les points forts.

J’ai vraiment hâte d’y être et de voir ce à quoi il faudra faire face, en espérant que la preparation porte ses fuit et pouvoir realiser une belle performance. Je sens que le 16 juin va etre une grande fête sportive.

Ce qui fait l’intérêt d’une compétition CrossFit, c’est la pluralité des parcours des athlètes. Reunan Delannoy est judoka, de niveau national, et coach à Accrosport (Havre). Et s’il affirme que la force est son point faible, il compense largement par son cardio et surtout sa détermination. Je m’en rappelle pour avoir été son juge à la demi-finale à Paris…

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

Je viens du judo. Sport que je pratique depuis l’âge de 4 ans et demi, et dans lequel j’ai obtenu plusieurs podium nationaux. J’ai toujours dû me battre pour obtenir mes résultats, et je retrouve ça dans le crossfit! J’ai découvert le crossfit en arrivant au Havre, à Accrosport, dans un club qui va toujours de l’avant et qui a ouvert, il y a peu de temps, sa box.

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

Les qualifications crossfit se sont bien passées. C’est top! L’ambiance, l’énergie, la musique, … Ça donne envie d’y aller et de tout donner! Malgré que dans mon sport je dois me battre contre quelqu’un, ici tu te bats contre toi-même! De plus, voir les autres crossfiteurs t’encourager rend ce sport individuel très collectif.

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

Ma préparation pour la finale a été un peu retardée par une blessure, mais on fait avec. Pas d’excuse! Mon point faible est la force, les exercices comme le power clean et le shoulder press. Je m’entraine donc là dessus sans négliger le reste. Il y a les charges lourdes, mais je me concentre aussi beaucoup sur ma technique…

D’autres athlètes qualifiés pour la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship : dans la rubrique “Athlète #RCFFC

Héléna Rodrigues avait déjà eu la gentillesse de répondre aux questions de SportisEverywhere.com. C’est effectivement elle qui avait répondu à l’interview des CrossFit Addicts 77. L’article était intitulé “la passion du CrossFit“. C’est la même passion qu’on retrouve ici lorsqu’elle présente son parcours et surtout ses objectifs dans le cadre du Reebok CrossFit Fitness Championship…

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

Houlala ! J’ai commencé ma « carrière sportive » à l’âge de 4 ans en faisant de la danse moderne-jazz au conservatoire et ce pendant près de 15 ans, j’ai également pratiqué durant mon enfance de la natation durant près de 4 ans.

A l’âge de 11 ans, j’ai commencé l’athlétisme avec l’équipe de mon collège et ce durant 3 ans. Ce sport pratiqué en compétition, m’a permis de me classer 2ème départementale, mais l’ambiance qui régnait dans ce sport me l’a vite rendu détestable, j’ai donc décidé d’arrêter et de me tourner vers autre chose. J’ai donc intégré l’équipe de volley-ball de mon lycée qui évoluait également en compétition, après deux ans de volley au cours d’un échauffement pour une compétition, en faisant un « mur », je me suis mal réceptionnée et me suis tordu la cheville.

CrossFit Addicts 77

Devant aller skier la semaine suivante, j’ai refusé d’être plâtrée pour soigner cette blessure, j’ai donc soigné cette dernière au « strapping «  et suis quand même allée skier. Grosse erreur (et oui la jeunesse fait faire des bêtises) de ma part car depuis cette période, je n’ai jamais retrouvé la motricité nécessaire pour continuer le sport à plus haut niveau. J’ai donc arrêté la danse et le volley.

Les choses de la vie avançant, j’ai fait mes études, rencontré mon mari, trouvé du travail, je continuais à courir pratiquement tous les jours pendant quelques temps, puis comme beaucoup de monde, je suis rentrée dans le train-train de la vie et j’ai arrêté le sport.

En Septembre 2008, mon mari (qui est militaire) est parti en mission 4 mois, son absence m’a fait réaliser que j’avais du temps pour moi, je me suis donc inscrite dans une salle dite « traditionnelle » avec cours de stretching, body pump, etc… J’ai tenu près de 8 mois faute de mieux. Je m’y ennuyais. Et surtout, je n’avançais pas, je n’y trouvais aucun épanouissement.

En septembre 2009, je ne m’y suis pas réinscrite et j’ai commencé à rechercher un sport qui pourrait mieux me convenir. A force de recherche, début décembre, j’ai trouvé la salle de crossfit France à Villeparisis, j’ai appelé pour prendre des renseignements, suite à cela on m’a invité à me rendre sur place pour mieux me rendre compte. J’avoue, j’ai laissé traîner !

Et puis le 28 décembre 2009, je me suis réveillée, j’ai eu un déclic, j’étais mal dans ma peau et je me suis rendue compte que j’avais un manque de sport terrible, je suis donc allée à la salle le matin même, pour prendre plus de renseignements : j’ai fait la séance d’initiation le jour même et me suis abonnée dans la foulée.

Depuis je n’ai pas décroché, je suis devenue une accro. Comme beaucoup de crossfiteurs, je m’entraîne sur la base 5 jours entraînements / 2 jours off et me voilà aujourd’hui !

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

Pour ce qui est des qualifications, tout comme tu le sais, je suis venue les passer chez toi à Bruxelles, n’étant pas en France lors du salon du fitness. J’ai contacté Daniel de chez Reebok qui m’a indiqué pouvoir passer les qualifications mais avec un juge certifié, je me suis donc rapproché de vous pour savoir s’il était possible de les passer chez vous en Belgique. Nous avons eu un super accueil de votre part et avons adoré vous rencontrer.

Je n’avais pas pour objectif de me qualifier mais simplement de savoir où je me situais dans la moyenne nationale. J’avais pour objectif 7 tours. Une fois mon objectif atteint, j’y suis allée « molo ».

Je ne suis pas très compétitrice. Ne connaissant pas la compétition dans le monde du crossfit, je m’en faisais une image aussi négative que celle que j’avais connue dans ma jeunesse.

Puis il y a eu la demi-finale, j’ai trouvé cette journée géniale, l’ambiance et l’esprit qui y régnaient étaient vraiment super. J’y suis allée sans croire que je pourrais être qualifiée, mais poussée par mon équipe, j’ai donné un max.

Ce que j’ai apprécié et découvert au cours de cette demi-finale, c’est le fair-play des autres crossfiteurs, tout le monde se donnait des conseils, s’encourageait, il n’y avait pas de mauvais esprit. Du moins je n’ai pas ressenti cela.

Ce que je regrette ; comment dire, je pense que, nous, les petits crossfiteurs, nous avons été un peu les oubliés de cette compétition. Ce que je veux dire par là, c’est qu’au cours de cette journée il y en beaucoup eu pour les « grosse » team et les organisateurs ont juste eu un peu tendance à oublier tous ces crossfiteurs qui pratiquent ce sport seul, sans structures, sans aides, alors qu’ils ont à mon sens bien plus de mérite pour en être arrivés là.

D’autre part, je tiens à tirer également mon chapeau aux différents juges dont tu faisais partie qui n’ont pas hésité à nous conseiller et nous ménager pour que l’on puisse donner le meilleur de nous-mêmes (un petit clin d’œil à Will qui a été parfait).

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

Alors c’est quelque peu difficile de préparer ce type d’événement quand tu as mon emploi du temps, et je pense que c’est le cas pour bon nombre de crossfiteurs qualifiés pour cette finale. Je me lève chaque matin à 6h, je vais travailler et ce jusqu’à 19h-19h30, après 19h30 je vais aux entraînements.

Sachant que nous avons maintenant notre association « crossfitAddicts77 » et ce depuis le 13 avril et qu’il faut aussi s’occuper de tout pour que l’association fonctionne. Nous tournons avec le président de l’association, Thierry, pour les entraînements car il est difficile durant les WOD de n’avoir personne pour corriger les mouvements. Du coup, pendant cette période de préparation, Thierry s’occupe des entraînements et pour ma part je fais les WODS avec les autres crossfiteurs en y ajoutant de la difficulté. A la fin de chaque WOD, on analyse ce qui ne va pas, on travaille un peu la technique, histoire d’éviter le ridicule le 16 juin.

Quand c’est possible le week-end, je travaille les mouvements que je ne maîtrise pas comme les pompes. Je me suis aperçue au cours des demi-finales que l’on m’a laissé faire des pompes pendant 2 ans qui n’étaient pas bonnes. Ca a été un petit choc pour moi, du coup nous avons revu tous les mouvements de base type pompes, burpees, squats…

Je ne pousse pas sur les entraînements car la fatigue n’aidera pas le jour J. Nous accentuons notre travail sur la force car malheuresement c’est ce qui nous a manqué à la salle.

Je pense pour ma part que le crossfit, c’est du muscle mais aussi beaucoup de mental, il est donc vrai que je travaille également beaucoup sur la concentration et le dépassement de moi-même.

Après mon but n’est pas d’arriver première, mon but est de donner une bonne image de ce sport, et de notre association car en allant en finale, ce n’est pas moi que je compte représenter mais les crossfitAddicts77.

La plus grande récompense que je puisse gagner dans cette finale, c’est de représenter au mieux notre association et je suis sûre qu’avec mes 3 co-équipières Léa, Amandine et Caroline nous y parviendrons. Néanmoins, je ne cache pas que je suis hyper fière de pouvoir faire partie de cette grande aventure qui a lieu pour la première fois en France et je souhaite vraiment, dans l’absolu, que l’on puisse continuer et que le crossfit en France puisse être reconnu à sa juste valeur.

Matthieu Godet s’entraîne sur les quais de Seine, avec les CrossFit Addicts Paris. Pour SportisEverywhere.com, il présente sa découverte du CrossFit, à partir des entraînements au poids de corps et des conseils d’un ancien collègue pompier…

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

Longue histoire, j’ai toujours fait du sport dans ma vie mais tout a vraiment commencé quand, à 18 ans (je pratiquais alors le badminton du haut de mes 53 kilos), mon meilleur ami m’a fait découvrir la musculation (pour pouvoir se la péter avec des super pecs cet été lol). Autant j’appréciais l’idée de me surpasser physiquement autant, en tant que sportif, j’avais du mal avec l’environnement “muscu” où je cherchais plutôt la performance que l’esthétique, je n’étais donc pas très à l’aise devant toutes ces personnes s’admirant les bras………..

Je suis par la suite rentré dans les pompiers. Sortant des salles de muscu, je m’entraînais désormais pratiquement qu’en PDC (mort à la surcharges !! ) ou lors de rare parcours, où le travail d’endurance musculaire long et de cardio était prédominant.

C’est l’année dernière qu’au détour d’une conversation avec un ancien collègue pompier (j’avais arrêté depuis peu) que ce dernier parla vaguement du Crossfit. Intrigué, j’ai cherché longuement sur internet des informations et vidéos et ce fut le coup de foudre !!!! Enfin un vrai sport de conditionning qui avait une vraie bonne mentalité !!! Ni une ni deux, j’ai cherché une salle de crossfit dans la région parisienne. Ne trouvant que Villeparisis (77), je m’y suis rendu et lors de la fermeture de cette salle, j’ai suivi les Addicts Paris sur les quais de Seine, Voilà :-)

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

J’ai beaucoup râlé (désolé lol) mais au final j’ai quand même passé un super moment et pour un premier essai c’était très réussi !!!

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

Je ne me prends pas le tête, je continue mon programme classique je vois à long termes, le jour où je me prendrais la tête pour du sport j’arrêterai, je me fais plaisir, je me surpasse, j’évolue et c’est bien là l’essentiel :-)

D’autres athlètes qualifiés pour la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship : dans la rubrique “Athlètes #RCFFC

Nouvelle athlète à se présenter pour la rubrique “Athlète #RCFFC“, Julie Ramadanoski a découvert le CrossFit via le forum Play-Musculation, et le militantisme de Benjamin. Aujourd’hui qualifiée pour la finale du Reebok CrossFit Fitness Championship, elle nous présente son parcours dans le CrossFit, et dans la compétition, depuis les qualifs à Paris jusqu’à sa place parmi les 30 meilleures CrossFitteuses de France !

1. Quel est ton parcours sportif et comment as-tu découvert le CrossFit ?

A l’école, j’avais mes sports préférés, j’ai détesté la course à pied ou le badminton, comme j’ai adoré le volley ball ou le hand-ball. Et j’ai maudit le prof d’EPS le jour où il a dit que le cours de musculation était réservé aux garçons !

Puis j’ai commencé le judo, suite à une mésaventure avec une fille de ma classe en 5ème. Quatres heures par semaine les deux premières années, puis six en ajoutant le ju-jitsu. La quatrième année, nous avons changé d’entraîneur et l’ambiance s’est franchement durcie alors que j’étais là pour m’amuser, j’ai donc arrêté.

Plus tard, avec mes premières payes, j’ai décidé de me mettre à la muscu, j’ai investi dans un banc et quelques poids que finalement je n’ai utilisés que rarement ne sachant pas par où commencer. Quelques déménagements plus tard et manquant de place, je me suis inscrite sur le forum play-musculation et mise à la méthode Lafay pour homme ( je déteste le sexisme en sport ! ) qui a donné de bons résultats mais c’était long, répétitif et les paliers de progression longs à passer.

Et Benjamin a commencé à faire du Crossfit et voulait absolument partager ça avec nous ! Il a chamboulé le forum, créé une section exprès pour, et fait du racolage sur tous les carnets ! J’étais curieuse mais pas franchement à l’aise à l’idée de transpirer…

Il me sort un WOD Donkey Kong à faire je crois, et là ce fût la révélation, j’ai adoré ! J’ai fait du crossfit 5 jours sur 7, fait des progrès fulgurants en huit mois ( je passais des kippings et faisais Fran en 6′ avec 24 kg par exemple.) Jusqu’à ce que je me fasse une grosse tendinite au pied.

2. Qu’as-tu pensé des qualifications et des demi-finales pour le Reebok CrossFit Fitness Championship ?

Les qualifications, pour moi, se trouvaient être un évènement fantastique ! Mais se déroulant à Paris… Biloun ma partenaire de Crossfit sur le forum m’a embarqué, pas le choix finalement, on en rêve depuis longtemps de cette ambiance de Box, pouvoir faire un WOD avec un vrai coach, du matériel d’haltéro, de gym et surtout des adversaires !

On n’a vraiment pas été déçues par les qualifs, nous avons rencontré plein de monde toujours dans une sorte d’euphorie d’enfin pouvoir partager du Crossfit. Le truc incroyable c’est qu’on y allait pour rigoler et on n’imaginait pas vraiment se qualifier pour les demi finales !

Là, c’était quelque chose de fort, un vrai plateau de compétition et toutes les personnes vues de près ou de loins sont là ! Je profite à fond du moment car je suis 33ème, à ce moment-là ma place pour la finale ne m’est pas garantie !

3. Comment prépares-tu la finale du 16 juin à Paris ?

Pour la finale je fais du CrossFit sérieusement, en fait comme je n’en n’avais jamais fait ! lol

Avec ma blessure je suis restée en stand-by pendant un an et même si grâce à un programme Fysiki avant chaque étape préliminaire, j’ai récupéré une bonne partie de mes performances gymnastiques, j’ai beaucoup de cardio à rattraper.

Je m’entraine 1h30 par jour en 3 Jours ON, 1 Jour OFF.

J’intègre des échauffements, un mini WOD pour ne pas perdre les mouvements durement acquis. Des skills sur les doubles unders ou HSPU que je ne sais pas encore faire ou des toes-to-bar que je ne maîtrise franchement pas et parfois de la force avant le metcon que je faisais tout simplement.

Tout ce que je cherche pour cette finale c’est ne pas déclarer forfait pour un manque de technique et me battre pour garder ma 11 ème place !

Vous avez certainement vu, récemment, la vidéo de Jean-Nicolas Carrière, athlète de Bobsleigh au Canada, qui s’entraîne avec des méthodes fonctionnelles, très proches du CrossFit (il a même un t-shirt CrossFit sur certaines images). Mais connaissez-vous son parcours ?

Jean-Nicolas Carrière est en réalité un ancien joueur de Football américain, dans la Canadian Football League, aux  Argonautes de Toronto. Drafté en 2008, il se blesse après deux saisons seulement.

Et c’est en découvrant le CrossFit qu’il retrouve la forme. Ses performances impressionnent les spécialistes, et il est recruté par un entraîneur de bobsleigh.

Aujourd’hui, Jean-Nicolas Carrière est entière dans le Boblseigh, et communique via son site web : My Ride to Slide

Son objectif : être dans l’équipe nationale canadienne de Bobsleigh !

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D’autres sportifs de haut niveau intégrant le CrossFit dans leur préparation physique : dans la rubrique CF for Athletes, de SportisEverywhere.com

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